La veille urbaine du 3 mars 2020

La mise au point d'Hermitage, les reports de salons professionnels qui s’enchaînent, les préconisations de Roland Berger et Kisio pour fluidifier les grands axes franciliens… Décideurs vous propose une synthèse des actualités immobilières et urbaines du 3 mars 2020.

La mise au point d'Hermitage, les reports de salons professionnels qui s’enchaînent, les préconisations de Roland Berger et Kisio pour fluidifier les grands axes franciliens… Décideurs vous propose une synthèse des actualités immobilières et urbaines du 3 mars 2020.


Bouygues Immobilier aménagera le quartier de la gare de St-Julien-en-Genevois


La ville de Saint-Julien-en-Genevois et la Communauté de communes ont notifié un traité de concession en faveur d'UrbanEra, la direction grands projets urbains de Bouygues Immobilier, pour le réaménagement des 60 000 m² du quartier de la gare. « St-Julien-en-Genevois connait, comme la plupart des communes du Genevois Français, une forte croissance démographique, précise le communiqué de presse. Pour y répondre il lui faut produire des nouveaux logements accessibles pour les habitants et réorganiser les mobilités à l'échelle du territoire tout en préservant l'environnement ». Le projet UrbanEra repose sur 3 piliers - environnement, mobilité et mixité. A Saint-Julien-en-Genevois, UrbanEra développera ainsi un quartier bas carbone. A l'échelle des bâtiments, cet objectif devrait être atteint grâce à l'utilisation de matériaux biosourcés pour la construction, en majorité le bois (partenariat local avec le Pôle Excellence Bois), et au recours aux énergies renouvelables (photovoltaïque et biomasse). A l'échelle du quartier, le projet favorise la renaturation de la rivière l'Arande et la création d'espaces paysagers au cœur des constructions. Le réaménagement du quartier de la gare s'articule autour du PEM (pôle d'echange multimodal) dont la livraison est prévue fin 2023, concomitamment à l'arrivée du Tramway à St-Julien (reliant Genève en 30 minutes). Au sein même du quartier, la création d'un parking de 500 places, de pistes cyclables et de zones piétonnes, doit compléter l'offre du PEM, limiter la circulation des voitures en centre-ville et favoriser les mobilités douces. Le quartier de la gare proposera des logements intégrant une mixité sociale (60 % en accession libre, 10 % abordable et 30 % social), ainsi qu'une mixité fonctionnelle : un hôtel, des commerces, des bureaux, une crèche, un pôle de santé, une conciergerie, un équipement public, et des services liés à la mobilité. Articulée en plusieurs phases, la réalisation du projet s'étendra sur une dizaine d'années. Avec l'aménagement du quartier de la gare de Divonne et celui de la Zac Etoile à Annemasse, ce sont au total près de 300 000 m² qui seront aménagés dans les années à venir par la direction des grands projets urbains de Bouygues immobilier.

 

Eiffage remporte la rénovation de l1ve, avenue de la Grande Armée à Paris 16e

(©Baumschlager Eberle)

Eiffage, au travers de sa filiale Eiffage Construction, vient de se voir confier par le groupe Gecina la rénovation de l’ancien siège social de Peugeot - rebaptisé l1ve - situé au 75 avenue de la Grande Armée à Paris. Le projet, mené en entreprise générale par Eiffage Construction et conçu par le cabinet d’architecture Baumschlager Eberle, porte sur la réhabilitation lourde d’un ensemble de 33 500 m² répartis sur 9 étages et 6 niveaux de sous-sols. Les travaux ont débuté en décembre après une première phase d’études de 10 mois. La livraison est prévue en 2022. L’opération vise les labels et certifications HQE BD niveau Exceptionnel, LEED Gold minimum, WELL, BiodiverCity et WiredScore. L1ve est actuellement en lice en finale des MIPIM Awards 2020 dans la catégorie « Best Futura Project ».

