L. Valot (First Group) : "Le learning doit oser, innover et se challenger"

La formation doit désormais répondre à la fois aux enjeux du business et aux besoins des collaborateurs. De ce constat est né l’Institut des Métiers du Learning. Retour sur sa genèse et ses ambitions.

La formation doit désormais répondre à la fois aux enjeux du business et aux besoins des collaborateurs. De ce constat est né l’Institut des Métiers du Learning. Retour sur sa genèse et ses ambitions.

Décideurs. L'Institut des Métiers du Learning est né des besoins opérationnels des clients face à un secteur qui se rénove. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lauriane Valot. La création de l'Institut des Métiers du Learning émane d'une demande précise d'un client ; c'était un projet de benchmark, ciblé pour lui, pour créer une université interne disruptive. Un travail approfondi a été mené qui a conduit à une prise de conscience assez forte sur les enjeux du learning : son positionnement, son offre, et sa gouvernance. Pour aller plus loin encore, une enquête a été menée, début 2020, auprès de 50 dirigeants learning. Le résultat a été très significatif : le learning devait revoir ses pratiques, oser, innover et se challenger. Cela a conforté l'idée de créer une cellule dédiée à ses acteurs et ainsi officialiser le lancement de l'Institut des Métiers du Learning. Cet Institut a quatre ambitions : identifier les compétences clés d'une organisation ou d'un service learning, monter en compétences l'ensemble des équipes learning, développer les compétences learning internes pour mieux servir la stratégie de l'entreprise et identifier et développer les métiers émergents de demain.

Qu'est-ce qui vous différencie de vos concurrents sur le marché de la formation professionnelle ?

Ce sont nos forces ! La première est de s'appuyer sur un groupe de conseil et de formation qui est implanté depuis 12 ans sur le marché et qui est doté d'un écosystème conséquent : FG Learning, TKL Consulting et La Ruche (Digital Learning Factory interne). La deuxième réside dans notre expertise d'avoir une double compétence tant sur la connaissance de la cible des équipes learning que sur leur business dans un environnement en pleine mutation et terriblement exigent. La troisième force est la maitrise des enjeux des équipes formation : concret et pragmatisme. Le dernier point de force c'est l'Institut des Métiers du Learning en tant que tel, puisque c'est une cellule d'accompagnement entièrement dédiée aux acteurs du learning.  

"une cellule d'accompagnement entièrement dédiée aux acteurs du learning"

Concrètement, pouvez-vous nous parler de vos projets et missions clients ?

Tout part des périmètres d'intervention proposés par l'Institut : le conseil et l'audit, la formation et l'accompagnement, la mise en place des Clubs pour se former différemment, et, enfin, l'ingénierie pédagogique en mode forfait qui consiste à adapter les formations au contexte sanitaire et aux enjeux business (full distanciel, blended notamment). Pour exemple, nous avons créé un parcours de montée en compétences à deux niveaux pour l’ensemble des formateurs France et International d’un groupe Automobile.

Nous avons réalisé l’ingénierie pédagogique de programmes réglementaires pour des Banques et nous avons conseillé de nombreuses entreprises sur leur nouvelle stratégie learning (nouvelle ambition et culture learning, réorganiser le learning pour répondre aux enjeux du business,…)

L'IML réalise 2 fois par an une grande enquête auprès des directions formation. Quels sont vos constats ? La formation post crise, où en sommes-nous ?

Plusieurs enseignements ont été tirés de la crise. Les directions learning recentrent leurs offres au service du business et de la stratégie de l'entreprise. Le format multimodal reste très attractif et il y a eu une prise de conscience sur le présentiel qui doit, dorénavant, être repensé et réadapté dans une logique d’ancrage et de facilitation. En parallèle de cela les entreprises changent leur logique de formation pour passer à la logique de compétences. Et dans cette logique justement, il est dorénavant nécessaire de faire monter en compétences les équipes learning.

