"Qui veut être mon associé ?", l’accélérateur de start-up

"Qui veut être mon associé ?", l’accélérateur de start-up

© M6

Avec son programme diffusé en prime time chaque mardi, M6 a réalisé la bonne opération de ce début d’année à la télévision. Surfant sur la vague de l’entrepreneuriat français, la chaîne a aussi offert une formidable visibilité aux start-up qui ont participé à l’émission.

L’intérêt des Français pour l’entrepreneuriat grandit chaque année, en particulier auprès de la nouvelle génération. Ainsi, plus de 40 % des jeunes français souhaitaient créer leur entreprise en 2016, selon un sondage OpinionWay, contre 15% 25 ans plus tôt, hissant l’Hexagone au premier rang des pays de l’OCDE. Les créations suivent d’ailleurs les intentions, puisque le nombre de nouvelles entreprises a augmenté 4 fois plus vite en France que dans les autres pays développés. Depuis, notre pays semble s’être pris au jeu de la « start-up nation », grâce au soutien du législateur avec le statut d’auto-entrepreneur depuis 2009 ou la très forte activité du troisième fonds d’investissement européen, Bpifrance. Les investisseurs privés ont aussi joué leur rôle, comme en atteste l’augmentation de 22% du capital-innovation entre 2016 et 2017.

Un exercice difficile

« Qui veut être mon associé ?» permet aux fondateurs de start-up de « pitcher » leurs projets devant des entrepreneurs à succès, mués en investisseurs pour l’émission. Marc Vanhove  (Bistrot Régent), Delphine André (Groupe Charles André), Marc Simoncini (Meetic), Catherine Barba Chiaramonti (PepsLab), Éric Larchevêque (Ledger) et Frédéric Mazzela (Blablacar) décident de participer, ou non, aux levées de fonds de ces entreprises. Un exercice que le contexte dans lequel les présentations sont réalisées rend difficile, comme le précise Charles Boes, de Foodvisor : « Nous avions déjà fait deux levées de fonds mais c’est très différent de pitcher devant les caméras et surtout spécifiquement pour le grand public. »

De nombreux succès…

À l’issue de leur présentation, plusieurs candidats ont réussi à lever des fonds auprès des investisseurs. C’est notamment le cas d’Onzic, une plateforme de streaming qui propose des cours transformés en rap pour réviser brevet et bac, qui lève 250 000 euros contre 20 % du capital auprès des 5 investisseurs présents. Citons également Sunday, start-up spécialisée dans le partage de photos sur téléviseur, qui a réussi à rassembler 200 000 euros contre 10% de son capital.

… et aucun perdant

Les entrepreneurs s’offrent donc le soutien de la télévision. D’abord par cette mise en relation avec des entrepreneurs-investisseurs qui, en plus de leur apport en capital, prodiguent des conseils constructifs, mais surtout par la visibilité qu’elle procure à de toutes petites structures. Du fait de son caractère inédit, l’émission suscite l’intérêt collectif, comme le souligne son présentateur Julien Courbet : « C'est la première fois que l'on va voir ça à la télé. » M6 a réuni 1 600 000 téléspectateurs en moyenne pour chacune des six diffusions. Moins qu’attendu mais le programme a été le plus regardé par les moins de 35 ans à partir du troisième épisode. Surtout, il offre une visibilité hors normes pour des start-up en quête de croissance. Le site de l’entreprise de Lucie Burckel, Les cartes de Lulu, a buggé le soir même de son passage. Il en va de même de chaque start-up invitée pour qui le nombre de demandes de clients, de candidats ou d’investisseurs a explosé. Tant et si bien que Respire ou La Vie est Belt ont profité de leur exposition pour choisir l’autofinancement, malgré des propositions d’investisseurs. Même les entreprises dont les projets n’ont pas convaincu le jury bénéficient de cette exposition bienvenue. « L’intérêt de l’émission, c’est qu’il n’y a pas de perdant », résume ainsi Julien Courbet.

Baptiste Delcambre

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