S. Bernard (Twenty First Capital) : "Exclusif 21 vise une performance absolue dans toutes les configurations de marché"

Twenty First Capital est une société de gestion indépendante, multiassets et multi-expertises. Son président et fondateur, Stanislas
Bernard, dresse le bilan de l’année 2020 et dévoile ses perspectives
pour 2021 sur l’ensemble de ses expertises.
Stanislas Bernard, Président et fondateur, Twenty First Capital

Twenty First Capital est une société de gestion indépendante, multiassets et multi-expertises. Son président et fondateur, Stanislas Bernard, dresse le bilan de l’année 2020 et dévoile ses perspectives pour 2021 sur l’ensemble de ses expertises.

Décideurs. En tant qu’acteur multiassets et multi-expertises, quel bilan d’activité tirez-vous de l’année 2020 ?

Stanislas Bernard. Nos encours consolidés sous gestion ont progressé de 10% à plus 3,3 milliards d’euros cette année, en particulier grâce à nos fonds immobiliers. La gestion collective et notre gestion sous mandat ont été affectées par la forte volatilité des marchés, mais certains fonds ont, néanmoins, su tirer leur épingle du jeu. Nos fonds Exclusif 21, Rendement 2025 ou encore ID France Smidcaps se sont distingués en réalisant des performances positives depuis le début de l’année. On peut noter également la poursuite de la collecte sur notre gestion sous mandat.

Plus précisément, pouvez-vous revenir sur les performances de l’un de vos fonds emblématiques ?

Notre fonds Exclusif 21 vise une performance absolue et régulière dans toutes les configurations de marché. Pour arriver à ce résultat, nous utilisons principalement un modèle propriétaire de valorisation des marchés par actualisation des cash-flows. Le fonds est plus ou moins couvert en fonction de la sur ou sous-évaluation des marchés. L’efficacité du modèle, qui par nature n’a pas « d’état d’âme », a été particulièrement remarquable cette année : dès le début de la pandémie, le fonds, fondamentalement prudent du fait de sa stratégie de couverture, a évité une bonne partie de l’effondrement des marchés. Ensuite, nous avons intégré dans le modèle une baisse de 30% des BPA 2020 puis une hausse de 20% en 2021 et un retour à la normale en 2022 avec des taux longs restant bas sur la période. Le modèle indiquait alors une sous-évaluation de 30 %, du jamais vu de mémoire du gérant, qui vient de fêter ses 50 ans de Bourse ! Nous avons donc réduit drastiquement les couvertures tout en conservant la prudence nécessaire pour contrôler le risque et maintenir un niveau acceptable de volatilité. Ainsi, le fonds est en progression de plus de 7% depuis le début de l’année et a délivré un résultat conforme aux attentes de nos clients.

"Notre stratégie obliga- taire s’appuie sur l’investissement en obligations d’entreprises avec pour objectif de les porter jusqu’à échéance"

L’immobilier a beaucoup collecté cette année. Quels segments de marché visez-vous en priorité ?

En 2020, les acquisitions réalisées par les OPPCI que nous gérons ont continué de cibler l’immobilier de bureau. Mais on note une forte concentration sur le triangle d’or et les actifs « premium », deux segments qui ont bien résisté, contrairement aux actifs périphériques en Ile-de-France. Nous nous intéressons par ailleurs au secteur résidentiel ainsi qu’aux hôtels de luxe qui offrent, malgré les incertitudes, des opportunités d’investissement. Votre activité en gestion privée est en pleine croissance.

Comment l’expliquez-vous ?

Depuis 2018, nous avons développé une nouvelle stratégie de gestion obligataire en ligne directe. Cette dernière s’appuie sur l’investissement en obligations d’entreprises avec pour objectif de les porter jusqu’à échéance. Toutefois, des arbitrages sont possibles afin d’améliorer le rendement et/ou limiter le risque spécifique. L’avantage pour nos clients est d’avoir une meilleure visibilité sur le rendement à attendre avec un profil de risque moins élevé que l’investissement en actions.

Quels axes de développement privilégiez-vous ?

Après le rachat en 2017 de Kiplink Finance, la croissance externe estelle envisagée ? Nous sommes effectivement très satisfaits de cette acquisition réalisée en 2017 compte tenu du développement de cette société de gestion privée qui a vu ses encours passer de 300 millions d’euros au moment de notre acquisition à plus de 440 millions fin 2020. Leur modèle a déjà séduit de nombreux banquiers privés à la recherche d’une indépendance et d’une structure entrepreneuriale en architecture ouverte. Forts de ce succès, nous avons l’intention de poursuivre cette stratégie de croissance externe dans un marché qui est en pleine consolidation.

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