 

La mise au point d’Hermitage


Suite à la parution de plusieurs articles de presse ces derniers jours, le porteur d’Hermitage Plaza à La Défense a émis un communiqué de presse pour apporter des précisions sur l’avancement du projet. Il assure que les permis de démolir sont toujours valable. « Le projet bénéficie de 8 permis de démolir qui sont tous valides et dont les 2 premiers ont déjà été mis en œuvre, déroule le groupe. Les autres seront mis en œuvre au fur et à mesure des besoins et bien évidemment à l’intérieur de leur période de validité. Ils n’avaient pas besoin de prorogation. C’est dans un scenario alternatif envisagé en 2019, dans l’hypothèse d’un démarrage plus éloigné, qu’Hermitage avait engagé l’année dernière le dépôt de nouveaux permis de démolir par précaution. Les travaux correspondants ayant pu être lancés plus rapidement, ces demandes n’ont pas été conduites jusqu’au bout et se sont naturellement soldées par un rejet. » Hermitage explique ensuite que le protocole avec Paris La Défense est toujours valable également : « D’une part, aucune indemnité d’immobilisation n’était prévue et ne peut être due avant la signature des promesses de vente qui était l’objet même de ce protocole et dont Paris La Défense a retardé abusivement la signature, jusqu’à présent, et parce que d’autre part, ce protocole a été validé par le conseil d’administration de l’établissement public Epad, devenu Epadesa et aux droits et obligations desquels est venu l’établissement public Paris La Défense et que ce projet s’inscrit dans l’objet même de cet établissement d’aménagement de l’opération d’intérêt national de La Défense. Ainsi, seul le conseil d’administration de Paris La Défense est habilité à se prononcer sur la validité et les modalités d’exécution de ce protocole, sous le contrôle du Préfet de la Région Ile de France qui supervise cet établissement public pour le compte de l’Etat. » Hermitage indique également avoir adresser une mise en demeure au président (Patrick Devedjian) et à la directrice générale (Marie-Célie Guillaume) de l’établissement public Paris La Défense d’exécuter le protocole « en remplissant au plus vite leurs obligations contractuelles et en signant enfin les promesses de vente prévues, sous peine naturellement de dommages et intérêts très substantiels pour cet établissement puisque chiffrés à plus d’1 Md€ à l’heure actuelle ». Enfin, concernant une présentation de projets alternatifs sur le site, « elle ne pourrait intervenir qu’à la suite d’une décision du conseil d’administration qui l’aurait validée et seulement si ce dernier avait préalablement été amené à valablement résilier le protocole en cours sur ce site, écrit le groupe. Or, ce protocole est toujours valable, Hermitage est pleinement propriétaire de plusieurs lots et plusieurs droits sur ce site, et contrôle tout le foncier privé de son opération (comme il s’y était engagé par le protocole) et Hermitage bénéficie de permis de construire valables jusqu’en mars 2024. Ainsi aucun projet alternatif sur ce site ne pourrait être présenté sans constituer une nouvelle violation des accords entre Hermitage et PLD et des règles propres de fonctionnement de cet établissement. »

 

L’Etat acquiert l’ancien siège du Parisien pour y réaliser la nouvelle cité du renseignement


Le groupe Amaury a cédé à l’Etat français plus de 50 000 m² de terrain à Saint-Ouen pour accueillir la DGSI. Cette acquisition va de ce fait rendre possible l’édification d’une nouvelle cité du renseignement apte à abriter plus de 5 500 agents du gouvernement. L’ancien siège du Parisien, situé en face du marché « Les puces de Saint-Ouen », est également à proximité du chantier dédié à la construction du village olympique et paralympique de 2024. Le groupe Amaury a été conseillé par Goodwin Procter et Colliers International.

 

Clarion Gramercy investit 134 M€ en France et réalise 2 développements logistiques

