Société générale : digital legal

Lauréate de la plus prestigieuse des récompenses des Trophées du Droit édition Entreprise, la direction des affaires 
juridiques de la Société générale regroupe plus de 1 200 juristes à travers le monde. En pleine mutation, 
elle met l’accent sur le partage des connaissances en interne et avec les clients de la banque française.
Dominique Bourrinet, directeur des affaires juridiques, entouré de son comex dans la tour Société générale à La Défense (sont absentes Karina Messaoudi et Corinne Seillier-Broche).

Lauréate de la plus prestigieuse des récompenses des Trophées du Droit édition Entreprise, la direction des affaires juridiques de la Société générale regroupe plus de 1 200 juristes à travers le monde. En pleine mutation, elle met l’accent sur le partage des connaissances en interne et avec les clients de la banque française.

La conduite du changement constitue la principale raison de la victoire de la direction des affaires juridiques de la Société générale. À sa tête, Dominique Bourrinet, un dirigeant pressé parce que très impliqué dans cette transformation. Son objectif ? Faire de l’ensemble des juristes du groupe un maillon essentiel de la mutation de la banque tout entière. Depuis début 2018, il est le chef d’orchestre d’un grand plan issu d’une démarche collaborative, « pour ne pas décider entre juristes » mais comprendre les besoins des clients internes et externes et leur rendre le service idoine. Ses éléments de langage sont rodés – les trois « P » : pragmatiques, progressifs et participatifs (lire l'entretien) –, même s’il est encore difficile pour une direction juridique d’être visible et connue du grand public au-delà des affaires judiciaires médiatiques, quand bien même elle le mérite.

Village juridique

« Il ne faut pas parler uniquement de digital », réagit celui qui, pourtant, ne se lasse pas de citer les réussites technologiques de ses collaborateurs. Certaines ne sont encore qu’en phase de lancement, d’autres à l’étude, mais l’important, pour Dominique Bourrinet, c’est la vision à long terme, la mutation technologique comme investissement dans l’avenir. Un outil de gestion des connaissances destiné à la filière juridique mondiale appelé « Skill » – pour Sharing knowledge In SG Legal worLd – a été conçu. Il comprend un socle commun d’informations permettant de partager des modèles d’actes (contrats, garanties, courrier, etc.), des procédures et de la documentation, de bénéficier de formations à distance – avec la possibilité de les noter – et enfin de mettre en lien les juristes par communauté pour faciliter le travail collaboratif sur un projet ou une thématique depuis n’importe quel bureau dans le monde. Un « who’s who » complète la plateforme afin d’identifier le collaborateur auquel il faut s’adresser selon la problématique à laquelle on doit faire face et la zone géographique qu’elle concerne. Le résultat obtenu se concrétise par la constitution d’un « village juridique », comme pour dire que les 1 200 juristes parviennent à vivre ensemble, à se connaître et à partager.

Des juristes technophiles

La deuxième réalisation remarquable de la direction des affaires juridiques passe par la constitution d’une base de données réglementaire. Une dénomination qui cache en réalité une vraie innovation : Argos (pour Actualité Réglementaire et Juridique Global Opérationnel Sur mesure) a vocation à être beaucoup plus qu’un simple outil de veille juridique. Pour chaque activité bancaire, la plateforme renseigne sur la norme en vigueur par zone géographique. Une initiative particulièrement pertinente puisque les services financiers sont encadrés par un nombre exponentiel de textes depuis la crise de 2008. Développée en trois mois, la première version a nécessité l’organisation d’un travail collaboratif entre des juristes responsables d’une filière afin de répondre aux besoins du plus grand nombre. Une manière de favoriser l’optimisation de leur temps de travail et de garantir la mise en conformité des produits financiers développés dans chacun des pays.
La Société générale fait ainsi de ses juristes de vrais technophiles. Certains par exemple sont directement impliqués dans la création d’un outil de reconnaissance par biométrie faciale. Ou comment faire de l’alliance de l’homme et de la machine une combinaison efficiente au service du droit.

Pascale D'Amore

Vous avez apprécié cet article ? Likez Magazine Décideurs sur Facebook !

Loi Pacte : l’épargne retraite nouvelle formule

Loi Pacte : l’épargne retraite nouvelle formule

L’épargne retraite est loin d’être devenue un réflexe pour les Français. Afin de remédier à cette situation, le gouvernement consacre un volet de la l...

Allure Finance nomme deux nouvelles associées

Allure Finance nomme deux nouvelles associées

Multi-family office atypique et indépendant, Allure Finance accompagne aussi bien les personnes physiques que les sociétés dans leurs projets d’invest...

Philippe Rosenpick, l'avocat fan de street art

Philippe Rosenpick, l'avocat fan de street art

C’est un avocat d’affaires, Philippe Rosenpick, qui est à l’origine de la nouvelle fresque devant les Invalides. Peinte par le street artist Crey 132...

Cinq anciens de chez Flichy Grangé créent Versant Avocats

Cinq anciens de chez Flichy Grangé créent Versant Avocats

Cinq trentenaires, Émilie Dutrain, Guillaume Charent, Alix Frileux, Nicolas Pottier et Maxime Aunos, viennent de fonder leur propre boutique dédiée au...

RGPD, l'heure du premier bilan

RGPD, l'heure du premier bilan

Le 25 septembre dernier, la Cnil publiait un bilan factuel des quatre premiers mois du RGPD. L’occasion de chiffrer l’impact de la nouvelle réglementa...

Orange : L'art de valoriser les innovations

Orange : L'art de valoriser les innovations

Harold Barrault a beau être lauréat du trophée de la meilleure équipe licensing, il ne se considère pas comme un modèle. Pourtant, en quelques mois à...

Chez Orange, la PI devient un enjeu business

Chez Orange, la PI devient un enjeu business

La gestion des brevets est pour Orange un élément particulièrement stratégique. Les membres du jury des Trophées du Droit ne se sont pas trompés en r...

Helen Browne (Axa) : « Nous sommes d'une efficacité redoutable »

Helen Browne (Axa) : « Nous sommes d'une efficacité redoutable »

Promue directrice juridique d’Axa en 2016, Helen Browne s’est entourée d’une équipe d’experts internationaux tournés vers le transactionnel, le regula...

Lire plus d'actualités
s'abonner

Nous ne commercialisons pas vos adresses mail à un tiers.
Nous conservons vos informations personnelles afin de vous adresser les contenus et services que vous avez demandés.
Vous pouvez vous désinscrire à tout moment, simplement et rapidement.

Ne plus afficher ce message