PSG OM : le match du business

PSG-OM, cette confrontation sportive est depuis quelques saisons déséquilibrée. Qu’en est-il sur le terrain économique ? Budget, chiffre d’affaires, Sponsoring, marketing… Qui remporte le match ?

PSG-OM, cette confrontation sportive est depuis quelques saisons déséquilibrée. Qu’en est-il sur le terrain économique ? Budget, chiffre d’affaires, Sponsoring, marketing… Qui remporte le match ?

Budget

Sur la saison 2019-2020, aucun débat possible. Le PSG présente un budget de 580 millions d’euros, en hausse de 80 millions par rapport à la saison précédente. Soit plus que le « trésor de guerre » du second et troisième budget de L1 réunis (l’Olympique lyonnais, 310 millions d’euros et l’AS Monaco 220 millions). L’Olympique de Marseille arrive loin derrière et présente le cinquième budget du championnat, soit 110 millions d’euros, un chiffre en baisse de 50 millions d’euros. Le club phocéen paie une saison sans coupe d’Europe, génératrice de revenus. La propriété de l’Américain Franck McCourt est désormais talonné par l’AS Saint-Étienne qui affiche un budget record de 100 millions d’euros.

Chiffre d’affaires

Contrairement aux idées reçues, posséder un club de football peut s’avérer rentable. Sur la saison 2017-2018, le chiffre d’affaires du PSG est de 497 millions d’euros ; un montant relativement proche des « cadors » européens tels que le Bayern Munich (596 millions), la Juventus Turin (402 millions) ou encore Manchester City (568 millions). L’Olympique de Marseille boxe définitivement dans une autre catégorie puisque, sur la même année, le CA du club est de 94 millions d’euros. Ces chiffres proviennent du rapport European Champions Report mais aussi du site société.com.

Réseaux sociaux

Les clubs de football sont de véritables marques et les joueurs deviennent des influenceurs. Il est donc nécessaire d’être présent en force sur les réseaux sociaux. Et c’est encore une fois le PSG qui remporte le match haut la main. Sur Twitter, en octobre 2019, 3.2 millions d’abonnés suivent l’OM contre 7.3 millions pour le club de la capitale. Sur Instagram, l’écart est encore plus prononcé : 1.2 millions d’abonnés pour l’OM, 7.3 millions pour le PSG. Et sur Facebook ? 5.2 millions d’abonnés pour l’OM, 38 millions pour le PSG. Encore une fois, il n’y a pas photo.

Sponsor

Pour la saison 2019-2020, le club de la capitale a frappé un grand coup en signant un contrat de sponsoring avec le groupe hôtelier Accor. Montant du deal ? Entre 52 et 60 millions d’euros par saison. Ce qui permet au PSG de jouer dans la cour des grands. Le chiffre est proche de l’accord entre le FC Barcelone et Rakuten (55 millions d’euros) ou de Manchester City et Etihad (52 millions d’euros). Les Parisiens restent cependant distancés par le Real de Madrid et Fly Emirates (70 millions d’euros) et Manchester United et Chevrolet (68 millions d’euros). Mais les progrès sont fulgurants puisque jusqu’alors le PSG recevait 25 millions d’euros par saison de la part de Fly Emirates.

Quel contraste avec l’OM qui, depuis cette année, arbore « Uber Eats » sur son maillot pour une somme estimée à 4 millions d’euros. Deux fois moins que le contrat précédent noué avec Orange.

Équipementier

Entre l’OM et Adidas, l’histoire d’amour durait depuis 1974. Le contrat a pris fin à la saison 2018-2019. Désormais, c’est le frère ennemi de la marque au trois bandes, Puma, qui équipe les blancs et bleus. Avec une belle plus-value. Le contrat de sponsoring maillot passe d’environ 10 millions d’euros par année à 15 millions, et ce, pendant cinq ans.

Pourtant, ce contrat fait figure de gagne-petit par rapport à celui signé en 2019 entre Nike et le PSG. L’équipementier américain équipe le club jusqu’en 2032 pour un montant estimé à 80 millions d’euros par saison.