L’entrepôt acquis par Clarion Gramercy près de Dijon

Clarion Gramercy (CG), gestionnaire de fonds d'investissement immobilier spécialisé dans les actifs logistiques et industriels, s’est engagé à financer deux entrepôts de classe A sur des sites logistiques français pour un montant total de 122,5 M€. En outre, CG a acquis un entrepôt de 18 857 m² pour 11,5 M€. Les trois opérations, dont deux développements en blanc, sont réalisées pour le compte de l'un de ses fonds sous gestion. Elles portent le volume d'investissement de CG en France à plus de 350 M€ depuis début 2018. À Réau, plateforme logistique phare située à environ 40 km au sud-est de Paris, CG financera le développement spéculatif d'un entrepôt logistique générique de classe A présentant une surface totale de 68 642 m². La construction de l’entrepôt qui offrira une hauteur libre de 11,5 mètres commencera au premier trimestre 2020 et devrait durer environ 12 mois. Nexity sera responsable de la phase de développement. Le site est situé sur le parc d’activités de l'A5-Sénart. Le second développement spéculatif est situé à Brebières, où la construction de l’entrepôt de 69 134 m² est en cours, avec une livraison prévue au T4 2020. Goodman est en charge de sa réalisation. L’actif présentera lui aussi une hauteur libre de 11,5 m. Pour sa troisième transaction, CG a acquis un entrepôt de 18 857 m² précédemment détenu par Amundi Real Estate pour un montant de 11,5 M€. Situé à Gevrey-Chambertin, près de Dijon, l’entrepôt est loué à long terme à Gealan Sarl, fabricant de fenêtres, et au constructeur international Jtekt Automotive qui en fait son centre de distribution principal en France. Pour l’entrepôt de Réau, Clarion Gramercy a été conseillé par BNP Paribas les aspects commerciaux de la transaction et par Herbert Smith Freehills sur le plan légal. Pour les transactions de Brebières et de Dijon, Clarion Gramercy a été conseillé Herbert Smith Freehills.

 

La Française REM signe l’immeuble Skyline à Toulouse

(©D.R.)

La Française Real Estate Managers (REM) a acquis, auprès d’un fonds géré par Keys REIM, le Skyline, un immeuble de bureaux, situé sur le boulevard André Netwiller dans le quartier Borderouge à Toulouse. L’actif se situe à 20 minutes en tramway de la gare TGV et à 15 minutes en voiture de l’aéroport de Blagnac. Livré fin 2018, l’immeuble de 2 164 m² est entièrement loué à 3 locataires avec une durée d’engagement ferme résiduelle d’environ 8 ans. Certifié HQE Excellent, le Skyline vise une consommation énergétique de 97,67 kWhEP/m².an et des émissions de GES de 3 kgéqCO2/m². Cette transaction a été réalisée pour le compte de la SCPI Crédit Mutuel Pierre 1. Dans cette opération, La Française REM a été conseillée par l’office notarial Graf Notaires. Keys REIM a été conseillé par 1768 Notaires. Enfin les deux parties ont été conseillées par CBRE.

 

Swiss Life AM France s’offre le portefeuille Margaux en Espagne


Swiss Life Asset Managers France a concrétisé l’acquisition d’un portefeuille de 4 hôtels espagnols, baptisé « Margaux », pour le compte de l’OPCI SwissLife Dynapierre. Il est composé de deux hôtels situés sur l’île de Majorque : « Icon Valparaiso » d’une surface totale de 2 050 m² situé en front de mer, et « Vistamar » un hôtel de luxe d’une surface totale de 10 050 m², situé sur la baie de Portocolom à proximité du golf Vall d'Or. Le portefeuille comprend également une résidence hôtelière située sur l’île de Minorque à 10 km de l'aéroport. Cette résidence au sud-est de l'île, d’une surface totale de 7 346 m² se situe au sommet d'une falaise avec vue sur la mer, dans la crique de Binibeca. Enfin le Gran Hotel Monterrey, d’une surface totale de 7 304 m², est une oasis de vacances située à quelques pas du centre de Lloret de Mar sur la Costa Brava. Cet hôtel 5 étoiles comprend un spa, un casino et 4 terrains de golf à proximité. Tous les actifs ont récemment été rénovés. Ils offrent des baux d’une durée moyenne de 11 ans, avec Pierre & Vacances (qui gère trois des actifs) et Hotelatelier (qui gère l'hôtel Valparaíso sous sa bannière Icon).

