Une nouvelle gouvernance pour BCLP à Paris

Il n’a pas fallu longtemps aux associés du bureau parisien de Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP) pour se réorganiser après le départ d’un groupe d’avocats début janvier de cette année. Un binôme constitué de Constantin Achillas et Olivier Mesmin a pris la succession de Rémy Blain à la tête de l’équipe. Tout juste dans le bain, les deux co-managing partners déroulent leur plan d’action.
Constantin Achillas et Olivier Mesmin, le duo d’associés à la tête du bureau parisien de BCLP.

Il n’a pas fallu longtemps aux associés du bureau parisien de Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP) pour se réorganiser après le départ d’un groupe d’avocats début janvier de cette année. Un binôme constitué de Constantin Achillas et Olivier Mesmin a pris la succession de Rémy Blain à la tête de l’équipe. Tout juste dans le bain, les deux co-managing partners déroulent leur plan d’action.

Décideurs Juridiques. Tout un groupe d’avocats du cabinet est parti début janvier fonder le bureau parisien d’Addleshaw Goddard. Quelle a été votre première action ?

Olivier Mesmin. Il a fallu réagir très vite. Dès le lendemain, nous avons organisé une réunion d’associés au cours de laquelle nous avons commencé par décider de la nouvelle gouvernance. La constitution de notre duo a été validée dans la foulée, ce qui nous a permis de faire rapidement un bilan des actions à mener en priorité et de lancer les premières mesures.

Constantin Achillas. Nous nous sommes en effet concentrés sur l’identification des bonnes personnes aux postes incontournables que sont la direction financière et le secrétariat général. Nous sommes ravis d’avoir déjà trouvé les talents pour occuper ces postes.

Vous formez un binôme à la tête des 60 avocats de BCLP. Pourquoi ce choix ?

C. A. Nous sommes complémentaires, nous avons connu tous les deux des fonctions managériales par le passé et il est toujours plus confortable de décider à deux. Nous nous parlons tous les jours.

O. M. À cela s’ajoute le fait que nous avons décidé d’instaurer une gestion collective en impliquant l’ensemble du partnership.

C’est-à-dire ?

O. M. C’est-à-dire que l’une de nos premières mesures a été de mettre en place une réunion d’associés chaque lundi et des comités de travail par thème (finance, communication, déménagement, business development, du lien…). Chaque associé est impliqué dans au moins un de ces comités, Constantin et moi nous réservons celui relatif aux questions de finances.

Un comité du lien, qu’est-ce que c’est ?

O. M. Entre les nombreux mouvements de ces derniers mois et le contexte sanitaire, nous avons tous besoin de cultiver la proximité d’une manière ou d’une autre. Ce comité est l’occasion de réunir toutes les bonnes idées et de réfléchir aux conditions de travail dans une collectivité.

C. A. C’est par exemple le cas de l’amélioration de l’accueil des nouveaux arrivants : rodage de l’information en interne, parrainage, rédaction d’un livret contenant les informations essentielles sur le cabinet et son environnement… Mais pas uniquement. Fixer un point de quinze minutes un vendredi sur deux réunissant l’ensemble du cabinet nous permet de partager les nouveautés, les décisions, les changements…

Concernant le positionnement de BCLP, le départ du groupe d’associés chez Addleshaw Goddard a-t-il modifié la stratégie du bureau de Paris ?

O. M. Non, nous poursuivons notre plan commun à tous les bureaux de BCLP consistant à renforcer notre positionnement sur les trois pôles majeurs de la firme que sont le transactionnel, le litigation (et les investigations) et le real estate au sens large, c’est-à-dire orienté vers l’ensemble du secteur de l’immobilier.

C. A. Nous sommes rodés en immobilier notamment depuis l’arrivée de l’équipe de Pierre Popesco. Il nous faut renforcer le pôle corporate/M&A, par croissance externe ou interne. L’objectif est de parvenir à un équilibre entre ces trois piliers en réunissant une centaine d’avocats. Nous avons la chance de travailler dans une équipe qui se connaît bien, qui est très soudée. Notre attention se porte sur le maintien de cette cohésion.

Quels sont les principaux atouts de BCLP ?

C. A. Tout d’abord notre réseau global est totalement intégré. C’est un gage de qualité pour nos clients qui vont trouver le même niveau de service en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Europe. Puis vient notre investissement depuis vingt ans dans le développement d’outils digitaux par l’utilisation de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle. Nous avons conçu notre propre plateforme d’automatisation des documents, un workflow pour répondre aux besoins juridiques des équipes internes, des datarooms, des applications de préparation aux dawn raids… Nous sommes équipés afin de permettre à nos avocats de se concentrer sur un service haut de gamme tout en proposant à nos clients un accompagnement global en droit des affaires.

Un déménagement est en cours de préparation. Pouvez-vous en dire plus ?

O. M. En principe, nous devrions emménager dans de nouveaux bureaux fin décembre. Tout cela est entre les mains du comité consacré aux locaux. L’objectif est de réunir les équipes qui sont aujourd’hui réparties sur deux sites.

C. A. Nous avons choisi un immeuble qui ressemble au Flatiron de New York puisqu’il est isolé au croisement des rues Lafayette, de Provence et d’Antin. Nous allons y occuper deux étages.

Propos recueillis par Pascale D'Amore

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