Voitures électriques, trains, éoliennes sont en demande de puces. Les investissements du groupe bavarois devraient rassasier les plus gourmands. Pour l’instant…

Cordon coupé ! Le 17 septembre à Villach, petite ville autrichienne située à quelques encablures de la Slovénie, le chancelier Sebastian Kurz et le commissaire européen Thierry Breton ont inauguré une usine. L’heureux propriétaire de ce site de 60 000 mètres carrés à la manutention automatisée et au coût de plus d’un milliard d’euros ? Infineon, une société peu connue du grand public.

Niché dans la banlieue de Munich, le groupe créé en 1999 est pourtant le leader mondial des composants pour cartes à puce. Un produit de niche très demandé par l’industrie automobile mais aussi par le secteur ferroviaire, les télécoms ou les énergies vertes. Croissance verte oblige, la société est en phase de développement accéléré. "Le moment choisi pour créer de nouvelles capacités en Europe ne pourrait être meilleur compte tenu de la demande mondiale croissante de semi-conducteurs de puissance", explique d’ailleurs le groupe.

L’investissement s’inscrit dans une stratégie de développement visant à générer une hausse moyenne du chiffre d’affaires de 9% à long terme. Une vision ambitieuse qui pousse le fabricant à réfléchir à l’implantation d’un nouveau site à Villach, à Dresde (implantation historique) ou en Malaisie. "Le projet sera lancé dès que les perspectives de marché le justifient", promet Reinhard Ploss, PDG depuis 2012.

Pour se développer davantage, Infineon pourrait jouer la carte de la croisance externe. Le patron a montré qu’il ne rechignait pas de mettre la main au portefeuille. Il a notamment mis 3 milliards de dollars sur la table pour acquérir son concurrent Rectifier en 2014 et dépensé 10 milliards pour faire main basse sur Cypress Semiconductor en 2019.

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