 

La SCPI Eurovalys étoffe son portefeuille en Allemagne


La SCPI Eurovalys, gérée par la société de gestion Advenis Real Estate Investment Management (Advenis REIM) et investie principalement en Allemagne, a réalisé un nouvel investissement près de Ingolstadt pour un montant de plus de 25 M€ hors droits. L’acquisition consiste en un ensemble immobilier à usage de bureaux, construit en 2015. La surface locative totale est de 9 153 m² et dispose de 233 places de parkings L’immeuble est entièrement loué à deux sociétés avec des baux fermes d’une durée résiduelle de 5 ans. Cette acquisition a pu se réaliser grâce à l’acquisition par des entités liées au groupe Inovalis au moment de la cession, de la société vendeuse de l’immeuble

 

Laurent Mourey nommé DG de Linkcity Ile-de-France


Martial Desruelles, directeur général de Linkcity France, a nommé Laurent Mourey directeur général de la filiale francilienne, Linkcity Ile-de-France. Pour l’accompagner dans ses missions opérationnelles, Laurent Mourey s’appuiera sur Stéphane Slama-Royer, directeur général délégué, en charge de la direction logements et multi- produits. Il est entouré de David Marquet, directeur général adjoint en charge de la direction des programmes et de la transformation digitale, de Raphaël Dreux directeur délégué et Olivier Raoult, directeur, en charge de la direction du développement. Laurent Mourey s’appuiera également sur Marie-Eve Raux-Schmitt, directrice du développement Immobilier d’entreprise, et Rodolphe Petit-Damico, directeur du développement hôtellerie. Laurent Mourey est ingénieur ESTP 88. Il débute sa carrière chez Bouygues Bâtiment Nord-Est en 1989 où il occupe successivement des postes de responsable travaux puis commercial avant de rejoindre Linkcity en 2000. Il est nommé directeur de Linkcity Nord-Est en 2008 ; il rejoint en 2018 le comité exécutif de Linkcity France, en tant que directeur général adjoint, en charge de la façade Est. Laurent Mourey a développé ces dernières années l’activité immobilier d’entreprise sur ce territoire (Le Biotope à Lille, Archipel à Strasbourg...).

 

Mathieu Lepeltier prend la direction générale de Crédit Foncier Immobilier


Mathieu Lepeltier a été nommé directeur général de Crédit Foncier Immobilier (CFI) le 1er mars 2020. Il est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Techniques Avancées, et titulaire d’un DEA de Finance de Paris-Dauphine. Après un début de carrière à la banque d’affaires du Crédit Commercial de France, Mathieu Lepeltier passe quatre années à Londres en project finance chez Natwest Markets. Puis, il rejoint Dexia où il est responsable des financements télécom, puis directeur des risques du Crédit local de France avant de prendre la direction des engagements du groupe Dexia. Directeur général adjoint du Crédit Foncier depuis 2011, Mathieu Lepeltier a assuré successivement la direction des risques et de la conformité, la direction du réseau des particuliers, puis celle de l’ensemble du pôle commercial (marché corporate et particuliers).

 

Amélie Pinçon réélue présidente de l’Ajedim Assas


Lors de la dernière assemblée générale annuelle de l’Ajedim Assas (Association des juristes et étudiants en droit immobilier de Paris II Assas) Amélie Pinçon (avocate associée, Simon Associés) a été réélue présidente de l’association pour un second mandat de 3 ans. Le bureau de l’Association a aussi été reconduit et restera donc composé de Anne Muzard (notaire associée - LBMB) et Christophe Volle (directeur investissement résidentiel et actifs gérés - JLL) vice-présidents ; Aude Dewilde (avocate - Fairway Avocats) trésorière et Jonathan Jacquot (responsable juridique immobilier - Aegide Domitys) secrétaire général. Le conseil d’administration a lui été renouvelé et sera donc composé de Jean-François Moalic (président - Corriddoor), Thomas Brault (directeur capital markets - Colliers), François Danemans (avocat), Edouard Vitry (avocat associé – K&L Gates), Ariane Dienstag (présidente - Ariane Dienstag SAS), Marie-Alexandra Vankemmelbeke (avocate), Blandine Bourelle (avocate – K&L Gates), Mary Dutton (avocate - Fairway Avocats), Mirentxu Griot (avocate - Lacourte Raquin Tatar), Pauline Roland (avocate - De Pardieu Brocas Maffei), Robin Verrecchia (élève-avocat - DS Avocats) et Jonathan Do Cong Minh (chef de projet immobilier - GRDF). L’association, créée en 1987, regroupe les anciens élèves du master 2 de droit immobilier et de la construction et du CERCOL (Centre d’etudes et de recherches sur la construction et le logement) soit plus de 1 200 professionnels de l’immobilier.

