La relance s'appuiera sur l'activité partielle

Lors de sa prise du parole du 14 juillet, le président de la République a rappelé l'importance du dialogue social en ces temps de crise. Si l'emploi en général est une priorité pour le gouvernement, celui des jeunes se trouve en haut de la pile.

Lors de sa prise du parole du 14 juillet, le président de la République a rappelé l'importance du dialogue social en ces temps de crise. Si l'emploi en général est une priorité pour le gouvernement, celui des jeunes se trouve en haut de la pile.

"La priorité de la rentrée, c’est l’emploi." Interrogé par les journalistes Léa Salamé et Gilles Bouleau mardi 14 juillet, le président de la République était invité à répondre aux grandes questions que se posent les Français. Le sujet économique n’a pas manqué d’être abordé. Si Emmanuel Macron n’a pas détaillé le plan de relance qui doit être annoncé dans les jours à venir, il a néanmoins rappelé l’importance de soutenir l’activité.

Le chef de l’État est revenu sur les différentes mesures d’urgence, mises en place depuis mars dernier. Malgré ces dispositifs et leur efficacité sur le court terme, Emmanuel Macron ne cache pas que le chômage sera massif. Estimant que le chiffre avancé par l’Insee, il y a quelques jours, de 800 000 emplois détruits pourrait devenir une réalité d’ici au printemps 2021.

Activité partielle longue durée

D’où la mise en place d’un dispositif d’activité partielle longue durée. Pour mémoire, le chômage partiel a bénéficié à 13 millions de Français depuis le début de la crise, le gouvernement n’ayant pas hésité à soutenir massivement l’emploi, notamment afin d’éviter que les entreprises ne renoncent à des compétences qu’elles mettraient des années à retrouver. "C’était légitime parce qu'il y avait le feu à la maison, donc on n’a pas compté les seaux. Nous avons fait ce qu'aucun pays au monde n'a décidé. Je le dis parce qu'on peut être fier de la France parfois et, en l'espèce, je crois qu'on le doit."

"Nous avons fait ce qu'aucun pays au monde n'a décidé"

Le président martèle l’importance du dialogue social dans une telle période. À la question de savoir si personnellement, il accepterait en tant qu’employé une baisse salariale afin de conserver son emploi, Emmanuel Macron répond qu’il souhaite éviter les licenciements. Néanmoins, les salariés devront aussi pouvoir bénéficier de la reprise ce qui peut passer par des plans d’intéressement ou de participation. Les actionnaires doivent également de leur côté consentir à des efforts. C’est pourquoi le chef de l’État appelle à une "modération des dividendes".

Priorité aux jeunes

De manière à prévenir un chômage massif des jeunes et la crise sociale qui pourrait en découler, le gouvernement travaille sur un "dispositif exceptionnel d'exonération des charges" pour cette tranche de la population. "C'est un dispositif exceptionnel parce qu'il durera deux ans, mais il faut qu’il y est cet élément d’accélération." En tout 300 000 contrats d’insertion seront créés pour les jeunes sur le point de rentrer sur le marché du travail, tandis que l'accent sera aussi mis sur le service civique, avec 100 000 places supplémentaires dans les six prochains mois. Emmanuel Macron insiste également sur l’apprentissage, "bataille" sur laquelle le gouvernement était déjà engagé et qu’il ne faut pas perdre.

OV

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