La recette de SFL pour lutter contre l’isolement en entreprise et favoriser la performance

L’édition 2019 du baromètre Paris Workplace réalisé par Société Foncière Lyonnaise et IFOP a mesuré l’impact des interactions entre les salariés sur leur performance et leur bien-être. Focus sur les principaux enseignements de l’étude et leur prise en compte par la foncière dans la conception des bureaux.
Le Biome dans le 15e arrondissement de Paris, programme qui incarnera le bureau du XXIe siècle selon SFL (©SFL)

L’édition 2019 du baromètre Paris Workplace réalisé par Société Foncière Lyonnaise et IFOP a mesuré l’impact des interactions entre les salariés sur leur performance et leur bien-être. Focus sur les principaux enseignements de l’étude et leur prise en compte par la foncière dans la conception des bureaux.

L’hyperconnexion n’empêche pas le sentiment d’isolement en entreprise. Une majorité de salariés confessent qu’il leur « arrive de se sentir isolés » au sein de leur société (59 %) selon la 6e édition du baromètre Paris WorkPlace réalisée par SFL et IFOP. Pire : un quart des salariés affirment se sentir « souvent isolés ». L’étude met toutefois en avant des solutions pour remédier à ce mal synonyme de stress, mal-être et performance dégradée dans l’entreprise. « En favorisant les interactions physiques, le sentiment d’isolement diminue fortement, explique Dimitri Boulte, directeur général délégué de la Société Foncière Lyonnaise. Les bureaux jouent un rôle majeur dans cette logique car ce sont par essence les lieux où les salariés se retrouvent et travaillent ensemble. Il convient donc de ne plus considérer le bureau comme un lieu de production mais comme un véritable réseau social pour, in fine, améliorer la performance de l’entreprise en stimulant les échanges entre les collaborateurs. » Attention toutefois à ne pas multiplier les relations à l’excès. Les salariés qui échangent avec plus de 20 collègues par jour éprouvent plus souvent des difficultés à se concentrer (51 % vs 36 % pour ceux qui échangent avec entre 11 et 20 collègues) et se disent plus souvent stressés (53 % vs 39 %) d’après le baromètre. « La qualité de la relation doit primer sur la quantité, souligne Dimitri Boulte. Le bon nombre se situe entre cinq et vingt interactions physiques par jour. Résultat : les salariés qui jugent « très bonne » la qualité des relations dans l’entreprise jugent également très positivement la performance de l’entreprise dans son ensemble. » Autant d’enseignements qui confortent SFL dans sa stratégie de développement.

Les trois leviers actionnés par SFL

« Nous cherchons depuis plusieurs années à faire du bureau une machine à créer de la relation, rappelle le directeur général délégué de la foncière. Nous sommes ainsi passés d’une analyse statique, dans laquelle un salarié restait toute la journée à son poste de travail, à une analyse dynamique où nous favorisons la mobilité. » Concrètement, la SIIC travaille sur trois items. Le premier concerne le châssis de l’immeuble. En proposant des bâtiments réduisant au strict minimum les structures au niveau des plateaux de bureaux, SFL entend permettre aux utilisateurs d’organiser facilement leurs modes de fonctionnement et les faire évoluer avec agilité si besoin. « Le #cloud.paris symbolise parfaitement cette approche, cite en exemple Dimitri Boulte. Nous avons relié plusieurs bâtiments d’époques différentes mais il n’y a aucune rupture à l’intérieur. Ce traitement horizontal fluidifie les échanges entre salariés. » La foncière a également choisi de mettre l’accent sur les investissements dans les parties communes. « Ces espaces accueillent de nouvelles formes du travail permises par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, détaille Dimitri Boulte. Nous travaillons avec des designers pour répondre aux attentes des utilisateurs. Nous collaborons par exemple avec Patrick Jouin sur le Biome dans le 15e arrondissement de Paris, programme qui incarnera le bureau du XXIe siècle. » Les services constituent le troisième item travaillé avec attention par SFL dans ces opérations. Et pour cause : « De plus en plus de salariés, notamment les jeunes, aspirent à vivre des ruptures dans leurs journées de travail. En introduisant, entre autres, des conciergeries, des fitness et des restaurants qui n’ont rien à envier à l’hôtellerie, nous répondons à ce besoin et multiplions les possibilités de créer du lien social au sein de l’entreprise. Au final, l’engagement des salariés dans l’entreprise est renforcé, leur investissement dans le travail augmente et la performance de la société s’améliore. » Un véritable cercle vertueux.

Par François Perrigault (@fperrigault)

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