 

Le SIEC 2020 reporté…


La crise du Covid-19 a entraîné l’annulation ou le report de plusieurs événements en France. Dans ce contexte, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) a pris la décision de reporter le Siec 2020 aux 17 et 18 juin prochains à Paris Expo Porte de Versailles. « D’ici là, la santé et la sécurité de tous les participants à l'événement étant notre priorité n° 1, nous surveillons la situation en permanence, précise le communiqué de presse. Nous suivons les dernières directives des autorités locales, nationales et internationales, ainsi que de l’Organisation Mondiale de la Santé pour garantir que les participants au Siec passent un séjour productif à Paris, en toute sécurité. »

 

... tout comme la SITL 2020…


En raison des circonstances liées à l’épidémie de coronavirus COVID-19, et dans le contexte de la décision du gouvernement prise le 29 février 2020 relative aux manifestations en France pour lutter contre l’expansion de l’épidémie, Reed Expositions France, organisateur de la SITL, a annoncé que l’édition 2020 de l’événement est reportée à une date ultérieure « qui sera communiquée dans les prochains jours ». « La santé de nos clients, de nos partenaires et de nos collaborateurs a toujours été notre priorité, précise Michel Filzi, président de Reed Expositions France. Nous sommes pleinement conscients des inconvénients causés par cette situation que le contexte impose à l’ensemble de nos clients, partenaires et prestataires. Reed Expositions France va donc redoubler d’efforts pour accompagner ses clients, exposants et visiteurs, et ses partenaires, pour préparer l’édition à venir. »

 

…  et le BIM World - Smart Data 2020

(©Engg317 [CC BY-SA 4.0])

Suite aux dernières annonces gouvernementales liées au coronavirus (Covid-19), le commissaire général de BIM World - Smart Data Christophe Féry a annoncé le report de l’édition 2020 les 26 & 27 mai à Paris Expo - Porte de Versailles (initialement prévu les 31 mars et 1er avril). « Le bien-être et la santé de tous les partenaires et des participants sont notre priorité, précise le communiqué de presse. Notre objectif inchangé est de continuer à fédérer ensemble, tous les acteurs de la transformation digitale des marchés de la construction, de l'immobilier et de l'aménagement urbain. »

 

Les professionnels de l’immobilier s’inquiètent de l’érosion des commissions en France


SIOR (Society of industrial & office realtors) a dévoilé les résultats de son enquête annuelle 2020 menée auprès d’agents et conseillers immobiliers spécialisés dans l’immobilier de bureau et industriel. Principal enseignement : la profession exprime une inquiétude généralisée quant à l'érosion des commissions en Europe. Ce sont les Français qui expriment l’inquiétude la plus vive avec plus d'un tiers des participants qui citent l'érosion des commissions comme plus préoccupante que le ralentissement économique mondial ou encore le Brexit. Alors que la majorité des participants Français anticipent une augmentation de l’activité sur 2020, ils déclarent être en parallèle soumis à une pression croissante pour réduire leurs commissions. « Le plus grand défi auquel notre profession est confrontée, tout particulièrement en France, est celui d'éduquer les clients sur le fait que des conseils de qualité ne peuvent être dispensés dans un contexte où les honoraires sont revus à la baisse, souligne Matthew Leguen de Lacroix, directeur, SIOR Europe. Les répondants à notre enquête étant aussi bien des agents indépendants que des dirigeants de grands cabinets de conseil internationaux, il est intéressant de voir à quel point cette préoccupation fait consensus à tous les niveaux. » Les agents et conseillers actifs dans le domaine de l’immobilier industriel sont de loin les plus optimistes, ils citent notamment la croissance continue du e-commerce comme moteur clé de croissance sur leur marché. Les répondants français sont également ceux qui font preuve du plus grand optimiste quant à leur marché domestique, citant des facteurs positifs comme la croissance de l’économie et la hausse des transactions prévues pour 2020.

