Dans un marché américain friand de gestion passive, la compagnie italienne prend le pari de la gestion active via sa boutique Aperture.

10, c’est le nombre de stratégies passives parmi les 15 stratégies de gestion les plus populaires chez les investisseurs américains l’an dernier. Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) menée auprès de 30 gestionnaires représentant plus de 39 000 milliards de dollars d’actifs, la gestion passive via des fonds indiciels cotés est plébiscitée aux États-Unis, le tout dans un marché ultra concentré où 10 sociétés captent 80 % de la collecte des fonds ouverts.

Generali prend donc le pari, à travers sa boutique Aperture, de proposer deux fonds autour des marchés obligataires émergents avant d’en lancer deux nouveaux sur les actions mondiales. Dans un marché où la gestion passive rogne les marges et génère seulement 6 % des revenus pour 20 % d’encours en 2018, Aperture compte se démarquer avec des frais de gestion novateurs.

Basé sur un commissionnement similaire à celui des ETFs, Aperture se différencie par la rémunération de ses gérants. Ces derniers auront une rémunération fixe faible et une part variable liée à la surperformance générée en rapport à leur indice de référence. En cas de performance inférieure ou en ligne, les frais seront limités à 0.5 %, un taux compétitif pour les stratégies actives. En revanche, et à titre d’exemple, une surperformance de 8 % entrainerait un niveau de frais de 3 %. Cette façon de faire va à l’encontre du schéma classique, orienté plutôt sur la rémunération d’encours.

Fondé en septembre dernier et fruit d’un partenariat entre Generali et Peter Kraus, ancien chairman et CEO d’AllianceBernstein et global co-Head de Goldman Sachs, Aperture Investors entend changer le paradigme de la gestion d’actifs. A l’occasion du lancement, Carlo Trabattoni, head of Generali Investment Partners, avait déclaré que « la gestion passive prend de plus en plus de place car de nombreuses gestions actives sous-performent. Notre objectif est donc de combiner l’intérêt de la gestion passive avec le besoin des clients de la gestion active. »

Théo Maurin-Dior

 

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