« Nous voulons être le médecin de famille des entreprises à fort potentiel »
Pure maison indépendante anglaise, Hawkpoint a su en peu de temps s’imposer comme un acteur de référence en matière de conseil en fusions-acquisitions sur la place parisienne. Son track record témoigne de l’excellence de ses équipes et d’un business model adapté aux besoins des entreprises.

La firme londonienne a su démontrer que le modèle de banque d’affaires indépendante anglo-saxonne s’exportait bien. Le bureau de Paris qui était une simple succursale depuis sa création en 2001, est en passe de devenir une filiale à part entière, preuve s’il en fallait que l’équipe parisienne a atteint un degré d’expertise reconnu. Les membres de ce bureau, composé d’un peu plus d’une vingtaine de professionnels, interviennent partout en Europe et bénéficient du réseau international de la firme.

Un pure advisory indépendant

L’équipe parisienne exerce la même activité qu’à Londres, la souplesse du modèle lui permettant d’être à la fois intégrée et indépendante. Elle intervient en tant que pure advisory en M&A ainsi que dans les opérations de LBO. Hawkpoint est aussi souvent sollicitée pour intervenir auprès des institutions financières puisque le positionnement de sa structure répond aux exigences de confidentialité de ce type de clients. L’indépendance de la firme est donc particulièrement valorisée dans le cadre de ces missions. Par ailleurs, si la filiale ne prend jamais de position sur les marchés ni dans le placement des papiers, elle a développé une expertise réputée dans le conseil en optimisation de financement sur différents sujets tels que la dette, les fonds propres des banques, les émissions d’obligations ou encore les sorties en Bourse. En effet, le private equity représentant historiquement une part importante de l’activité de la banque, Hawkpoint a naturellement développé une expertise en conseil en IPO et en restructuration du capital pour accompagner les entreprises à chaque étape de leur croissance. Patrice Vial, président d’Hawkpoint France, résume le positionnement de la firme: « Nous cherchons à accompagner nos clients dans la durée sur des opérations de M&A et de LBO, mais aussi plus largement en ingénierie financière pour leurs opérations de haut de bilan. » L’ingénierie financière dépasse donc les opérations de fusions-acquisitions, il s’agit de dupliquer pour les entreprises le modèle développé pour les banques en ce qui concerne l’optimisation de leur bilan.

Une équipe expérimentée…

« Derrière les chiffres il y a surtout des hommes », confie Éric Favier, directeur général. De fait, depuis sa création, Hawkpoint a beaucoup investi sur le capital humain. La très forte stabilité des équipes en est d’ailleurs la conséquence directe. En ce qui concerne le recrutement, la firme privilégie les profils plutôt seniors, dont le nombre est en moyenne plus élevé que dans les grandes banques d’affaires. Les banquiers ont donc en général une grande expérience à faire valoir et possèdent un savoir transversal plus qu’un domaine d’expertise en particulier. Cela leur permet d’avoir des discussions sur de nombreux sujets avec les dirigeants et d’être crédibles dans l’élaboration de solutions adaptées. Éric Favier explique d’ailleurs que « cette expérience nous permet d’avoir une appréhension plus globale et transversale des problématiques qui se posent aux dirigeants d’entreprise ».

… et productive

Les banquiers de Hawkpoint mettent un point d’honneur à proposer à leurs clients des solutions innovantes. Leur approche consiste à identifier des sujets de réflexion stratégiques et à contacter les dirigeants pour leur en faire part. Généralement, les entreprises sont sélectionnées d’une part en fonction de la capacité du consultant à apporter une valeur ajoutée au projet, et d’autre part en fonction du potentiel de la société. D’ailleurs, les équipes de Hawkpoint ont été particulièrement occupées en exécution de mandats.

Un positionnement élitiste

Hawkpoint peut se vanter d’avoir participé en 2011 aux plus belles opérations de LBO (Spie, Foncia, etc.). Généralement, la taille des opérations réalisées varie entre 150 millions d’euros et 3 milliards d’euros, voire plus. Un grand nombre de ces opérations sont transfrontalières, et la firme travaille souvent en partenariat avec des boutiques locales ayant le même degré d’exigence et des pratiques identiques en termes de conseil. Objectivement, il existe peu de concurrents ayant le même positionnement. La différenciation d’Hawkpoint réside dans la fidélité de sa clientèle, cette dernière n’étant volontairement pas trop nombreuse, empêchant la naissance de conflits d’intérêt, ce qui peut survenir régulièrement pour certains de ses concurrents. Du fait de l’activité des clients, Hawkpoint a développé des expertises dans certains secteurs de prédilection comme celui des FIG, de l’industrie, du retail / consumer, du business services et de la technologie et des médias. Mais ces domaines d’intervention sont plus des compétences dominantes que des spécialités, l’idée étant d’agréger les banquiers référents en fonction du type d’opération.

Une stratégie de synergie

Hawkpoint compte bien tirer profit de l’excellence de ses pratiques dans le private equity et de ses missions auprès des institutions financières pour développer une position de maison de conseil de confiance pour des entreprises à fort potentiel, généralement positionnées dans le large-cap, voire l’upper mid-cap. Son activité de LBO en particulier permet à la firme de développer des compétences utiles dans ses missions auprès des corporates. L’ambition de la banque est d’être perçue comme une des structures de référence dans le conseil. Pour ce faire, les équipes ne s’attachent pas à faire du volume à tout prix, la league table n’étant pas vraiment significative. Au contraire, elles s’attachent à exceller dans leur métier afin d’engendrer naturellement du repeat business. Patrice Vial résume l’ambition d’Hawkpoint en ces termes : « Nous voulons être en quelque sorte le médecin de famille des entreprises à fort potentiel en les accompagnant tout au long de leur croissance.» Pour se donner les moyens de ses ambitions, les équipes sélectionnent les clients autant que ces derniers les sélectionnent, et il arrive parfois aux banquiers d’arrêter un deal s’ils considèrent que ce dernier n’est pas opportun. Éric Favier explique d’ailleurs son métier en disant que « le M&A n’est pas une industrie, nous faisons du sur mesure».

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