IKKS : la marque de vêtements reprise par ses créanciers

Au terme d’un debt to equity swap partiel, un pool de trois fonds américains devrait prendre le contrôle du réseau de magasins en difficulté. LBO France et ses co-actionnaires seraient alors évincés.

Au terme d’un debt to equity swap partiel, un pool de trois fonds américains devrait prendre le contrôle du réseau de magasins en difficulté. LBO France et ses co-actionnaires seraient alors évincés.

Une lumière au bout du tunnel emprunté par IKKS, le groupe français de prêt-à-porter dans le luxe « accessible », qui aurait trouvé un accord avec une bonne partie de ses créanciers pour qu’ils délaissent leur dette au profit d’une prise de contrôle pure et dure. Le « standstill agreement » arrivant à échéance fin octobre, c’était moins une. Dans les détails, l’accord prévoit la réalisation d’un debt to equity swap partiel au profit d’un pool de trois fonds américains (Avenue Capital, CarVal Investors et Marathon Asset Management), ceux-ci représentant 42 % des 320 millions d’euros d’obligations high yield émises par IKKS. Ainsi, la dette obligataire d’origine serait réduite de 140 millions d’euros et le trio s’attribuerait une part majoritaire du capital. Cela signifie aussi que les actionnaires du LBO de 2015 seraient évincés, à commencer par la société d’investissement LBO France (59 %), puis le fondateur Roger Zannier (29 %), le co-investisseur The Silverfern Group (8 %) et le management (4 %). En cas d’amélioration de la situation financière d’IKKS – la société a brisé plusieurs covenants et son Ebitda n’a atteint que 35,4 millions d’euros en 2018 contre 60 millions prévus initialement – les anciens propriétaires bénéficieraient cependant d’une clause d’earn-out limitée à 25 % des produits de cession. Par ailleurs, il est prévu que 70 millions d’euros de dette senior soient levés afin de financer les BFR de l’entreprise et rembourser 40 millions d’euros de crédit revolving. Pour revenir dans les clous de son plan stratégique de croissance, IKKS compte fermer une quarantaine de boutiques peu rentables et faire passer la part de ses ventes online de 8,7 % à 12 %. Il s’agira également d’accélérer l’implantation de sa marque en Chine, notamment grâce au partenariat noué avec l’acteur local Fung Kids. Le groupe vise 394 millions d’euros de revenus et 57,8 millions d’Ebitda en 2021.           

 

FS

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