Mes chaussettes rouges, une pointure

Il y a bientôt dix ans, Vincent Metzger et son associé Jacques Tiberghien fondaient leur site de vente en ligne spécialisé dans la chaussette haut de gamme. Un concept plébiscité dans le monde entier par un public en quête d’excellence.

Il y a bientôt dix ans, Vincent Metzger et son associé Jacques Tiberghien fondaient leur site de vente en ligne spécialisé dans la chaussette haut de gamme. Un concept plébiscité dans le monde entier par un public en quête d’excellence.

Décideurs. D’où vient le nom Mes Chaussettes rouges ?

Vincent Metzger et Jacques Tiberghien. Nous le devons au rouge, la couleur préférée des clients de Gammarelli, la première marque que nous avons commercialisée et qui habille le pape, les cardinaux et les évêques de Rome depuis 1798. Puis nous avons adopté d’autres couleurs et d’autres marques, comme Mazarin, qui privilégie le « vert académicien », puis Bresciani et Gallo, deux griffes italiennes très créatives, sans oublier Doré Doré, une marque française emblématique. Notre objectif : proposer la meilleure chaussette pour chaque usage. Chaudes, fines, douces, légères, pour le ski, la course, l’équitation, le golf… Les prix se situent entre 20 et 520 euros – le prix d’une paire de chaussettes en laine de vigogne, une matière rarissime.

Vous avez décroché l’exclusivité mondiale de la distribution des chaussettes Gammarelli. Est-ce difficile de convaincre cette petite maison italienne qui habille les papes ?

Cela s’est fait progressivement. Nous avons d’abord obtenu l’exclusivité pour la France pendant un an, puis pour l’Europe… Aujourd’hui, l’accord passé nous permet de distribuer leurs chaussettes au niveau mondial pour dix ans.

Vous avez été popularisés dès vos débuts par des ambassadeurs de renom…

François Fillon est vite devenu un client régulier. Nous avons des habitués, comme Martin Scorsese, Costa-Gavras, Patrick Bruel… Et bien d’autres, qui préfèrent rester discrets, comme des hommes d’État ou des personnalités africaines qui commandent régulièrement des chaussettes pour plusieurs milliers d’euros.

Vous vous êtes lancé sur Internet, dans un esprit start-up. Dix ans après, vous êtes le leader mondial de la chaussette. Votre stratégie a-t-elle évolué ?

Notre modèle reste la vente en ligne, avec 60 % de clients à l’étranger. Ce parti pris nous permet de tout externaliser. Nous ne sommes que sept salariés. L’ouverture de notre point de vente à Paris – le seul que nous ayons – a eu lieu, car nous cherchions des bureaux et que le local choisi disposait d’une partie boutique. Grâce à elle, nous avons le plaisir d’échanger avec nos clients.

Pour rester performant, il faut savoir se remettre en cause et innover…

C’est une préoccupation constante. Nous ne sommes pas exhaustifs et c’est un choix stratégique. Nous pensons qu’il est plus facile de choisir un modèle de chaussettes quand la sélection a été affinée, au préalable, par nos soins. Autre axe de développement : Internet. Nous travaillons notre référencement en permanence. Par exemple, nous faisons appel à des traducteurs pour que notre site soit le plus accessible possible. Cela nous a permis de progresser sur des segments de niche, comme la chaussette en cachemire.

Guillaume Tesson

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