Présentés en détails dans une annexe de la loi d’orientation sur les mobilités, les projets d’infrastructures de transports du gouvernement se révèlent peu ambitieux. Lumière sur les principaux chantiers de la prochaine décennie.

Le projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM) inclut les différentes mises à niveau de l'ensemble des infrastructures de transports du pays pour les dix prochaines années. Obligé de concentrer ses efforts sur les transports du quotidien et de ne rien annoncer qui ne puisse être financé, l'exécutif affiche des objectifs modestes. Une seule ligne à grande vitesse sera mise en travaux avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, celle reliant Bordeaux-Toulouse. Plusieurs nouvelles lignes destinées à relier des villes relativement proches entreront néanmoins en chantier, comme la liaison Marseille-Nice ou la future connexion entre Paris et la Normandie qui reliera la gare Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie et Rouen. 

Le gouvernement se montre plus audacieux dans le secteur routier, avec la construction de quatre autoroutes à péages dans les cinq ans à venir : Toulouse-Castres (A69), la Route Centre Europe Atlantique (RCEA) dans l'Allier (A79), le contournement de Rouen (A133 et A134), et l'achèvement de l'axe Rouen-Orléans dans l'Eure-et-Loir (A154). La loi LOM prévoit aussi un plan d'aménagement et de rénovation pour une vingtaine de routes nationales, avec un budget chiffré à 1 milliard sur dix ans. 

Jérémie Amsallem

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