T. Jestin (PDGB) : "L’une des forces du cabinet tient à sa capacité à gérer efficacement à la fois le corporate et le fiscal"

Le cabinet PDGB accompagne banques, fonds et entreprises dans leurs opérations, tant sur le plan fiscal que juridique. Ses associés, Thierry Jestin, Olivier Decombe, Vincent Garcia, Benoît Dambre, Christophe Vannoote, Charlotte Riberprey et Roy Arakelian, des équipes fiscale et corporate, reviennent sur les derniers mois d’activité, leur façon de d’envisager leurs relations avec les clients et leurs projets pour l’avenir.

Le cabinet PDGB accompagne banques, fonds et entreprises dans leurs opérations, tant sur le plan fiscal que juridique. Ses associés, Thierry Jestin, Olivier Decombe, Vincent Garcia, Benoît Dambre, Christophe Vannoote, Charlotte Riberprey et Roy Arakelian, des équipes fiscale et corporate, reviennent sur les derniers mois d’activité, leur façon de d’envisager leurs relations avec les clients et leurs projets pour l’avenir.

Vous êtes un conseillé privilégié des groupes bancaires et des fonds d’investissement, dans quelle mesure votre activité a-t-elle été affectée par la Covid ?

Olivier Decombe.  L’activité de PDGB auprès des banques mutualistes repose sur trois piliers d’expertise. Tout d’abord le conseil classique, mais aussi le contentieux et les contrôles fiscaux puisque les banques sont fréquemment contrôlées. La crise de Covid a eu un effet sur cette dernière activité puisque l’administration a mis entre parenthèses nombre de ses procédures de contrôle. Celles-ci ont été décalées entraînant, de fait, une baisse de l’activité sur ce segment. En 2021, l’administration a repris le fil de ses inspections et a essayé de rattraper le retard en multipliant et en accélérant ses démarches - notamment  par la suspension de certains pans des opérations de contrôle.

Pour autant, nos activités de conseil et de contentieux se sont poursuivies et la crise ne nous a pas empêchés, entre autres, de produire des mémoires devant les magistrats et l’administration.

Charlotte Riberprey. La crise sanitaire n’a pas réellement affecté l’activité corporate et les fonds d’investissement sont restés très actifs, tout comme, plus généralement, les investisseurs financiers. L’impact métier s’est davantage fait ressentir sur l’accélération des outils de signature à distance et sur la relation avec les clients. Au niveau corporate, private equity et financement, toutes les entreprises qui avaient des perspectives en 2019 les ont conservées en 2020 et n’ont pas eu de problème d’investissement. Quant à l’année 2021, celle-ci est très dynamique.

Comment s’articule le travail entre les équipes fiscale et corporate lors des dossiers que vous avez à traiter conjointement ?

Thierry Jestin. Nos équipes, croisées en corporate et tax, interviennent sur de nombreuses opérations depuis le début de l’année 2021. Nous avons par exemple travaillé, côté fondateurs, dans le cadre d'une prise de participation majoritaire par Sparring Capital dans le capital du Groupe POP, société de lean management et dans le cadre d’une entrée au capital de PRIMA VITAL par un investisseur financier.

L’une des forces du cabinet PDGB tient à sa capacité à gérer très efficacement à la fois les problématiques corporate et fiscales afin d’accompagner les dirigeants et investisseurs sur la totalité des deals. Nous intervenons de la préparation en amont, avec notamment les questions de transmission, jusqu’à la structuration de l’opération elle-même tant sur le plan fiscal que juridique. Les équipes travaillent de concert sur les dossiers afin d’apporter aux clients les meilleures solutions.

Roy Arakelian. Lorsque nous abordons des dossiers complexes, nous les structurons toujours en équipe. Nous réfléchissons ensemble afin d’établir une stratégie unique et globale pour offrir la solution la plus adaptée à nos clients.

