Le marché automobile chinois passe la seconde

Afin de relancer une industrie en phase de ralentissement et éviter une surproduction, le président chinois, Xi Jinping, a fait part de son intention de libéraliser le marché automobile de son pays. Les constructeurs occidentaux voient d’un mauvais œil l’arrivée de ses nouveaux concurrents à bas coût.

Afin de relancer une industrie en phase de ralentissement et éviter une surproduction, le président chinois, Xi Jinping, a fait part de son intention de libéraliser le marché automobile de son pays. Les constructeurs occidentaux voient d’un mauvais œil l’arrivée de ses nouveaux concurrents à bas coût.

Arrivé à maturité, le secteur automobile chinois n’est plus suffisant pour satisfaire les ambitions des constructeurs du pays. Les ventes ont augmenté de « seulement » 2,1 % en 2017, contre 14 % l’année précédente, selon le cabinet PwC. Malgré cette baisse, la Chine représente toujours, avec 27 millions d’immatriculations en 2017, le plus grand marché mondial. Mais ce qui inquiète surtout le gouvernement, c’est le risque de surproduction.

Ouverture à double tranchant

Les constructeurs automobiles chinois doivent partir à la conquête de l’international pour éviter un tel scénario. Un pari risqué. Jusqu’à présent, ils étaient très protégés. Le marché automobile chinois est le plus réglementé au monde, imposant des contraintes aux constructeurs étrangers, telles que le transfert de technologies ou encore l'impossibilité de consolider leurs comptes. Afin de libéraliser le marché, le président chinois va mettre fin à la règle qui leur impose des partenariats avec les acteurs locaux dans le cadre de coentreprises où ils ne peuvent pas détenir plus de 50% des parts. Les droits de douane seront réduits et la régulation sur les coentreprises de voitures électriques, supprimée dès 2018, d'après le Wall Street Journal. Le cabinet Deloitte, quant à lui, estime qu’il est primordial d’assouplir les règles de construction.

Pourtant Xi Jinping reste pour l’instant vague sur les changements qui seront engagés. Pour l’heure, la réforme annoncée du marché n’est pas du goût de tous les constructeurs automobiles étrangers. Ceux déjà très implantés font grise mine. General Motors, par exemple, possède 14 % du marché chinois grâce à la dizaine de joint-ventures qu’il a créé depuis les années 90. Les constructeurs occidentaux craignent pour leurs ventes. Les entreprises chinoises ont acquis une maturité industrielle et technologique, ayant aujourd’hui les moyens nécessaires de lutter à armes égales. C’est donc confiant que Xi Jinping pousse ses constructeurs automobiles à se lancer sur le marché international. Même si au premier semestre 2017, la production nationale destinée à l'export atteignait à peine les 3 %.

Morgane Al Mardini 

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