La gestion flexible, une approche en expansion

La gestion dite « flexible », émanation de la gestion diversifiée, s’est fortement développée ces dernières années. De nombreuses sociétés de gestion proposent aujourd’hui des fonds flexibles, avec pour objectif de répondre aux besoins d’investisseurs désireux de « déléguer » la formalisation d’une allocation d’actifs mais aussi son pilotage. Le point sur cette expertise avec Mandarine Gestion.

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La gestion dite « flexible », émanation de la gestion diversifiée, s’est fortement développée ces dernières années. De nombreuses sociétés de gestion proposent aujourd’hui des fonds flexibles, avec pour objectif de répondre aux besoins d’investisseurs désireux de « déléguer » la formalisation d’une allocation d’actifs mais aussi son pilotage. Le point sur cette expertise avec Mandarine Gestion.

Par Mandarine Gestion

 

Au-delà des incertitudes liées aux évolutions de la conjoncture économique et des heurts de marchés de plus en plus brusques, est apparue la réalité d’une plus grande asymétrie des attentes de certains investisseurs, privilégiant la préservation du capital au détriment de la recherche exclusive de performance.

Dans une période où les actifs considérés historiquement comme sans ou à faible risque n’offrent plus de rendement, l’optimisation du couple rendement/risque des différentes solutions d’investissement devient clé.

Les promesses de la gestion flexible

Le principal objectif des investisseurs intéressés par cette approche est de protéger un capital des baisses les plus marquées des actifs risqués (principalement les actions) tout en participant pour partie ou totalité à leurs phases de hausse.

Pour atteindre cet objectif, la gestion flexible utilise une palette de différentes classes d’actifs (actions, produits de taux, instruments dérivés, …) pour s’exposer à l’évolution d’un ou plusieurs marchés sous-jacents et éventuellement s’en couvrir. Le gérant a ainsi la liberté de réduire à zéro l’exposition du fonds aux classes d’actifs risquées en cas d’anticipation d’une évolution défavorable de ces mêmes actifs. A contrario, il peut exposer son fonds à ces actifs risqués quand il en attend une performance positive.

À la différence de la gestion diversifiée traditionnelle, les choix d’allocation d’actifs de la gestion flexible sont très larges

A la différence de la gestion diversifiée traditionnelle, qui offre des bornes de fluctuation souvent étroites, les choix d’allocation d’actifs de la gestion flexible sont très larges, avec des fourchettes d’allocation comprises entre 0 et 100% pour chaque classe d’actifs.

Ces choix d’allocation doivent donc d’être la principale source de performance des portefeuilles : ils concrétisent la capacité et le talent du gérant à anticiper correctement cycles économiques et configurations de marchés.

L’univers des fonds flexibles

Plus de 1 300 fonds « flexibles » sont commercialisés en Europe (source Morningstar). Ils représentent un univers très diversifié, avec des positionnements et des objectifs de gestion très hétérogènes. La segmentation des fonds de la catégorie est donc complexe. On y trouve des classes d’actifs multiples, puis au sein de chacune d’entre elles, des périmètres et des composantes variés.

L’utilisation de la notion de flexibilité dans la répartition des classes d’actifs est faible dans certains cas et très substantielle dans d’autres. Cette flexibilité peut également se traduire par l’utilisation de techniques de couverture par l’usage d’instruments dérivés.

On trouve enfin des approches mettant en œuvre par exemple un pilotage de la volatilité, ou encore un suivi du budget de risque du portefeuille.

Dans la majorité des fonds, l’exposition aux actions ne dépasse pas 50% de l’allocation stratégique du portefeuille. Ceci traduit bien l’objectif de gestion principal des investisseurs, qui est de maitriser le risque des marchés. C’est aussi la raison pour laquelle ces dernières années une partie importante de la performance de nombreux fonds (notamment ceux au profil « prudent ») provient de la poche obligataire lorsqu’elle est présente.

Comment apprécier la qualité d’un fonds flexible ?

L’hétérogénéité des approches de gestion a pour conséquence de trop souvent limiter à la seule performance l’évaluation et la pertinence relative de chacun des fonds par rapport aux autres, rendant complexe l’analyse de cet univers. La performance est bien évidemment un élément central : elle est l’élément le plus tangible et le plus facile à appréhender.

