Le chiffre du jour : 16 MD€

C’est le montant que représente la lutte des banques françaises contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme chaque année. Un chiffre en constante hausse qui commence à affecter sérieusement les finances de certains établissements comme le dévoile la première étude européenne en la matière.

C’est le montant que représente la lutte des banques françaises contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme chaque année. Un chiffre en constante hausse qui commence à affecter sérieusement les finances de certains établissements comme le dévoile la première étude européenne en la matière.

L’éditeur de logiciels de gestion des risques LexisNexis Risk Solutions dresse un bilan frustrant de la situation financière des banques françaises. En plus de perdre des moyens en raison du blanchiment d’argent, les établissements de crédit tricolores doivent également supporter des coûts irrécupérables dans la lutte contre cette pratique. Ceux-ci étaient évalués à 13,22 milliards d’euros en 2015 et seize milliards aujourd’hui, soit une hausse de 10 % en un an.

Le renforcement et l’élargissement des prérogatives du Groupe d'action financière (Gafi) à la demande des ministres du G20 en avril 2016, entre autres, constitue un « défi existentiel à long-terme pour les entreprises assujetties à ce cadre réglementaire » pour Kader Djouadi, directeur commercial de l’Europe francophone chez LexisNexis. Les coûts d’adaptation sont estimés à environ dix-neuf milliards d’euros pour l’année 2017, avec une hausse identique pour les deux dernières années de l’ordre de 21 % pour les plus grandes institutions.

Gagner en productivité pour optimiser ses coûts

Si ces dernières sont relativement robustes financièrement, ce n’est pas toujours le cas des plus petits groupes. L’accroissement de leurs dépenses dans ce domaine, qui ne devrait pas dépasser 16 % en moyenne, constitue un enjeu de taille pour eux, à hauteur de 5,4 % de leurs actifs totaux. Et les banques sont tenues de respecter leurs engagements sous peine de se voir infliger une amende. Alors que le principal poste concerne l’expertise des clients, qui représente 40 % des dépenses effectuées, des gains de productivité majeurs restent envisageables. L’arbitrage travail-capital est de l’ordre de 73 %/27 % actuellement : un recours trop important au travail humain, lorsque, selon l’étude, les technologies modernes d’automatisation des tâches pourraient faire gagner 25 % d’efficacité opérationnelle aux établissements de crédit.

A.R.

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