Dématérialisation, analyse des données, prévention de risques, détection de fraudes et bien d’autres fonctionnalités, la technologie est désormais présente dans tous les pans de la direction financière. Le rapport annuel n’échappe pas à cette règle. Analyse.

Véritable instrument de la communication financière de l’entreprise, le rapport annuel rassemble les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe), les comptes sociaux ainsi que l’ensemble des informations concernant l’entreprise. Généralement à la destination des investisseurs, le rapport annuel s’adresse aussi à toutes les parties prenantes, stakeholders, de l’entreprise. Alors que la confiance entre l’entreprise et ces derniers s’était érodée durant la décennie 2000 (scandale Enron, crise financière…), les avancées technologiques, qui n’ont cessé croître ces dernières années, sont venues à point nommé pour permettre aux directions financières de rétablir la confiance d’antan.

La transformation digitale et le traitement massif des data donne la possibilité aux fonctions financières d’étayer leurs comptes annuels de manière plus exhaustive. Encore faut-il le faire. Dans l’étude « Comment l’exploitation des technologies permet au rapport annuel d’accroître la transparence et la confiance envers les entreprise ? » publiée par EY, 49 % des directeurs financiers interrogés déclarent qu’ils passent plus de temps à recueillir des données qu’à les analyser et les exploiter. Si la robotisation et l’utilisation de l’intelligence artificielle permettraient d’automatiser des tâches, de prédire des scénarios et donc de contourner les écueils du data scraping, 41 % des DAF déplorent le manque de communication entre les services informatiques et financiers. Cette déficience serait alors un frein à l’intégration des nouvelles technologies.

Les exigences émanant des stakeholders (employés, État, collectivité territoriale, riverain, ONG…) se sont renforcées au fil des années, en témoignent l’évolution des réglementations en matière de RSE. Ainsi, selon la même étude menée par EY, si 62 % des investisseurs déclarent avoir confiance dans la qualité des rapports annuels, cette statistique s’envole quand les entreprises intègrent des données extra-financière (soit 83 %). En plus de donner un gage d’assurance en matière de stratégie environnementale, sociale et gouvernementale, les données extra-financières sont des éléments essentiels à la mesure des actifs incorporels comme le déclarent 73% des DAF interrogés. Ces actifs représentent 59 % de la valeur de marché des entreprises de l’indice S&P 100.

SA

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