L’excédent de trésorerie, une source de revenus pour l’entreprise

Importants pour l’entreprise, les excédents de trésorerie représentent une source d’investissement non négligeable. Pour faire fructifier ces capitaux endormis, plusieurs dispositifs ont été mis en œuvre, dont le choix sera tributaire du niveau d’aversion au risque du directeur financier. 
Aurélien Guichard, directeur associé d’Agora Finance, revient pour nous sur les options ouvertes aux dirigeants d’entreprises.

Importants pour l’entreprise, les excédents de trésorerie représentent une source d’investissement non négligeable. Pour faire fructifier ces capitaux endormis, plusieurs dispositifs ont été mis en œuvre, dont le choix sera tributaire du niveau d’aversion au risque du directeur financier. Aurélien Guichard, directeur associé d’Agora Finance, revient pour nous sur les options ouvertes aux dirigeants d’entreprises.

Le dépôt à terme

Tout d’abord, on peut envisager de recourir au dépôt à terme. C’est une somme d’argent mise en dépôt et bloquée sur un compte bancaire. Dans la globalité, il s’agit d’un versement unique. Ce dépôt ne peut être retiré qu’au terme d’une période courte (allant de quelques mois à plus d’un an), fixée dès le départ lors de la signature du contrat. En contrepartie de cette immobilisation, le détenteur bénéficie d’un avantage : un rendement librement fixé. Plus précisément, le taux d’intérêt, est lié au marché monétaire au moment de la souscription. Aussi, le remboursement du capital s’effectue à la date d’échéance prévue dans le contrat de souscription. « Toutefois, si le contrat de dépôt à terme est rompu avant l’échéance, un malus peut s’appliquer. Cependant, certains contrats permettent au titulaire d’être remboursé avant l’échéance. De fait, le calcul de la rémunération est fonction de la période de détention. Il est aussi fonction du niveau des taux au moment de la résiliation du DAT. Concernant les sociétés, le dépôt à terme s’inscrit dans le bilan de l’entreprise », précise Aurélien Guichard. Par conséquent, les intérêts encaissés sont versés au résultat et imposés à ce titre. L’imposition se fera chaque année sur le montant des intérêts courus ou sur une fraction de la prime de remboursement. De plus, si l’entreprise récupère une partie de la prime de remboursement, celle-ci est également taxée.

Les titres de créance négociables

Un titre de créance négociable est un titre financier qui représente un droit de créance. À l’échéance du titre, le créancier a la faculté d’exiger du débiteur le remboursement du montant et des intérêts dus au titre de la créance. Ces titres, issus d’une définition légale, se répartissent en trois catégories : les certificats de dépôt, les billets de trésorerie, et les bons à moyen terme négociables. D’après Aurélien Guichard, « à ces trois catégories de titres, nous pouvons ajouter les bons du trésor négociables. Ces derniers sont émis par l’Etat français alors que les titres de créances négociables sont émis par des établissement privés. Cependant, les bons du trésor négociables ne sont pas réglementés par les mêmes textes. Aussi, le placement minimum est de 150 000 euros. La durée de placement peut aller de un jour à un an. » L’émission peut être garantie par un établissement de crédit ou une entreprise d’investissement agréée.

Les contrats de capitalisation

Le contrat de capitalisation est un produit d’épargne proposé par les assureurs. Ce contrat est particulièrement attractif pour les entités ayant un horizon de placement de plusieurs années. Il permet de placer sa trésorerie sur plusieurs types de supports, notamment un fonds en euros au capital garanti et une gamme d’OPCVM dont la performance dépend des marchés financiers. Aussi, la gestion d’un contrat de capitalisation peut être libre ou mandatée. Il existe quelques particularités fiscales très avantageuses pour l’entreprise. L’imposition est calculée sur la base d’un produit théorique égal à 105% du TME chaque année. Ensuite, à chaque rachat (retrait), la base taxable est régularisée selon les plus-values réalisées. Cela apporte l’avantage, si la progression du contrat est supérieure au taux forfaitaire, de différer l’imposition dans le temps.

Yacine Kadri

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