Elle doit cependant s’apprécier au regard de nombreux autres paramètres, liés aux objectifs et au positionnement de chaque solution d’investissement. Doivent ainsi d’abord être comparées les classes d’actifs éligibles au fonds, l’évolution des marchés liés à ces classes d’actifs, et la flexibilité des choix d’allocation.

Ensuite, l’observation du comportement des fonds lors des différentes phases de marchés, haussières et baissières, permet de mettre en lumière la réalité de son asymétrie, c’est-à-dire capter une partie de la hausse des marchés (accepter de ne pas en capter la totalité) et amortir les phases de baisse pour perdre moins que le marché.

La qualité d’un fonds flexible doit également s’analyser par sa volatilité absolue et relative, en relation avec son objectif s’il a été préalablement défini, ou encore en fonction d’un éventuel budget de perte prédéfini.

Le cas de Mandarine Reflex

Mandarine Reflex est un fonds actions flexible, c’est à dire que son objectif est d’investir sur les actions européennes avec un risque réduit. Il vise à offrir l'expertise reconnue de sélection de valeurs de Mandarine Gestion dans un environnement de risque maitrisé.

L’originalité de son approche est que le risque est défini par un niveau de perte maximum du fonds prédéfini sur douze mois glissants. Selon nous un contrôle actif des pertes potentielles est plus intuitif qu’un contrôle des risques par la volatilité, qui reste un indicateur relatif dépendant des conditions de marché. Une forte perte en capital met les nerfs de l’investisseur (et du gérant) à rude épreuve, même avec une perspective d’investissement long terme. Par ailleurs les fortes pertes coûtent en performance et en temps (pour récupérer de la perte subie) et altèrent durablement les statistiques des portefeuilles. Pour Mandarine Reflex le plancher maximum est fixé à -8%.

Comment fonctionne le fonds ?

Afin de respecter son éligibilité au PEA, le fonds est pleinement investi en actions européennes. Le portefeuille est investi sur une sélection des plus fortes convictions de l’équipe actions de Mandarine Gestion. Il est concentré autour d’une cinquantaine de valeurs qui figurent toutes parmi les principales lignes des fonds actions de Mandarine (Mandarine Valeur, Mandarine Opportunités, Mandarine Unique…).

C’est véritablement un « best ideas » des équipes actions Mandarine. La combinaison des différentes expertises de gestion actions au sein de Mandarine Reflex doit permettre au fonds de bénéficier de l’« alpha » lié à la sélection de titres et de la décorrélation entre les différents styles de gestion.

Le budget de risque du fonds est géré au travers d’une part de l’allocation sectorielle du portefeuille et d’autre part de son exposition flexible aux marchés actions. Il s’agit réellement d’un fonds flexible dans la mesure où son taux d’exposition actions peut varier de 0 à 100%.

Le taux d’exposition actions est géré grâce à des couvertures sectorielles. Il s’agit de ventes de Futures sectoriels (Stoxx 600), instruments listés et liquides qui permettent une couverture parfaite de l’allocation sectorielle du portefeuille.

L’exposition du portefeuille au risque actions dépend ainsi de deux paramètres :

- L’éventuelle perte en cours (drawdown) du portefeuille : plus le fonds se rapproche du niveau de perte maximum fixé, plus son exposition au risque actions sera réduite.

- L’indicateur de risque de baisse du marché : il s’agit d’un indice multicritères (sentiments, volatilité, risque…) utilisé comme un signal pour réduire l’exposition au marché actions afin de mieux contrôler le risque de perte.

Cette flexibilité du fonds est mise en œuvre en partenariat avec le spécialiste de la gestion du risque Active Asset Allocation (AAA), qui intervient en conseil uniquement, laissant aux gérants actions toute liberté de mener leur sélection de valeurs dans le respect du cadre de risque proposé.

Quelles sont les perspectives sur les prochains mois ?

Le contexte économique est aujourd’hui favorable grâce à une croissance économique synchrone en Europe et dans le reste du monde, permettant une nette hausse des bénéfices des sociétés cotées. La normalisation progressive des politiques monétaires des grandes Banques Centrales n’est pour le moment pas vue comme un obstacle à la performance des actifs risqués. Toutefois ces bonnes nouvelles sont aujourd’hui bien reflétées dans la valorisation des marchés, qui est en ligne ou supérieure à sa moyenne historique selon les marchés.

Mandarine Reflex est donc aujourd’hui un bon véhicule pour participer à la poursuite de cette dynamique favorable tout en se prémunissant d’un éventuel retournement de marché.

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