J. Magitteri (Côme, Le Family Office) : "Démocratiser notre métier, en mutualisant notre activité de conseil"

Quelques années après avoir créé Fair/e, Julien Magitteri se lance dans une nouvelle aventure entrepreneuriale : Côme, Le Family Office. Alors que clients et équipe ont décidé de le suivre, il fourmille déjà de nouveaux projets dont il nous dévoile en exclusivité la teneur.
Julien Magitteri, fondateur de Côme, Le Family Office

Quelques années après avoir créé Fair/e, Julien Magitteri se lance dans une nouvelle aventure entrepreneuriale : Côme, Le Family Office. Alors que clients et équipe ont décidé de le suivre, il fourmille déjà de nouveaux projets dont il nous dévoile en exclusivité la teneur.

Décideurs. Pourquoi avoir baptisé votre nouvelle structure Côme, Le Family Office?

Julien Magitteri. Ce nom renvoie à plusieurs idées qui me sont chères. Il s’agit bien sûr tout d’abord d’une ville – et d’un lac – de Lombardie, un lieu sublime qui incarne la sérénité, le calme et une certaine intemporalité. Côme est donc pour moi une façon de renouer avec mon histoire personnelle et mes racines italiennes. Il s’agit également d’un prénom porté par des hommes visionnaires qui ont su s’engager chacun à leur façon et marquer l’histoire. Le premier, Côme de Médicis, est l’un des hommes les plus célèbres de la Renaissance. Véritable précurseur, il est l’un des premiers à avoir soutenu les artistes de son temps, inventant par là-même le mécénat. Le second est un saint de l’Antiquité, Saint Côme, un médecin qui soignait ses patients sans aucune contrepartie. Au-delà de ces références, Côme est aussi un nom relativement neutre et discret ce qui permet de lui donner le visage qui est le nôtre : celui d’une structure qui s’affaire avec discrétion, humilité, exigence et efficacité à servir ses clients.

Justement, qui sont les personnes que vous accompagnez ?

Les membres de Côme, Le Family Office sont exactement les mêmes que ceux qui nous faisaient confiance chez Fair/e. De ce côté-là, rien ne change. L’équipe, elle aussi, reste identique. Tous nous ont suivi dans ce nouveau projet entrepreneurial où seuls le nom et l’organisation capitalistique changent. L’esprit, la technicité, la façon de concevoir le métier demeurent. D’ailleurs, s’il fallait résumer notre ADN, je parlerais des trois valeurs qui nous animent : responsabilité, exemplarité et singularité.

"L’ADN de Côme, Le Family Office ? Responsabilité, exemplarité et singularité"

Comment expliquez-vous cette fidélité ?

Nos clients ont compris notre ambition qui est simple : accélérer notre développement en capitalisant sur le savoir-faire et les expertises que nous développons depuis cinq ans. Notre engagement se mesure à chaque instant, par exemple avec la création du prix de la finance positive ou même notre approche en matière de private equity qui nous a permis de boucler avec nos clients, et très souvent sous la forme de club deals, une dizaine d’opérations d’investissement en direct. Happydemics est le dernier exemple en date : nous avons proposé à nos clients de participer à la levée de fonds de cette très prometteuse plateforme d’études marketing. Au-delà de l’opportunité financière, ce genre d’opération permet à nos clients, aux profils extrêmement variés, de se rencontrer, de créer une émulation et d’échanger. Cet esprit « club d’entrepreneurs », au sein duquel le mentoring et les conseils comptent autant que l’investissement, est l’une de nos marques de fabrique. C’est un atout de taille sur le marché du conseil patrimonial qui, même s’il est profond, est très concurrentiel.

Prévoyez-vous de renforcer l’équipe pour soutenir vos projets de croissance ?

Absolument ! Si toute l’équipe nous a suivis, nous avons besoin de recruter de nouveaux membres pour réaliser nos ambitions. Deux arrivées sont d’ores et déjà prévues pour la rentrée en vue de développer l’activité capital-investissement. L’un des projets phares des prochains mois sera le lancement d’un fonds sur le thème du réemploi et, plus spécialement, du capital-transmission par le biais du mécanisme de l’article 150-0 B ter du Code général des impôts. Baptisé « Croissance et territoire », ce fonds permettra de répondre aux besoins des entrepreneurs confrontés à des problématiques de réemploi. Trois des plus grandes familles que nous accompagnons comptent déjà parmi les investisseurs de ce véhicule. Notre activité immobilière aussi se renforce avec l’arrivée d’une nouvelle responsable qui vient piloter les opérations d’investissement en direct. Enfin, nous allons accélérer sur la dimension de l’accompagnement quotidien de nos clients pour l’organisation logistique de leurs déplacements, de leurs loisirs ou de leurs vacances. Ce sont des missions qui font partie intégrante du métier de family officer et qui permettent au client de se consacrer à son activité.

"L’un des projets phares des prochains mois sera le lancement d’un fonds sur le thème du réemploi et du capital-transmission"

De nouveaux partenariats sont-ils à l’étude ?

La liberté que nous offre la création d’une nouvelle structure s’exprime de deux façons. La première concerne les clients – que nous sommes désormais totalement libres de choisir –, la seconde nos partenaires. À nous de savoir nous entourer de personnalités qui, par leur vision, nous permettront de réfléchir sur les grandes orientations de la finance, et d’avoir une longueur d’avance sur le sujet. Le monde est en pleine mutation, les entrepreneurs y jouent un rôle de premier plan. Notre mission est de servir leurs ambitions et d’incarner une nouvelle façon de piloter leur argent en mêlant performance et engagement.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?

La première étape consiste bien sûr à consolider et imprimer notre marque tout en nous développant. Nous envisageons aussi d’ouvrir d’autres bureaux en régions pour être au plus proche des territoires, des entrepreneurs qui y exercent et des banques qui les financent. Le volet tech est aussi un objectif important pour nous qui souhaitons développer une application permettant à nos clients de centraliser en un seul espace des propositions de solutions d’investissement et un suivi en temps réel des opérations en cours. À plus moyen terme, j’espère que nous pourrons jouer un rôle actif dans la démocratisation de notre métier, en mutualisant notre activité de conseil. Bien sûr, l’idée n’est pas de syndiquer l’ensemble des opérations que nous proposons et d’y inclure tous nos clients mais je crois que ce qui est bénéfique pour l’un l’est très souvent pour tous les autres.

Propos recueillis par Sybille Vié

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