"Passer d'une logique de formation à une logique de compétence"

Le marché du Netflix de la formation, ça vous parle ?

Nous sommes convaincus du format ; sur le fond il faut nuancer et prendre en considération que le learning est au service du business ; il faut aussi savoir que beaucoup d'organisations sont écrasées par le poids du règlementaire, donc pour certains apprenants leur programme annuel de montée en compétences repose essentiellement sur les programmes obligatoires. La question est donc de concilier les deux. C'est dans une approche "individuelle" et 'hors cadre" imposé par l’entreprise, que le Netflix de la formation peut être intéressant : en fonction de ce que l'apprenant consomme, le learning pourrait lui pousser du contenu ciblé pour qu'il apprenne et se développe sur des sujets qui le motivent et qui servent également le besoin en compétences des entreprises.

IML, facilitateur des projets actuels et futurs ?

C'est notre vocation et notre ambition ! L'Institut des Métiers du Learning est l'allié de ses clients pour qu'ils disposent des bonnes compétences. La situation sanitaire de 2020 a mis le doigt sur l’importance de valoriser l’expertise métier et d’être bien accompagné. L'IML œuvre ainsi de façon réactive, positive, créative et engageante à relancer et développer les projets de ses clients.

 

Propos recueillis par Anne-Laure Blouet Patin

Vous avez apprécié cet article ? Likez Magazine Décideurs sur Facebook !

Lusis Avocats, cabinet spécialisé en droit du travail,  annonce l’association de Gaïa Sanchez

Lusis Avocats, cabinet spécialisé en droit du travail, annonce l’association de Gaïa Sanchez

A l’heure de son 10ème anniversaire, le cabinet nomme Gaïa Sanchez en qualité d’associée.

La tech se toque des politiques

La tech se toque des politiques

Anciens ministres et hauts fonctionnaires sont dans le viseur des grands groupes de la tech qui recrutent de plus en plus ce type de profil. Un mariag...

Coralie Rachet, managing director du cabinet Robert Walters en France, est nommée à la tête de Walters People France

Coralie Rachet, managing director du cabinet Robert Walters en France, est nommée à la tête de Walte...

Le Groupe Robert Walters a annoncé la nomination de Coralie Rachet en tant que Managing Director France de Robert Walters et Walters People en France.

Double nomination en droit social au sein du bureau toulousain de Vaughan Avocats

Double nomination en droit social au sein du bureau toulousain de Vaughan Avocats

Avec la cooptation de Laure Dubet et de Pauline Carrillo, le cabinet entend proposer une offre complète aux entreprises françaises et internationales.

Sandrine Wetter (Teleperformance)  "Digitaliser sans perdre les relations humaines”

Sandrine Wetter (Teleperformance)  "Digitaliser sans perdre les relations humaines”

Tout juste reconnu comme l'un des 25 meilleurs employeurs dans le monde en 2021 par Fortune et Great Place to Work®, Teleperformance est le leader mon...

Droit social : Seban & Associés coopte un associé

Droit social : Seban & Associés coopte un associé

Arrivé en septembre 2020 chez Seban & Associés en tant que directeur du pôle droit social, Benoît Roseiro est désormais membre de l’association du...

Quel avenir pour le management de transition ?

Quel avenir pour le management de transition ?

Louis Dupont est la concrétisation d’expertises et de valeurs communes sur la manière d’aborder les missions de management de transition. La vocation...

Avanty Avocats coopte une associée

Avanty Avocats coopte une associée

Jusqu’alors counsel au sein de l’équipe intervenant sur les sujets de protection sociale et de rémunération, Sonia Blondeau accède à l’association au...

Lire plus d'actualités

Newsletter savoir pour agir

N'avancez plus à l'aveugle

Ne plus afficher ce message

Ce site utilise des cookies. En continuant la navigation, vous acceptez nos conditions d'utilisation des cookies.
Plus d'informations

J'accepte