Volvaria, l’analyse de défaillance au service des experts

Volvaria, l’analyse de défaillance au service des experts

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L'équipe de Volvaria

Nouveaux matériaux, objets connectés, mobilité autonome, stockage de l’énergie… Tous ces sujets sont autant de causes possibles de défaillances, qu’il devient de plus en plus difficile d’analyser. Les technologies sont complexes, en constante évolution et nécessitent la mobilisation de compétences et de moyens spécifiques. L’ambition de Volvaria est d’apporter des réponses scientifiques et étayées aux industriels et à leurs assureurs qui seraient confrontés à de telles problématiques. Éric Kotolevsky, son fondateur, nous raconte avec passion son parcours.

Décideurs. Pourriez-vous nous en dire plus sur vous et ce qui vous a amené à fonder Volvaria ?

Éric Kotolevsky. Ingénieur ESME Sudria (École Spéciale de Mécanique et d’Électricité), je suis un technicien curieux et éclectique. Quoique le titre soit peu valorisé en France, je suis ce que l’on appelle outre-Atlantique un "field engineer", ce qui se traduit littéralement par "ingénieur de terrain". L’investigation technique est donc une activité qui me correspond parfaitement !

La création de Volvaria s’est imposée comme une évidence. Alors que je travaillais en bureau d’études, j’ai été sollicité de manière récurrente par un cabinet d’expertise en assurance, en qualité de sapiteur. J’ai ainsi découvert que les experts disposaient de très peu de moyens d’investigation. Fort de ce constat, j’ai proposé au cabinet en question (et à d’autres) de développer un service dédié. Ma proposition n’est pas tombée au bon moment pour certains, d’autres m’ont répondu que le marché n’était pas prêt ou que mon business model ne tiendrait pas. Il ne m’en a pas fallu plus pour créer l’activité.

Qu’est-ce qui vous différencie des cabinets d’expertise en assurance ?

Quinze ans plus tard, presque tous les cabinets d’expertise ont leur service technique d’investigation ! Aucun n’est toutefois équipé comme nous le sommes, ce qui nous permet de répondre à des besoins très différents. Nous disposons de fourgons équipés comme des mini-laboratoires. Au-delà des prestations désormais classiques de survol drone ou de photographies à 360° de scènes de sinistres, nous proposons de nombreux moyens d’examen sur site tels que de la microscopie 3D ou de la radiographie de pièces (rayons X). Nous sommes les seuls aujourd’hui à disposer de moyens mobiles de radiographie pour examiner des vestiges ou des pièces endommagées.

Avec de tels outils, nous sommes en mesure d’avancer très vite dans les investigations et d’apporter rapidement des réponses claires aux acteurs des dossiers (experts d’assurance notamment). Le nombre de réunions s’en trouve limité, de même que le risque de dérive judiciaire. Même si nous répondons parfois à des missions d’expertise que nous confient des assureurs, nos services sont plus à rapprocher de ceux d’un laboratoire, avec des moyens totalement uniques d’intervention sur site.

"Nous envisageons l’avenir avec beaucoup de sérénité et encore plus d’enthousiasme"

Comment votre clientèle a-t-elle évolué depuis la création de l’entreprise ?

Nos donneurs d’ordres sont toujours plus ou moins directement des industriels. Nous recevons les missions directement de leur part, via leurs assureurs ou leurs conseils, avocats ou experts. Certains assureurs nous missionnent en parallèle de leurs experts, certains experts sollicitent directement notre intervention et nous intervenons même parfois en qualité d’expert commun pour plusieurs Parties. Les cas sont très variés. Depuis quelques années, nous intervenons également en support d’experts judiciaires. Nous pouvons être sollicités en qualité de laboratoire (prestataire indépendant), de "collaborateur" (essentiellement pour les moyens d’investigation que nous pouvons mettre à leur disposition sur site) ou en qualité de "sapiteur". Les missions se confondent d’ailleurs assez souvent, le collaborateur devenant aisément sapiteur et inversement !

Volvaria existe depuis maintenant quatorze ans, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Une entreprise comme celle-ci, c’est d’abord une aventure humaine, avec une équipe soudée autour d’une passion commune. Ma première fierté est de voir cette équipe grandir, se former, progresser et s’épanouir. Ensuite, parce que c’est sans doute l’angoisse de tout dirigeant de start-up, une autre de mes fiertés est d’avoir eu raison de persister à vouloir proposer de tels services. En quinze ans, l’offre s’est naturellement enrichie mais la stratégie est toujours restée identique. Une autre fierté encore, non, des moindres, est la reconnaissance de nos clients. Leur fidélité et leur confiance renouvelées sont sans doute notre plus belle récompense. J’en profite pour les remercier, très sincèrement, car j’imagine aussi que cela n’a pas toujours dû être facile pour eux de convaincre leurs directions respectives de faire appel à nos services, alors totalement nouveaux.

Quels sont vos projets, vos perspectives pour l’avenir ?

Nous avons récemment rénové une partie de nos locaux pour étendre notre activité de laboratoire et ainsi répondre confortablement aux demandes de plus en plus fréquentes de nos clients, d’examiner des matériels défectueux ou des vestiges. Un hall d’examen tout neuf a été inauguré en début d’année. Après avoir investi dans des containers maritimes pour isoler les batteries lithium en cours de test, nous sommes également en train de rationaliser et d’étendre cette activité d’analyse de batteries lithium. Nous proposons déjà d’effectuer des tests d’endurance et des examens internes. Nous avons pour projet d’augmenter la capacité de nos bancs (pour tester des batteries plus puissantes) et d’investir dans des moyens d’analyse spécifiques tels qu’un appareil de tomographie. Nous pensons également prochainement investir dans des caissons isothermes, pour conserver les batteries jugées dangereuses à basse température. Tous ces projets sont rendus possibles par un positionnement géographique idéal, en zone rurale, à 1h15 de Paris, sur un site de 32 ha dont nous sommes propriétaires. Avec le support de la région Centre et du département d’Eure-et-Loir, sans oublier la confiance de nos clients, nous envisageons l’avenir avec beaucoup de sérénité et encore plus d’enthousiasme.

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