Billetterie

La billetterie est également une belle source de revenus pour les clubs. Sur la saison 2018-2019, selon le rapport European champions report, les travées du Parc des Princes ont rapportées 42 millions d’euros. Loin devant l’OM, pour qui les recettes de billetterie s’élèvent à 14 millions d’euros. Toutefois, le leader en France est un autre club : l’OL. Le Groupama Stadium, flambant neuf et appartenant totalement au club, a rapporté 44 millions d’euros.

Maillots vendus

La vente de maillots est un véritable indicateur de la popularité d’un club… et de sa force de frappe marketing. L’OM se targue de vendre 335 000 maillots en moyenne sur les cinq dernières saisons. Pendant ce temps, le PSG compte dépasser le million de ventes sur la saison 2019-2020, notamment grâce au marché international. Le partenariat noué avec Jordan devrait permettre d’atteindre ces objectifs grâce aux rappeurs, chanteurs et acteurs américains qui depuis peu arborent le maillot. Notons également que dans le mois qui a suivi l’arrivée de Neymar et Mbappé, les attaquants stars, 150 000 maillots ont été écoulés !

Verdict ? PSG vainqueur par KO. Les résultats qui permettent-ils d’attirer les revenus ? Ou les revenus permettent-ils d’obtenir des résultats sportifs ? Difficile de répondre à la question. Toujours est-t- il que depuis l’arrivée des capitaux qataris en 2011, le club a changé de dimension. Il écrase globalement le championnat national. Et, au niveau économique, il joue dans une autre dimension que l’OM qui se voit peu à peu distancé.

Lucas Jakubowicz

Vous avez apprécié cet article ? Likez Magazine Décideurs sur Facebook !

D. Trutt (IN Groupe) : "La crise sanitaire ne fait que confirmer notre stratégie de transformation digitale"

D. Trutt (IN Groupe) : "La crise sanitaire ne fait que confirmer notre stratégie de transformation d...

Depuis 2018, l’Imprimerie nationale a pris le nom d’IN Groupe et innove en permanence pour consolider sa place d’acteur de référence sur le marché des...

J.C Lamoureux (Sopra Steria Next) : "Pour l'heure, les dirigeants colmatent les brèches"

J.C Lamoureux (Sopra Steria Next) : "Pour l'heure, les dirigeants colmatent les brèches"

Sopra Steria Next, marque de conseil en transformation digitale de Sopra Steria, l’un des leaders européens du conseil, des services numériques et de...

Covid-19, le grand bond en avant du digital

Covid-19, le grand bond en avant du digital

De l’agriculture au tourisme, en passant par l’industrie, la pandémie a donné un coup d’accélérateur inédit à la transformation numérique des entrepri...

L. Le Chalony (Linedata) : "La digitalisation place la fonction RH comme un partenaire business”

L. Le Chalony (Linedata) : "La digitalisation place la fonction RH comme un partenaire business”

Après dix années d’expérience chez Bull puis chez Atos, Laurianne Le Chalony rejoint l’éditeur de logiciels Linedata en 2017. Sa mission : insuffler u...

Cédric O : "Si elles veulent survivre, les entreprises doivent accélérer sur leur transition numérique"

Cédric O : "Si elles veulent survivre, les entreprises doivent accélérer sur leur transition numériq...

Dans une interview accordée à Décideurs, le secrétaire d’État au numérique, Cédric O, évoque les grands enseignements de la crise sur la digitalisatio...

Schneider Electric et Dassault Systèmes : cap vers la tech

Schneider Electric et Dassault Systèmes : cap vers la tech

Des entreprises historiquement industrielles peuvent pivoter peu à peu leur business model. En France, c’est notamment le cas de Schneider Electric, p...

Mon Qualiticien confirme son engagement dans la transformation digitale des centres médicaux-sociaux

Mon Qualiticien confirme son engagement dans la transformation digitale des centres médicaux-sociaux

La startup confirme son engagement dans la digitalisation des établissements du secteur de la santé en centralisant désormais toutes les données sur u...

Tesla, moteur de la transformation digitale automobile

Tesla, moteur de la transformation digitale automobile

Malgré une production très limitée et des résultats qui peinent à entrer dans le vert, Tesla s'est imposé en quelques mois comme la première capitalis...

Lire plus d'actualités

Newsletter savoir pour agir

N'avancez plus à l'aveugle

Ne plus afficher ce message