Raphaël Botbol (FDJ) : "Nous souhaitons remettre l’humain au cœur du paiement"

Directeur Stratégie, Innovation et Nouvelles Activités chez FDJ et président de FDJ Services, Raphaël Botbol nous en dit plus sur l’offre Paiement et Services ainsi que sur les projets de cette filiale de FDJ.

Directeur Stratégie, Innovation et Nouvelles Activités chez FDJ et président de FDJ Services, Raphaël Botbol nous en dit plus sur l’offre Paiement et Services ainsi que sur les projets de cette filiale de FDJ.

Décideurs. En 2020, FDJ dévoilait un grand plan stratégique avec notamment la création de la filiale FDJ Services. Quels en sont les objectifs ?

Raphaël Botbol. L’activité Paiement et Services est effectivement au cœur de notre stratégie d’ici à 2025. L’enjeu est ici de piloter et de travailler de nouvelles activités en capitalisant sur les forces de notre groupe, notamment sur certains de nos plus gros actifs: notre réseau de 30 000 commerçants partenaires et nos infrastructures technologiques présentes dans ces points de vente. Ainsi, outre nos activités de jeux, pourquoi ne pas proposer aussi un service de paiement du quotidien ? Cette réflexion présente des enjeux sociétaux forts autour de l’accessibilité au paiement. De plus, le réseau du Bar-Tabac-Presse cherche à trouver de nouveaux relais de croissance dans un contexte de décroissance de certaines de leurs activités historiques. Ce service peut donc être, pour cela aussi, une excellente solution.

Après DGFiP, comment se présentera la nouvelle activité de paiement de factures pour compte de tiers que vous proposerez sous peu ?

DGFiP est aujourd’hui notre service de référence. Il permet de régler les impôts inférieurs à 300 €, ceci chez plus de 13000 buralistes agréés situés dans plus de 6700 communes. Depuis son lancement, plus de 2,5 millions de transactions ont été réalisées par ce biais. Face à ce succès, et forts de cette expérience et de notre expertise en matière de gestion et de maîtrise des flux financiers, nous avons décidé d’aller encore plus loin en développant une offre d’encaissement à destination des créanciers privés. Électricité, gaz, eau, loyers (bailleurs sociaux) ou téléphonie, il sera bientôt possible de proposer ce nouveau moyen de paiement dans un point de vente agréé grâce à une application qui permettra de centraliser les factures. Bien sûr, nous avons veillé à ce que la solution soit très sécurisée. Comme pour les encaissements DGFiP, nous nous sommes engagés à délivrer un parcours client optimisé. Et confidentiel, tant pour ce dernier que pour le buraliste. Mais comment amener ces expériences phygitales jusque chez les plus petits détaillants ? Ce n’est pas forcément compliqué. D’autant que cela leur permet notamment de toucher de nouveaux segments de population, et d’obtenir des ventes additionnelles. C’est un vrai plus pour eux ! Par ailleurs, nous sommes en partenariat avec la Confédération des buralistes qui est à la fois un soutien et un relais auprès du réseau. Quant aux créanciers, qui cherchent la proximité avec leurs clients tout en rationalisant leur présence, nous leur proposons un accès au réseau le plus maillé du territoire avec pas moins de 30000 points de vente et des horaires d’ouverture très larges. Bref, c’est une solution gagnant-gagnant pour tout le monde !

Pour les entreprises, quels sont les intérêts à proposer ce nouveau canal ?

 Le secteur du paiement est en plein essor, avec de réels enjeux et de nouvelles attentes des clients. 88% de ceux qui viennent régler leurs impôts via DGFiP utilisent un smartphone. Pour autant, ils n’ont pas envie de payer en ligne (notamment par crainte du piratage, 56% des Français craignant de subir une fraude lors d’un paiement sur Internet). La solution que nous leur proposons leur paraît plus simple, proche, et surtout ils ont le choix du moment et du moyen de paiement. D’autant que nos points de ventes sont souvent ouverts tard le soir, le week-end… Ce qui est important pour nous, c’est de remettre l’humain au cœur du paiement en offrant une alternative et une expérience pratique et rapide à des publics parfois éloignés ou réfractaires au paiement en ligne. Tous ces facteurs réunis forment un gage de satisfaction client, mais aussi une facilité de recouvrement pour le paiement des factures. C’est également une alternative aux paiements par chèque ou par TIP dans une logique de réduction des coûts de traitement. D’ici à la fin de l’année, nous ambitionnons de devenir le plus grand réseau de points de paiement pour les factures du quotidien avec plus de 10000 points de vente agréés.

Propos recueillis par Laurent Fialaix

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