L. de Swarte (Club MFO) : "Le métier du multi family office est de plus en plus plébiscité"

En l’absence de définition légale de la profession de family office, les acteurs de ce métier ont exprimé le besoin de disposer d’un espace d’échange, de structuration et de représentation afin d’en développer les bonnes pratiques. C’est pour répondre à cette demande que le Club du Multi Family Office (Club MFO) a été créé, à l’initiative de cinq acteurs reconnus de la profession. Cette nouvelle association regroupe ainsi Agami Family Office, Xelis Family Office, Letus Private Office, Family Partners et Keepers.
Club Multi Family Office

En l’absence de définition légale de la profession de family office, les acteurs de ce métier ont exprimé le besoin de disposer d’un espace d’échange, de structuration et de représentation afin d’en développer les bonnes pratiques. C’est pour répondre à cette demande que le Club du Multi Family Office (Club MFO) a été créé, à l’initiative de cinq acteurs reconnus de la profession. Cette nouvelle association regroupe ainsi Agami Family Office, Xelis Family Office, Letus Private Office, Family Partners et Keepers.

Décideurs. Quelles sont les principales motivations qui vous ont poussé à créer le club multi family office ? 

Véronique Aubin (Xelis Family Office). La région parisienne comportant un plus grand nombre de family offices, nous sommes moins isolés. De nombreuses personnes mettent toutefois encore des réalités différentes derrière le concept de family office. Lorsque Laurent de Swarte m’a contactée pour me faire part de son désir de créer ce club, j’ai été séduite par l’idée de concevoir « un label de qualité ». Cela nous donne l’occasion d’encadrer notre métier, de mettre en avant des valeurs fortes comme l’indépendance, l’accompagnement client ou l’impartialité du conseil et ses conséquences en matière de revenus. Cette démarche est d’autant plus importante qu’il n’existe pas de statut officiel du family-office en France. Notre activité est régie par le statut de conseil en investissement financier (CIF) alors qu’il couvre une infime partie de notre métier. Le mot club prend ici tout son sens car nos échanges sont réguliers et nous n’hésitons pas à nous entraider. 

Anice Chlagou (Letus Private Office). Je résumerais l’essence même de notre club par la maxime : « tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». À partir du moment on l’on s’est mis d’accord sur un socle de valeurs communes, le club MFO nous permet de communiquer d’une seule voix. Au Luxembourg, les principaux family offices ont su faire émerger un texte sur le métier. Cela montre que nous pouvons faire bouger les lignes. Être plusieurs à travailler sur des thématiques spécifiques à notre métier nous confère un surcroît d’efficacité. L’échange et le partage sont bénéfiques pour tous les membres.

"Notre profession a devant elle un potentiel de développement extraordinaire"

Anthony Watine (Keepers). Je suis l’un des deux associés fondateurs du family office lillois Keepers. Nous sommes l’un des seuls acteurs indépendants de la métropole lilloise. Avec notre présence dans ce club, nous souhaitions lutter contre l’isolement de notre structure et gagner en courbe d’expérience. L’idée étant de pouvoir échanger les best practices sur l’ensemble des sujets que nous couvrons (réglementations, partenaires…). Nous sommes dans une relation de confiance, à l’écoute des retours des autres membres et en capacité d’apporter et de confronter nos idées et nos convictions. 

Jean-François Chatelain (Family Partners). L’esprit « label » mis en lumière par Véronique est essentiel à nos yeux. Il apporter de la clarté et de la transparence sur les contours du métier de family office. Nous sommes toutes des structures à tailles humaines, avec nos spécificités. Notre intervention va de la gestion financière au droit, en passant par la fiscalité. Il me semble intéressant de mettre en commun nos connaissances et d’échanger sur ces sujets. Cela nous donne du recul. À l’avenir, nous ne nous interdisons pas d’aller sur des projets encore plus structurants comme, par exemple, la création d’outils en commun. 

Laurent de Swarte (Agami Family Office). Le métier du multi family office est de plus en plus plébiscité, que ce soit par les professionnels du patrimoine ou les clients eux-mêmes. Il faut donc poser des normes autour de notre métier, et un socle commun de pratiques, afin de nous déployer plus rapidement. Il y a dix ans, notre métier était totalement inconnu, et aujourd’hui, un bout de chemin a été parcouru. Notre profession a désormais devant elle un potentiel de développement extraordinaire : il n’appartient qu’à nous de la structurer.

YK et AF

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