Morning Coworking change de nom et présente ses nouvelles ambitions

De son premier espace de coworking ouvert artisanalement en 2014 à son changement d’identité aujourd’hui, Morning a bien grandi. Retour sur son développement et décryptages des nouvelles ambitions de la structure fondée par Clément Alteresco.
Clément Alteresco, fondateur de Morning (©D.R.)

De son premier espace de coworking ouvert artisanalement en 2014 à son changement d’identité aujourd’hui, Morning a bien grandi. Retour sur son développement et décryptages des nouvelles ambitions de la structure fondée par Clément Alteresco.

Morning Coworking prend un nouveau virage. Quasiment trois ans jour pour jour après son lancement officiel, la structure fondée par Clément Alteresco se rebaptise simplement Morning. Un changement d’identité qui donne l’occasion de mesurer le chemin parcouru.

Au moment de sa mise sur orbite le 21 juin 2017, Morning Coworking dispose d’une communauté de 4 000 membres répartis dans 12 espaces à Paris et en Ile-de-France, soit un total de 30 000 m² qui hébergent 350 entreprises. Son objectif est alors d’atteindre les 100 000 m² avec 50 espaces en France. Le spécialiste du coworking héberge aujourd’hui 550 entreprises de tous types (freelances, startups, PME et aussi grands groupes...) dans plus de 60 000 m², soit une vingtaine de lieux à Paris et en première couronne. "Nous avons ouvert une quarantaine d’espaces depuis notre création en 2014, précise Clément Alteresco. Vingt ont été fermés car nous avons un double modèle : l’ouverture d’espaces durables d’une part comme celui que nous mettrons en service l’année prochaine dans l’Hôtel de la Marine place de la Concorde et d’autres éphémères, à l’image de Morning Trudaine qui a existé pendant deux ans."

Autre fait notable, Morning Coworking a accueilli en 2019 un nouvel actionnaire de poids : Nexity. "Dans cette période de crise, cela nous offre un peu plus de sérénité et nous permet de voir plus loin", souligne le CEO. Ce dernier ambitionnait de réaliser un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2020 mais, en raison du Covid-19 et du confinement, a revu son objectif à la baisse. Il table désormais sur un résultat similaire à celui de 2019, à savoir 30 millions d’euros. "80 % de notre CA est généré par les espaces de coworking, 15 % par l’aménagement et 5 % par l’événementiel", complète Clément Alteresco. Il compte s’appuyer avec ses 130 collaborateurs sur ces trois piliers pour continuer à gagner des parts de marché. Mais pas seulement.

Des ambitions renouvelées


"Nous allons développer d’autres activités en plus de nos trois métiers historiques car l’innovation fait partie de note ADN, explique Clément Alteresco. Au cours des deux derniers mois, nous avons créé par exemple une offre télétravail permettant à des salariés de travailler à distance pendant 1, 2 ou 3 jours par semaine. Nous avons également développé en un mois un outil de réservation de poste de travail pour organiser et gérer le flexoffice dans les entreprises sur différents sites." Morning entend aussi travailler main dans la main avec les grands groupes pour opérer leurs espaces sous-utilisés. "Nous travaillons par exemple avec Nestlé depuis plus d’un an pour gérer un espace de coworking dans le futur siège social de l’entreprise à Ballard, révèle Clément Alteresco. Ce type de besoin va probablement se développer au cours des prochains mois." Et de résumer son mantra : « Notre objectif est d’aider chacun à passer une bonne journée de travail. Nous restons donc le plus ouvert possible pour répondre aux demandes. »

Morning ambitionne d’ouvrir une cinquantaine d’espaces (ndlr : entre ceux traditionnels et ceux dédiés à une entreprise) d’ici à 2022, avec le soutien de Nexity. Ses dirigeants entendent concentrer le développement sur Paris au cours des trois prochaines années mais réfléchissent d’ores et déjà à s’implanter dans des grandes villes comme Lyon, Bordeaux ou Marseille. A contrario, l’étranger ne figure pas dans leur radar pour le moment. Last but not least, Morning s’est engagé dans une démarche B Corp* depuis quelques mois. "Nous voulons essayer d’entraîner nos 500 colocs avec nous en créant une sorte de lab dédié », indique Clément Alteresco. Et le fondateur de conclure : "Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais si nous nous revoyons dans un an, il est fort probable que nous ayons encore de nouvelles choses à vous présenter…" Rendez-vous est pris.

Par François Perrigault (@fperrigault)

*Communauté d’entreprises à but lucratif qui souhaitent progresser et démontrer leur impact positif en étant évaluées sur leur performance globale tous les 3 ans

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