Ronan Vaspart : "Le Mipim n’est plus seulement un animateur de la communauté immobilière"

La trentième édition du Mipim a réuni 26 800 participants. Une affluence qui s’explique en partie par la capacité du salon à évoluer pour répondre aux attentes des acteurs immobiliers. La mouture 2020 devrait répondre aux mêmes canons. Entretien avec Ronan Vaspart, directeur du Mipim.
Ronan Vaspart (©D.R.)

La trentième édition du Mipim a réuni 26 800 participants. Une affluence qui s’explique en partie par la capacité du salon à évoluer pour répondre aux attentes des acteurs immobiliers. La mouture 2020 devrait répondre aux mêmes canons. Entretien avec Ronan Vaspart, directeur du Mipim.

Décideurs. Quel bilan tirez-vous de cette 30e édition du Mipim ? 

Ronan Vaspart. Nous voulions initier une nouvelle dynamique et nous avons réussi. Nous avons placé cette trentième édition sous le thème « engaging the future » à travers trois piliers fondamentaux, à savoir l’environnement, le social et le sociétal. Notre communauté a adhéré à ce positionnement. D’autre part, nous avons renforcé notre internationalisation. Plus de cent pays différents ont été représentés pendant ces quatre jours. Enfin, nous avons accueilli 26 800 participants représentant toute la chaîne de valeur de l’immobilier. Parmi eux, près de 600 personnalités politiques venues du monde entier dont des maires de grandes villes françaises et étrangères ainsi que des membres de différents gouvernements, dont Julien Denormandie, ont fait le déplacement à Cannes. Le Mipim est clairement devenu un événement incontournable pour l’immobilier mais aussi pour la ville.

Quels ont été les temps forts ? 

La venue de Ban Ki-moon en keynote d’ouverture a constitué le premier temps fort. L’ancien secrétaire général des Nations unies a mis en perspective la problématique environnementale et a questionné l’industrie immobilière mondiale dans son rapport avec les générations futures. Cette édition 2019 a également été l’occasion d’intégrer les moins de 40 ans dans les débats sur le futur de la fabrique de la ville grâce au ‘Young Leaders Summit’. Ainsi, le Mipim n’est plus seulement un animateur, c’est aussi un acteur de la communauté immobilière. Enfin, nous avons fédéré l’industrie autour de spectacles et d’expériences. L’accent a été mis sur le networking culturel avec notamment un concert de l’opéra Helikon de Moscou. Cette dimension expérientielle inédite a contribué à la satisfaction des participants.

Quelles sont les grandes tendances qui vous ont marqué ? 

La dimension environnementale a particulièrement retenu mon attention. L’industrie immobilière l’a bien prise en compte dans les projets neufs. Le label BBCA fait par exemple partie intégrante des critères de sélection présentés par la Solideo lors du lancement des consultations des promoteurs au Mipim pour la construction du village olympique. A contrario, des progrès restent à faire dans la réhabilitation de l’existant. L’autre grande tendance qui m’a marqué concerne l’évolution de l’industrie immobilière. Au cours des trente dernières années, les flux financiers se sont totalement internationalisés. Nous avons constaté que ce mouvement n’est pas près de s’arrêter, et donc l’industrie immobilière est désormais complètement globale.

Quels sont les axes de développement du salon ? 

Nous voulons continuer à fédérer et à réunir les plus jeunes générations sur les cinq Mipim organisés dans le monde. Ce sera particulièrement prégnant au Mipim PropTech puisque les start-ups sont souvent dirigées par de jeunes acteurs. En parallèle, nous voulons travailler sur la dimension politique du salon. Plus de 500 leaders publics viennent chaque année mais ils ont une approche très locale, éventuellement nationale. Or le Mipim est une plateforme internationale. Nous réfléchissons donc au moyen de fédérer les politiques entre eux autour des problématiques de l’immobilier et de la ville. Enfin, nous souhaitons intensifier la présence de l’Afrique et rendre la clientèle américaine plus visible.

Quelles sont vos ambitions pour 2020 ?

Nous voulons continuer à améliorer notre qualité d’exécution et l’expérience des participants. Nous souhaitons également accentuer la coopération entre les générations tout en continuant à attirer des décideurs jeunes et moins jeunes. Par conséquent, nous ambitionnons d’accueillir encore plus de participants en 2020 et de nouveaux pays. Enfin, nous mettrons à nouveau l’accent sur la dimension sociétale l’année prochaine.

Propos recueillis par François Perrigault (@fperrigault)

Cette interview est extraite du hors-série contenant les entretiens réalisés par Décideurs lors du Mipim 2019.

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retrouvez l'intégralité du dossier Mipim 2019 : une industrie en mouvement

Contrairement à ce que son nom laisserait penser, l’immobilier est une industrie en plein développement. Et ce à tous les niveaux de la chaîne de valeur, de l’aménageur à l’organisateur de salon en passant par les développeurs, les foncières, les investisseurs, les conseils, les utilisateurs ou les financeurs. Le Mipim 2019 a été une nouvelle fois l’occasion de s’en rendre compte.
Sommaire K. Habra : "Ivanhoé Cambridge ambitionne de doubler la taille de sa plateforme européenne" Christel Zordan : "Nuveen Real Estate souhaite constituer un portefeuille très équilibré" J. Schenk et C. Luithlen : "Real I.S. espère atteindre le seuil du milliard d’euros d’actifs sous gestion en France cette année" B. Cappelle (Savills France) : "Nous réfléchissons à des opérations de croissance externe" G. Deforge, W. Morelli et O. de Molliens : "Nous ne cherchons pas à être les leaders du marché, mais les meilleurs pour nos clie Caroline Lamaud et Joachim Dupont : "Anaxago entame une nouvelle phase de développement" L. Knights et A. Angel : "Kwerk veut lancer une offre à destination des grands comptes" V. Carreau : "Comet Meetings veut devenir le leader de la réunion et du séminaire non résidentiel" Retour sur les temps forts du Mipim 2019
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