Les prix d’acquisition des PME non cotées se stabilisent

L’évolution des valorisations des PME non cotées européennes marque un coup d’arrêt. Autour de dix fois l’Ebitda depuis un an et demi, les multiples d’acquisition s’établissent à 10,1 au troisième trimestre 2019, portés par les acquéreurs stratégiques.

L’évolution des valorisations des PME non cotées européennes marque un coup d’arrêt. Autour de dix fois l’Ebitda depuis un an et demi, les multiples d’acquisition s’établissent à 10,1 au troisième trimestre 2019, portés par les acquéreurs stratégiques.

Depuis le deuxième trimestre 2018, le prix d’acquisition des PME non cotées européennes oscille autour de dix fois l’Ebitda. L’Argos Index mid-market, indicateur de l’évolution des valorisations des sociétés non cotées, ressort à 10,1 au troisième trimestre 2019, plus haut historique atteint pour la troisième fois en un an.

Les corporates tirent les multiples vers le haut

L’écart se creuse entre les acquéreurs stratégiques et les fonds. Ces derniers disposent de davantage de liquidités mais demeurent plus prudents que les industriels, poussés à aller chercher de la croissance par acquisitions, qui paient en moyenne onze fois l’Ebitda contre 9,6 fois pour les investisseurs professionnels.

La comparaison avec les PME cotées s’accentue également. Les prix de ces dernières sont en baisse avec des multiples de 8,4 fois l’Ebitda, 30 % inférieurs à ceux payés par les industriels. Un écart trop important pour être expliqué par la seule finance – prime de contrôle ou décote d’illiquidité – mais qui découle des stratégies mises en place par les entreprises.

Des volumes en baisse

Les opérations de M&A se font plus rares sur le mid-market. Au troisième trimestre, moins de 200 ont été annoncées, soit 26 % de moins qu’au trimestre précédent, avec un recul de 34 % en valeur. Une tendance observée au niveau mondial. Depuis le début de l’année, l’activité décroche de 11 % en valeur et de 32 % en Europe.

La faute au ralentissement des cessions de filiales. Au troisième trimestre, elles ne représentent plus que 30 % des opérations contre 50 % en moyenne depuis 2014. Dans un contexte financier favorable pour les corporates, ces derniers n’ont pas besoin de liquidités et se séparent donc moins de leurs actifs. La mode n’est plus à la réorganisation de portefeuille.

Anne-Gabrielle Mangeret

Réalisé par Epslion Research depuis 2006, l’Argos Index mid-market mesure chaque trimestre l’évolution des valorisations des sociétés mid-market non cotées dans la zone euro sur les six derniers mois, sur la base d’un échantillon d’une centaine de transactions de prise de participation majoritaire par un fonds d’investissement.

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