 

Omnes investit dans Better Energy et réalise le premier closing de son fonds Capenergie 4


Omnes prend une participation minoritaire dans Better Energy, fournisseur d’énergie solaire danois, en investissant 30 M€ via Capenergie 4. Cette opération est le premier investissement de ce véhicule de quatrième génération en cours de levée, dédié aux énergies renouvelables. Omnes a également annoncé à cette occasion le premier closing de Capenergie 4 à 380 M€ (taille cible de 500 M€). Omnes a reçu le soutien de ses investisseurs historiques et de nouveaux investisseurs institutionnels français et internationaux. Avec un engagement de 75 M€, la Banque européenne d'investissement soutient Capenergie 4 en tant qu'investisseur de référence. La stratégie des fonds Capenergie consiste à apporter des capitaux à des développeurs d'énergies renouvelables européens pour leur permettre de devenir des producteurs d'électricité indépendants.

 

Roland Berger et Kisio dévoilent sept préconisations pour améliorer la fluidité des grands axes franciliens


La mobilité est un sujet majeur dans le débat public à l'heure où la campagne des élections municipales est dans dernière ligne droite. Roland Berger et Kisio ont réalisé pour l’occasion une étude sur l’utilisation des grands axes de circulation franciliens, avec un accent mis sur le boulevard périphérique, et proposent des solutions pour améliorer la fluidité des déplacements.
Ils suggèrent d’instaurer de nouvelles offres de mobilité adaptées aux différentes natures de flux, en intégrant les solutions futures du Grand Paris : mise en place de navettes reliant les zones de petite couronne les plus émettrices et réceptrices (Vitry/Ivry à Montreuil, Saint Denis ou la Défense), renforcement de l'offre de transports en commun et de transport à la demande ciblée sur la mobilité nocturne, en ciblant les flux depuis et à destination de la zone aéroportuaire de Roissy.
L’étude évoque également l’idée de redéfinir l’usage du véhicule privé en poursuivant la politique de réduction de vitesse sur le périphérique, en incitant les usagers à la frugalité (notamment pendant les heures de pointe ou les jours de fort trafic comme le vendredi), en priorisant l'accès au périphérique selon le niveau de besoin et en mettant en place des (éco)-labels pour les usagers.
Les changements de comportement de mobilité sont également encouragés avec la réduction de la contribution relative au versement transport pour les entreprises en contrepartie de la mise en place d'un système de télétravail régulier, et l’augmentation des subventions pour l'adoption de modes de déplacement propres.
Roland Berger et Kisio préconisent en parallèle de favoriser les transports partagés sur le périphérique en créant une voie réservée au covoiturage et aux transports publics sur le périphérique par exemple entre Paris et l'aéroport Charles de Gaulle, afin d'augmenter le taux d'occupation des véhicules individuels. Les modes autorisés à circuler seront les transports en commun, taxis, VTC et véhicules privés.
L’adaptation et la modernisation de l’infrastructure constituent la cinquième proposition. Elles se concrétiseraient par l’introduction des voies réversibles sur les grands axes de circulation approvisionnant le périphérique pour ajuster le nombre de voies à la demande aux heures de pointes (e.g. plus de voie vers Paris le matin, moins le soir) ; par le recours à  l'intelligence artificielle pour mettre en place des "feux intelligents" afin d'adapter, entre autres, la durée des feux à la densité du trafic routier ; par la construction de nouvelles infrastructures protégées et adaptées pour les modes actifs dont les origines/destinations seront à cibler, par la réalisation et le renforcement de l'offre de parking à l'entrée de la ville – à associer à une offre efficace de transport public ; par le développement des routes intelligences avec une vitesse adaptée au volume et à la nature du trafic.
Le soutien au réseau de transports en commun nocturne est également avancé avec la mise en en place de services de transport à la demande ciblés sur les destinations majeures (plateformes logistiques, aéroports) ; l’établissement d’un partenariat avec les offres de VTC existantes pour subventionner en partie les courses au départ ou à l'arrivée des arrêts de Noctiliens.
Enfin, l’étude suggère de réguler les transports logistiques en limitant les horaires de livraison durant les heures de pointes, en interdisant l'accès au périphérique aux poids-lourds en transit dans la journée (7h-20h) ; en dédiant des voix aux poids-lourds durant certaines heures privilégiées afin de favoriser le report des livraisons (3h-6h).

Par François Perrigault (@fperrigault)

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