Les affaires de la famille Trump dans la tourmente

Le coronavirus n’épargne rien ni personne. La holding qui gère les affaires de la famille du président des États-Unis, la Trump Organization, en fait les frais. Face à une perte de chiffre d’affaires qui pourrait s’avérer colossale, le groupe se tourne vers son principal créancier : la Deutsche Bank.

Le coronavirus n’épargne rien ni personne. La holding qui gère les affaires de la famille du président des États-Unis, la Trump Organization, en fait les frais. Face à une perte de chiffre d’affaires qui pourrait s’avérer colossale, le groupe se tourne vers son principal créancier : la Deutsche Bank.

Des hôtels, des terrains de golf, des spas, des restaurants… En bonne partie dédiée aux activités hôtelières et de loisirs, l’activité du groupe de la famille Trump subit de plein fouet les effets du coronavirus. Les mesures de confinement ou de fermetures décidées à travers le monde ne font assurément pas les beaux jours de la Trump Organization. Cette holding, qui chapeaute tous les actifs de Donald Trump, est dirigée, depuis son élection, par ses deux fils : Eric et Donald Jr. Aujourd’hui confrontée à de sérieuses difficultés financières, elle se serait rapprochée à la fin du mois de mars de la Deutsche Bank, l’un de ses principaux créanciers. L’objectif ? Parvenir à obtenir le report de certaines échéances de remboursement.

Selon les informations du New York Times et de plusieurs autres médias, le conglomérat de la famille Trump devrait encore plusieurs centaines de millions de dollars à la filiale américaine de banque allemande, considérée comme l’un de ses plus fidèles soutiens financiers. Cette dernière est l’un des seuls établissements à avoir continué à prêter de l’argent au magnat de l’immobilier après les faillites en cascade de plusieurs de ses casinos dans les années 1990. Les discussions entre la Deutsche Bank et son débiteur ne font que commencer. « Ces jours-ci, tout le monde travaille ensemble : les locataires avec les propriétaires, les propriétaires avec les banques. », a déclaré Eric Trump, vice-président exécutif de la Trump Organization, dans une déclaration transmise à l’AFP. D’ailleurs, la banque n’est pas le seul créancier avec lequel la holding de la famille Trump tente de négocier. Le comité de Palm Beach aurait également été approché pour voir si un moratoire sur le paiement du loyer dû au titre de l’occupation de l’espace du Trump International Golf Club pourrait être accordé, selon La Nouvelle Tribune.

Ironie de la situation, la Trump Organization ne peut pas demander à bénéficier des mesures exceptionnelles mises en place par le gouvernement. En effet, le plan massif de relance américain ne saurait profiter au président des États-Unis en application d’une clause spécifique le lui interdisant expressément – ainsi qu’aux aux membres du Sénat, du Congrès ou du gouvernement et à leur famille qui possèderaient une part majoritaire au sein d’une entreprise. Une situation qui n’a pas manqué d’interroger certains observateurs qui ont vu dans l’insistance présidentielle à vouloir lever extrêmement rapidement le confinement une motivation très personnelle.

S.V.

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