L’un des amendements de la future loi sur les mobilités, devant autoriser les grandes agglomérations à installer un péage urbain, a été retiré. L’exécutif jugeant l'idée dangereuse au vu du climat politique actuel.

Lors de la consultation sur les mobilités menée en automne 2017 pour la loi L.O.M (loi d'orientation sur les mobilités), les collectivités locales avaient demandé au gouvernement un outil concret pour combattre la pollution et limiter la circulation des véhicules. D’abord intégré au texte, le « tarif de congestion » incluant un péage urbain a été abandonné par l'exécutif. Le dispositif en question était censé permettre aux grandes agglomérations de réduire le trafic automobile en plus de constituer une nouvelle source de revenu. Plafonné à 2,50 euros pour un véhicule léger, ce nouveau prélèvement menaçait « d'accentuer les fractures entre territoires », selon un porte parole ministériel. 

Bien que le gouvernement impute cet abandon au manque de villes s’étant déclarées favorables, l’agitation actuelle autour des taxes sur le carburant a potentiellement joué un rôle. Le gouvernement a également décidé d’ajourner l'instauration d'une vignette sur les poids lourds, une autre mesure de nature impopulaire et susceptible d’envenimer le climat de tension et l'hostilité aux politiques écologiques du gouvernement. Une tendance qui ne semble pas prête de s'inverser vu l'ampleur des mouvements de contestation. 
 

Jérémie Amsallem 

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