Relance économique : les banques s’engagent

La Fédération bancaire française (FBF) s’est exprimée dimanche 6 septembre sur les modalités de remboursement des prêts garantis par l'État (PGE). Bruno Le Maire avait annoncé un peu plus tôt négocier les taux avec les établissements financiers.

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La Fédération bancaire française (FBF) s’est exprimée dimanche 6 septembre sur les modalités de remboursement des prêts garantis par l'État (PGE). Bruno Le Maire avait annoncé un peu plus tôt négocier les taux avec les établissements financiers.

À ce jour, environ 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’État (PGE) ont été octroyés à plus de 570 000 entreprises. Lancés en mars par le gouvernement afin d’aider le tissu économique à traverser la crise, ces crédits ont joué leur rôle d’amortisseurs, en permettant aux entreprises de maintenir leur trésorerie à flot malgré la tempête. Si cette mesure a été saluée pour son efficacité, le plus délicat reste à venir : son remboursement.

Afin d’éviter une vague de faillites au moment du règlement de l’addition, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a annoncé avoir négocié avec les banques des taux préférentiels. Si les pourparlers étaient aussi importants c’est que le gouvernement veut éviter au maximum le chômage mais aussi parce que, en cas de défauts, il reviendra à l’État de mettre la main à la poche.

Quels taux ?

Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération bancaire française (FBF) s’est exprimée sur les modalités de remboursement des PGE. "Le taux pour l'emprunteur pourrait s'établir entre 1 % et 2,5 % par an, pour les TPE/PME, en fonction de la maturité choisie, garantie d'État de 0,5 % à 1% comprise, explique l’organisme. Le dirigeant de l'entreprise décidera soit de rembourser immédiatement son PGE, soit de l'amortir sur une période additionnelle de 1 à 5 ans."

Afin de clarifier le calcul, la FBF publie une infographie. En moyenne, les TPE et PME ont emprunté 180 000 euros. Pour un PGE de ce montant, le coût moyen annuel de la prime d’État et des intérêts bancaires s’établirait entre 1 600 et 2 200 euros, alors que le remboursement annuel du capital serait de 36 000 euros et 180 000 euros selon la durée d’amortissement choisie.

Davantage de visibilité

"Il est essentiel de rassurer (les entrepreneurs), dans leur reprise d’activité, et de leur donner une visibilité sur les dispositifs de soutien mis en place, réagit Alain Griset, ministre délégué en charge des PME. C’est tout le sens du travail que nous avons engagé avec les banques depuis plusieurs semaines et qui se concrétise aujourd’hui avec un engagement clair sur les conditions de remboursement des PGE, dont 95 % des bénéficiaires sont des TPE/PME."

Les petites et moyennes entreprises peuvent également compter sur d’autres dispositifs d’aide dans les mois à venir, le plan de relance ne les ayant pas oubliées. Par exemple, la baisse des impôts de production de 10 milliards par an profitera à 75 % aux ETI, PME et TPE. Une mesure de plus long terme qui devrait soutenir les relocalisations en France.

OV

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