Trois questions à… Michel Parmigiani, fondateur, Parmigiani Fleurier

Né le 2 décembre 1950 à Couvet, dans le canton de Neuchâtel, Michel Parmigiani devient maître horloger et crée en 1996 sa propre manufacture. Parmigiani Fleurier fait aujourd’hui partie du sérail de la haute horlogerie.
Michel Parmigiani

Né le 2 décembre 1950 à Couvet, dans le canton de Neuchâtel, Michel Parmigiani devient maître horloger et crée en 1996 sa propre manufacture. Parmigiani Fleurier fait aujourd’hui partie du sérail de la haute horlogerie.

Quelle est votre définition d’une manufacture comme Parmigiani Fleurier?

Parmigiani Fleurier est une marque horlogère de tradition et de bonne facture. Elle a toujours été fidèle au savoir-faire de nos pères, à leur inconditionnelle recherche d’excellence. Cette démarche est le prérequis de chaque création.

 

Auriez-vous imaginé un jour avoir une manufacture qui porte votre nom? Est-ce le rêve d’un maître horloger?

Non je n’y aurais jamais cru si l’on m’avait prédit le futur ! Je n’avais pas, pour commencer, l’ambition d’avoir une marque qui porte mon nom. J’avais mon entreprise en restauration de pièces anciennes : la restauration était mon gagne-pain de jour, et la nuit, je créais des montres pour moi, pour laisser s’exprimer mes envies. Vous savez, la restauration est un art où sa propre créativité doit rester très silencieuse, on doit se faire le serviteur de la créativité d’un autre. C’est pour compenser cet aspect que j’ai eu besoin de créer mes pièces pendant mon temps libre. Je n’ai jamais imaginé que cela puisse mener à une entreprise pareille et c’est une grande émotion de me retourner sur le parcours de cette marque qui, c’est bien réel, porte mon nom…

 

Quelle est la montre la plus emblématique de l’ADN de Parmigiani Fleurier?

Sans hésitation, la Kalpa Hebdomadaire qui n’est autre que notre première montre de forme. J’ai dessiné sa carrure tonneau en commençant par le profil, en prenant soin de baser chaque esquisse sur le respect du nombre d’or, un rapport de proportions harmonieux. La Kalpa renferme un mouvement de forme tonneau, parfaitement intégré dans le boîtier. Cette adéquation entre le contenant et le contenu constitue une grande constante de ma recherche créative. C’est pour ces deux raisons, la recherche d’harmonie liée au nombre d’or et la cohérence interne et externe, que je considère notre Kalpa Hebdomadaire comme étant notre pièce la plus emblématique.

 

Propos recueillis par Hervé Borne

 

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