Alors que la communauté financière internationale parait favorable aux considérations ESG, la question de leur impact sur la performance des portefeuilles se pose. Décryptage des investissements axés sur l’environnement, la société et la gouvernance.

« L’intégration des critères ESG ne dégrade pas la performance, mais l’améliore ». C’est la position adoptée lors de la conférence : « L’investissement ESG peut-il optimiser la performance des portefeuilles ? », présentée par Marlène Hassine Konqui et François Millet, respectivement responsable de la recherche ETF et responsable de la stratégie ESG et de l’innovation chez Lyxor Asset Management, le 10 septembre 2019 à Paris. Les études publiées par Lyxor Asset Management révèlent l’intérêt croissant des investisseurs pour cette thématique. Investir selon des critères ESG n’implique pas la dégradation de la performance des portefeuilles passifs et actifs, bien au contraire. « L’amélioration du profil ESG d’un portefeuille ne se fait pas aux dépens du rendement. Dans certains cas cela peut même mener à des résultats supérieurs », déclare Marlène Hassine Konqui.

Une stratégie de filtrage

La prise en compte de ces indices est fondée sur la conviction que l’analyse extrafinancière participe à la création de valeur et à la pérennité des revenus d’une société. Les entités, qui ne présentent pas de bonnes pratiques ESG, identifiées par l’analyse dissociée de chaque paramètre dans un univers d’investissement défini, sont soumises à une politique d’exclusion fondée sur des scores et sont associées à des secteurs et produits controversés. À l’inverse, les meilleurs profils ESG donnent une indication de l’intégration de ce type de critère dans une structure. Cette approche permet ainsi d’écarter les risques extrafinanciers susceptibles de compromettre le rendement à long terme.

Un nouvel usage de l’investissement

À l’opposé du paradigme traditionnel, l’objectif aujourd’hui est de maximiser la performance ESG sans dégrader celle financière. Au-delà de la rentabilité des investissements, le bien-fondé de ces critères n’est plus à démontrer. Véritables leviers de communication, ils incitent les sociétés à s’engager pour rester attractives et responsables aux yeux des consommateurs. L’introduction de ces indices a de quoi séduire. En témoigne l’augmentation de performance des rendements de 1 % supplémentaire par an sur dix ans. Un investissement peut donc être rentable, responsable et utile. La problématique de ces études est d’évaluer la qualité des données extrafinancières utilisées et le manque de coordination entre les entreprises.

Inès Giauffret

Newsletter Flash

Pour recevoir la newsletter du Magazine Décideurs, merci de renseigner votre mail

GUIDE ET CLASSEMENTS

> Guide 2024