O. Lenel (Mazars En France) : "81 % des Français estiment que les entreprises ont le pouvoir de changer les choses"

Mazars en France a donné la parole à 2 143 Français concernant leurs attentes vis-à-vis des entreprises en 2021, dans un contexte de sortie de crise. Olivier Lenel, directeur général et président du directoire de Mazars en France revient sur les principaux enseignements de cette enquête, consignés dans un livre blanc, et comment le groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil s’identifie comme une entreprise responsable.

Mazars en France a donné la parole à 2 143 Français concernant leurs attentes vis-à-vis des entreprises en 2021, dans un contexte de sortie de crise. Olivier Lenel, directeur général et président du directoire de Mazars en France revient sur les principaux enseignements de cette enquête, consignés dans un livre blanc, et comment le groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil s’identifie comme une entreprise responsable.

Décideurs. Quels ont été vos objectifs à travers la publication de votre livre blanc intitulé "Construire la sortie de crise : quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de l’entreprise" ?

Olivier Lenel. Nous avons pris la décision de travailler sur la question de l’entreprise engagée afin d’apporter un éclairage adressé à tout l’écosystème économique sur les attentes des Français mais également dans l’objectif de renforcer notre propre engagement en agissant concrètement pour l’intérêt général. Au-delà de l’observateur privilégié, notre position est celle d’un acteur engagé.

Nous nous sommes appuyés sur des partenaires afin de nous accompagner dans la réalisation de cette enquête. Ils ont mené deux enquêtes complémentaires : une étude quali-collaborative qui a été dirigée par le cabinet d’études communautaires FreeThinking auprès de 143 personnes et la seconde, quantitative, organisée par l’institut de sondage Viavoice auprès de 2 000 personnes. Ainsi nous avons pu toucher un panel représentatif de la population française.

Quels sont les principaux enseignements de cette consultation ?

Nous avons été particulièrement frappés par la confiance que les Français accordent à l’entreprise qu’ils considèrent comme un véritable acteur de la société. 81 % d’entre eux estiment que les entreprises ont le pouvoir de changer les choses pour améliorer la société après la crise sanitaire. Ils font d’ailleurs davantage confiance aux entreprises pour remplir cette mission qu’aux pouvoirs publics ou aux politiques et la positionne à la deuxième place derrière les citoyens eux-mêmes. Un chiffre impressionnant mais à nuancer car 57 % des sondés pensent néanmoins qu’elles ne tiendront pas les engagements qu’elles ont pris durant la crise. Ce pourcentage interpelle et nous incite à relever le défi.

Le concept de rentabilité responsable est un autre enseignement de cette étude. En effet, 88 % des Français interrogés considèrent que l’entreprise peut faire du profit tout en favorisant l’intérêt général. Par ailleurs, l’entreprise et le dirigeant semblent indissociables au regard des citoyens. Solidarité, responsabilité, bienveillance, honnêteté et transparence font partie des valeurs primordiales qu’il doit incarner à travers ses actions.

Enfin, l’excellence française est fortement sollicitée par nos concitoyens à travers une définition plus moderne, qui va au-delà de l’excellence technique. Allier promotion des savoir-faire locaux et compétitivité internationale a même été jugé compatible par 90 % d’entre eux. C’est un véritable plébiscite !

"88 % des Français interrogés considèrent que l’entreprise peut faire du profit tout en favorisant l’intérêt général"

Au regard de cette étude, comment Mazars se positionne-t-elle comme entreprise engagée ?

Nous agissons sur de nombreux plans. Par exemple, Mazars est mécène depuis de nombreuses années de la culture et du patrimoine. Nous avons soutenu de nombreuses expositions de renom. Cette année, nous avons choisi de soutenir l’exposition "L’Odyssée sensorielle" présentée par le Museum national d’histoire naturelle, dédiée à la préservation de la biodiversité et qui ouvrira ses portes le 22 octobre. Preuve de nos convictions en matière d’engagement, nous avons fait le choix de maintenir le budget mécénat durant la crise sanitaire. Préserver la culture quoiqu’il arrive s’inscrit aussi comme un rôle essentiel dans la société que nous souhaitons endosser. Nos engagements sont cependant protéiformes. Nous soutenons également des associations – comme celle des Déterminés – qui effectue un travail remarquable dans l’accompagnement des futurs entrepreneurs issus de quartiers populaires.

Un autre enjeu aujourd’hui est celui de la parité. Il n’est pas nouveau pour le groupe mais nous souhaitons aller toujours plus loin. Nous sommes dans une démarche d’amélioration continue. Plusieurs programmes d’attention ont ainsi été mis en place pour les jeunes femmes de l’entreprise afin de les accompagner dans leur carrière. Actuellement, 47 % de nos "hauts potentiels" sont des femmes. Un chiffre qui a doublé en dix ans et qui bientôt sera paritaire.

Par ailleurs, Mazars a une forme d’utilité publique à travers le développement des talents et des leaders de demain. Cette contribution sociétale fait partie de notre quotidien.

"47 % de nos "hauts potentiels" sont des femmes, un chiffre qui a doublé en dix ans"

En ce sens, avez-vous maintenu les recrutements au sein de Mazars en France durant la crise ?

Nous avons un engagement fort de solidarité, il était donc important pour nous de maintenir le cap du recrutement, notamment des stagiaires que nous avons l’habitude de former et qui ont toujours été pour nous un vivier exceptionnel de futurs CDI. Par ailleurs, notre plan de recrutement est d’un millier de personnes cette année.

Nous sommes désormais dans un temps de retrouvailles. Après le partage de l’effort, il est capital de partager aujourd’hui la valeur. En ce sens, nous avons pris la décision de maintenir les séminaires prévus pour près de 1 500 personnes entre septembre et octobre. Une soirée de rentrée, qui a réuni 1 700 personnes, a également été organisée pour le bureau de Mazars à Paris. Nous sortons d’une période très particulière. Le retour à l’équilibre n’est ni automatique ni magique et participe d’un effort spécifique pour lequel nous nous engageons.

Cela passe également par la facilitation de la vie de nos collaborateurs notamment en œuvrant pour l’ouverture de places de crèche, en mettant en place un plan de mise à disposition de vélos pour nos collaborateurs, autant de projets qui participent au bien-être de nos collaborateurs.

Propos recueillis par Béatrice Constans

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