Les cabinets français full service

Cette catégorie est à l’image du barreau d’affaires français : multiple et incarnée par des entrepreneurs du droit. Bien souvent, l’ADN de ces cabinets réside dans la volonté du ou des fondateurs de proposer à leurs clients des services identiques à ceux des grandes firmes internationales, mais pour un tarif inférieur.

Cette catégorie est à l’image du barreau d’affaires français : multiple et incarnée par des entrepreneurs du droit. Bien souvent, l’ADN de ces cabinets réside dans la volonté du ou des fondateurs de proposer à leurs clients des services identiques à ceux des grandes firmes internationales, mais pour un tarif inférieur.

Affirmant une approche généraliste, ils placent les fusions et acquisitions au premier rang de leur priorité. Au-delà, leur développement se fera autour de toutes les matières qui composent les besoins des entreprises en prestations juridiques. La profitabilité de ces cabinets est très variable et dépend pour l’essentiel de la nature des clients. Élevée lorsqu’ils accompagnent des grands comptes français ou internationaux, elle tend à diminuer lorsque leur clientèle se compose de PME. Le système de rémunération ne suit ici aucune règle. Il est souvent déterminé par l’associé fondateur qui privilégiera tantôt la facturation, tantôt l’apport de dossiers.

Analyse : Étroitement liée à la profitabilité des cabinets, la rémuné- ration est très variable. Quand certains cabinets pratiquent le tarif UJA pour les jeunes collaborateurs, certains associés fondateurs – par ailleurs détenteurs de la majorité des parts sociales – peuvent afficher des rémunérations dignes de certains grands cabinets internationaux.

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Roland Dana, associé fondateur de DHC, livre son interprétation des rémunérations dans les cabinets full service :
Quels que soient la forme juridique et le régime fiscal du cabinet, les associés font face aux mêmes questions en matière de rémunération. Valorisation de l’apport, du développement, de la contribution à la gestion, de la détention du capital ou de l’apport en industrie… Les réponses à ces questions détermineront le fonctionnement du cabinet, la capacité des associés à travailler ensemble dans le temps, à promouvoir leurs collaborateurs et à attirer de nouvelles équipes. Entre le 100 % « eat what you kill » et le pur lockstep, il existe une infinité de possibilités. L’enjeu consiste finalement à définir des règles en harmonie avec le pacte qui lie les associés.

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retrouvez l'intégralité du dossier Enquête sur la rémunération des professions du droit

Ce dossier sur la rémunération est le fruit de plusieurs années de travail auprès des professionnels du droit. Son objectif : apporter un éclairage sur les disparités qui existent au sein de l’écosystème. Prévisibles car liées à la taille et au secteur de l’entreprise dans le cas des fonctions juridiques, celles-ci se révèlent subtiles et particulièrement importantes au sein des cabinets d’avocats. Cette étude menée auprès des cabinets et des professionnels du recrutement permet en effet de distinguer des rémunérations qui n’ont d’autres points communs que l’intitulé du poste du professionnel considéré. Dans un souci de confidentialité, la rédaction s’est refusée à divulguer les noms des firmes qui nous ont aimablement fourni des informations que nous savons sensibles. Pour autant, nous avons pris le parti de segmenter le marché en huit catégories représentant selon nous l’essentiel des cabinets d’affaires qui animent aujourd’hui le marché français. Éternel work in progress, cette enquête est la première du genre et sera régulièrement mise à jour à mesure qu’évolue le marché du droit.
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