Benoît Dambre. La caractéristique essentielle du cabinet, c’est que nous "marchons sur deux jambes" grâce aux équipes fiscale et juridique. Sur un dossier où nous accompagnons un client en Angleterre par exemple, nous disposons d’équipes expertes et pluridisciplinaires, en France et à l’étranger grâce au réseau Terralex.

Le réseau Terralex regroupe 21 000 avocats et 150 cabinets organisés autour de vingt-quatre practice groups. Il a la particularité de s’adresser principalement aux ETI dont l’une des caractéristiques principale est souvent l’ouverture à l’international. Nous partageons avec les membres du réseau le même ADN, empreint de proximité et de continuité dans la relation avec nos clients, qui nous permet de les accompagner à l’étranger dans la durée

"La crise sanitaire n’a pas réellement affecté l’activité corporate et les fonds d’investissement sont restés très actifs, tout comme, plus généralement, les investisseurs financiers." Charlotte Riberprey 

Quelles opérations récentes permettent d’illustrer ce travail d’équipe au sein de PDGB ?

B. D. Un exemple récent se retrouve dans le rapprochement entre VOYAGER DIGITAL LLC et LGO, une société ayant émis des crypto-actifs lors d’une ICO - l’une des rares en France. C’est un nouveau domaine qui demande des compétences très pointues en droit français et étranger. L’accès à notre réseau nous permet de proposer des solutions innovantes et sécurisées en un temps record, en étroite collaboration entre toutes les équipes en France et à l’étranger.

Christophe Vannoote. Dans un autre dossier, le logisticien STACI, client historique du cabinet, qui avait pris la décision, en 2019, d’accompagner un de ses clients sur le marché nord-américain, nous a sollicités pour les assister pour leur propre implantation aux États-Unis. Nous avons pu les orienter vers un des membres de notre réseau Terralex avec lequel nous avions déjà collaboré. Notre correspondant a pu leur fournir une solution clef en main y compris au niveau des visas de travail. Il était essentiel de trouver le bon partenaire local afin de pouvoir créer les bonnes synergies et mener à bien le dossier. C’est ce que nous permet d’apporter notre double expertise soutenue par le réseau Terralex.

Qu’en est-il de votre practice fiscale ?



Vincent Garcia. Nos fondateurs pratiquaient dès l’origine le corporate et le tax qui s’inscrivent dans l’ADN de PDGB. Nous avons toujours souhaité recruter et développer ces pratiques. C’est dans ce cadre que Benoit Dambre nous a rejoint en début d’année 2021 en tant qu’associé au sein de l’équipe fiscale. Il apporte une expertise internationale que nous souhaitions développer afin de pouvoir élargir notre accompagnement auprès de nos clients à l’étranger. Par ailleurs, nous cherchons à développer un peu plus cette dimension tax dans Terralex.

T. J. Nous travaillons ensemble depuis longtemps, l’information circule bien, c’est ce qui rassure nos clients. La stabilité de nos équipes nous permet de fournir un service sur mesure.

Quels sont les projets à venir pour PDGB ?

O. D. PDGB est toujours et a toujours été en mouvement. Concernant les domaines d’expertises, nous sommes full services et souhaitons pouvoir couvrir l’ensemble du spectre du dossier d’un client. Dans cette perspective, Virginie Coursières a rejoint PDGB au 1er septembre 2021 en droit économique, distribution et concurrence. Nous restons également à l’écoute pour l'ouverture de PDGB à autres spécialités.

Par ailleurs un partenariat franco-français avec d’autres cabinets, notamment le cabinet ADP à Lyon, a été déployé afin d’accompagner localement nos clients tout en ayant à disposition de nouvelles expertises sans nécessairement recruter.

Quant à la stratégie plus globale du cabinet, nous étions au board de Terralex et nous souhaiterions reprendre pied dans la gouvernance de ce réseau.

L’idée demeure donc de faire grandir PDGB dans le cadre d'une une croissance maîtrisée tout en préservant notre ADN.

Propos recueillis par David Glaser

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