M. Besson-Vivenzi (Metafore) : "Nous voulons créer des lieux de vie pour aider les entreprises à réunir autrement"

Lancée par deux entrepreneurs passés chez WeWork, metafore ouvrira dans quelques semaines son premier espace au 5 rue la Boétie dans le 8e arrondissement de Paris. Maxime Besson-Vivenzi, un des fondateurs, nous présente le concept et les ambitions de sa société.
Maxime Besson-Vivenzi (©D.R.)

Lancée par deux entrepreneurs passés chez WeWork, metafore ouvrira dans quelques semaines son premier espace au 5 rue la Boétie dans le 8e arrondissement de Paris. Maxime Besson-Vivenzi, un des fondateurs, nous présente le concept et les ambitions de sa société.

Décideurs. Quelle est la genèse de metafore ?

Maxime Besson-Vivenzi. J’ai travaillé chez WeWork entre 2016 et 2019. J’ai développé le premier centre du 33 rue la Fayette à Paris 9e puis les suivants. Le challenge était de motiver les équipes et leur ouvrir l’esprit en mettant le client au cœur de tout. En parallèle, nous recevions tous les jours des demandes d’entreprises qui souhaitaient organiser des séminaires et des réunions dans nos locaux car elles appréciaient notre ADN et notre état d’esprit. Mais il fallait être membre de WeWork pour avoir accès à ces services. Nous avons donc creusé le sujet par nous-même avec Romain Magri qui avait ouvert le WeWork du 198 Avenue de France dans le 13e arrondissement de Paris. Nous avons réalisé un business plan et nous nous sommes associés pour lancer metafore.

Pourquoi avez-vous choisi le nom « metafore » ?

La racine grecque du mot « Meta » exprime l’idée de but et « fore » véhicule le déplacement. Cela correspond bien à l’ADN de notre société : les personnes qui viendront dans nos espaces chercheront à déconnecter, à s’évader tout en suivant un séminaire, une formation, une réunion… Autre point intéressant, le mot metafore fonctionne bien dans une logique internationale.

"Nous avons mélangé différents codes pour donner corps à notre ambition"

Quel est votre concept ?

95 % des espaces de séminaires, de formations et de réunions se situent dans les hôtels, souvent dans des endroits aveugles comme les sous-sols. Ce constat vaut aussi dans les centres de coworking. Nous voulons changer la donne et créer des lieux de vie pour aider les entreprises à réunir autrement. Cela vaut pour les séminaires mais aussi les lancements presse, les cocktails, les dîners… Tous les aspects de la réunion et de l’événementiel nous intéressent. Notre objectif est d’aider les entreprises à renforcer leur lien social, d’augmenter la créativité pour accélérer l’innovation et d’avoir l’impact le plus limité possible sur l’environnement. Nous travaillons sur le concept depuis 18 mois et il prend tout son sens dans cet environnement post-Covid, notamment avec la généralisation du télétravail.

Nous avons mélangé différents codes pour donner corps à notre ambition : ceux de la maison en matière de design et de confort afin de conférer un sentiment de bien-être et de sécurité, ceux de l’hôtellerie avec le rôle central donné à l’hospitalité pour faire vivre une expérience inoubliable à nos clients, ceux de la restauration avec l’intégration de notre propre chef et sa brigade sur place, et enfin ceux du bureau avec, entre autres, des technologies de pointe qui permettent de travailler à distance.

Quelle est votre stratégie de développement ?

Notre premier espace ouvrira le 1er septembre au 5 rue la Boétie dans le 8e arrondissement. Nous avons choisi ce quartier pour son dynamisme ainsi que la proximité de la gare Saint-Lazare. Revisité par le duo d’architectes RMGB, il proposera six salles modulables et des espaces communs sur près de 700 m². Nous avons également commencé à étudier des sujets à l’Est de Paris. Nous cherchons des espaces à taille humaine avec du caractère non loin d’un métro.

"Nous avons participé au développement de WeWork en Europe et avons appris de cette expérience"

Comment allez-vous financer votre expansion ?

Nous avons rencontré un premier investisseur qui nous a mis en contact avec Aglaé (ndlr : le family office de Bernard Arnault), la société Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière, Financière Saint James (ndlr : le family office de Michaël Benabou) et Founders Future. Ces quatre entités ont une vision patrimoniale de l’investissement. Nous nous inscrivons dans un véritable partenariat avec eux et nous pourrions nous appuyer sur leurs forces pour accélérer notre développement. Ils partagent notre vision du monde de demain et seront capables d’accompagner notre montée en puissance.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?

Notre objectif est de faire en sorte que chaque personne puisse avoir accès à un espace metafore en moins de 30 minutes avec le métro. Nous observerons également avec attention le mouvement des cadres vers les villes secondaires. Nous pourrions accompagner cette tendance si le marché s’avère suffisamment profond. Nous n’excluons pas non plus de nous développer dans quelques années à l’international.

Nous ne souhaitons néanmoins pas aller trop vite. Nous avons participé au développement de WeWork en Europe et avons appris de cette expérience. La qualité du service rendu constituera notre boussole. Les personnes qui auront vécu notre expérience premium seront nos meilleurs ambassadeurs.

Propos recueillis par François Perrigault (@fperrigault)

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