Mansartis : « Nous privilégions encore les actions cotées dans le patrimoine des familles fortunées »

Acteur de premier plan sur les marchés des fusions acquisitions, du family office et de la gestion d’actifs, Mansartis propose une approche étendue à tous les aspects du patrimoine de ses clients, aussi bien à titre privé que professionnel. Guillaume Jalenques de Labeau, président directeur général, Alexandra Lanée, directeur du conseil patrimonial et Jacques Tebeka, directeur de la gestion, reviennent pour nous sur les challenges à relever en considération de la clientèle particulière d’un family office.

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Acteur de premier plan sur les marchés des fusions acquisitions, du family office et de la gestion d’actifs, Mansartis propose une approche étendue à tous les aspects du patrimoine de ses clients, aussi bien à titre privé que professionnel. Guillaume Jalenques de Labeau, président directeur général, Alexandra Lanée, directeur du conseil patrimonial et Jacques Tebeka, directeur de la gestion, reviennent pour nous sur les challenges à relever en considération de la clientèle particulière d’un family office.

Décideurs. Votre entreprise présente plusieurs casquettes. Comment mettez-vous en œuvre votre approche full services dans l’expérience de vos clients ?

A.L. Les clients viennent chez Mansartis parce que nous opérons une approche globale du patrimoine. La première étape est d’analyser la situation patrimoniale du client et ses objectifs. Notre travail est de l’accompagner sur la durée, dans une démarche full services et sur-mesure en collaboration avec un réseau de partenaires, aussi bien en France qu’à l’étranger. Nous avons constitué notre réseau de partenaires de manière à pouvoir répondre aux demandes de nos clients, quelle que soit leur situation géographique, ou celle de leurs proches.

G.J-L. Ce sont les besoins des clients qui vont déterminer notre périmètre d’intervention. Cela peut passer par une approche full services ou encore par une réponse à des besoins plus spécifiques comme la consolidation des actifs financiers ou le suivi des passifs et de la fiscalité. En tant qu’indépendants, notre rémunération par honoraires est une nécessité et un gage de transparence.

Comment vous différenciez vous des groupements bancaires ?

A.L. Les groupes bancaires vont proposer les services de leurs différents départements internes. Notre manière de procéder est différente : nous allons procéder à un appel d’offres auprès de différents intervenants afin de conserver notre autonomie.

G.J-L. En outre, notre conseil est proche de nos clients. En 35 ans, nous en sommes à la troisième génération de gestionnaires. Notre family office se voulant structurant, notre conseil est présent aujourd’hui et le sera toujours dans dix ans. Notre actionnariat familial est le gage de notre indépendance et de notre pérennité à travers les générations de clients. Par ailleurs, le fait d’être adossé à la société de gestion fait que l’on y retrouve notre ADN d’indépendance du conseil et d’actionnariat familial. C’est une vision du family office, où le family officer a une vision d’ensemble d’expertises internalisées.

Au cours des derniers mois, le contexte géopolitique mondial et européen s'est révélé être source d'incertitudes. Comment prémunir le patrimoine de familles fortunées dans un tel contexte ? 

J. T. Nous privilégions une approche de long terme, ainsi nous sommes moins sensibles dès que survient un léger sursaut de volatilité sur les marchés. Nous ne nous positionnons pas par rapport à la volatilité intraday des marchés. C’est en nous basant sur l’analyse des tendances macro et micro économiques ainsi que sur nos convictions que nous gérons l’allocation des actifs financiers de nos clients. En période d’incertitude on aura tendance à réduire l’expositions aux actifs risqués, notamment aux actions. À titre d’exemple, nous avons, à partir de la fin d’année 2017, progressivement réduit « la voilure » face à des marchés qui s’emballaient. Ceci étant dit, nous privilégions encore les actions cotées dans le patrimoine des familles fortunées. Le contexte économique actuel est celui d’un environnement positif qui pousse les investisseurs à s’interroger sur la fin des politiques accommodantes des banques centrales, notamment de la Fed qui a entamé sa phase de hausse des taux.

G.J-L. Si l’on se place du point de vue du family office, notre mission vis-à-vis de nos clients est de bien identifier les risques et de voir s’ils sont compatibles avec leurs horizons d’investissement ainsi que leurs objectifs sur ces périodes de volatilité plus forte. Nous avons récemment porté une attention particulière à la poche obligataire dont la duration a été réduite.

Propos recueillis par Yacine Kadri

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