Frédéric Boiron (C.H.U de Lille): " Le CHU est connu pour le haut niveau de son plateau technique"

L'équipe de cardiologie du CHU de Lille vient de réaliser une première mondiale. Elle a réussi à changer la valve mitrale d'une patiente sans lui ouvrir ni le thorax ni le cœur. Frédéric Boiron, directeur général de ce Centre hospitalier dont la qualité et la modernité du plateau technique sont régulièrement saluées, répondait à Décideurs il y a quelques semaines

L'équipe de cardiologie du CHU de Lille vient de réaliser une première mondiale. Elle a réussi à changer la valve mitrale d'une patiente sans lui ouvrir ni le thorax ni le cœur. Frédéric Boiron, directeur général de ce Centre hospitalier dont la qualité et la modernité du plateau technique sont régulièrement saluées, répondait à Décideurs il y a quelques semaines

Décideurs. Où en est le CHU de Lille en termes de digitalisation ? Quels outils innovants avez-vous déjà mis en place ? Quelles sont vos ambitions dans le domaine ?
Frédéric Boiron
. À juste titre, de grandes ambitions nous animent dans ce domaine. Parce que des patients et des professionnels dans un monde toujours plus connecté nous le demandent. Parce que c’est indispensable à la qualité de soins toujours plus complexes. Parce qu’il s’agit d’un prérequis nécessaire pour le maintien d’une dynamique de recherche et d’innovation. La digitalisation est partout, nous voulons la favoriser en renforçant la culture numérique, en s’appuyant sur les nouvelles générations, en développant des projets pour anticiper les transformations tout en gardant un esprit pragmatique.
Le CHU, comme d’autres, dématérialise le dossier patient depuis plusieurs années et mène le programme P0P (Projet 0 papier) : l'ensemble des flux de courriers (internes, aux patients, à la médecine de ville) ainsi que la chaîne de facturation.
Notre CHU a lancé le projet Include, un entrepôt de données de santé de nouvelle génération, fondé sur les données issues des soins, interconnecté avec toutes les bases.  L’ambition est de constituer l’un des principaux centres en France pour l’exploitation massive des données en santé à vocation de recherche et de qualité des soins. Ce projet a été soutenu par la Métropole européenne de Lille, il contribue à améliorer l’inclusion des patients dans des essais cliniques.
Notre CHU est également à l’origine du projet Ernu, une plate-forme d’interopérabilité entre systèmes d’informations. Cette démarche très motivante consiste à investir dans le « traducteur » plutôt que dans le remplacement massif des dossiers patients informatisés. En clair, la plate-forme assure l’interconnexion entre hôpitaux, professionnels de ville, autres opérateurs, en permettant les échanges sans demander aux opérateurs de changer de logiciel. L’avantage est évident pour les professionnels. il le sera rapidement pour les patients, dont les démarches seront simplifiées. Ce système permet en outre d’ouvrir des portails d’accès à Internet. Il est aussi nativement compatible avec le DMP (le Dossier médical partagé).
Bien entendu, nous sommes aussi engagés dans la prise de rendez-vous en ligne, la télémédecine, la télé-expertise, etc., et nous étudions une hypothèse de géolocalisation pour orienter les visiteurs sur smartphone.

Possédez-vous au sein de votre hôpital des équipements de pointe qui le distinguent ?
Le CHU de Lille est connu pour le haut niveau de son plateau technique. Par exemple, nous sommes l’un des très rares centres en France à disposer d’un Gamma Knife [ndlr. le Gamma knife est un appareil utilisé pour des traitements neurochirurgicaux en radiothérapie], et d’une IRM peropératoire installée au bloc. Ainsi que du plus grand centre hyperbare d’Europe, proposant des thérapeutiques uniques pour certaines pathologies, comme l’intoxication au monoxyde de carbone, certaines plaies et infections résistantes.
Nous construisons depuis 2016 l’Institut Cœur-Poumon. Il sera sans doute le plus grand centre cardio-vasculaire, pulmonaire et thoracique d’Europe, comportant des salles hybrides, robotisées, avec plateau d’explorations fonctionnelles ultra-moderne, à l’unisson   avec le développement de l’ambulatoire…
Sans chercher l’exhaustivité, nous disposons de l’une des plus importantes biothèques de France, qui héberge un très grand nombre de données cliniques et de collections biologiques. Ces efforts, ajoutés à ceux consacrés au soutien de la recherche, permettent à nos équipes d’être à l’origine de nombreuses premières nationales ou internationales.

Quels sont les moyens consacrés à la recherche médicale dans votre établissement ? Avec quels objectifs ?
En sus des ressources mutualisées avec l’Université, l’Inserm ou le CNRS, le CHU de Lille emploie directement plus de 330 professionnels dédiés à la recherche : assistants de recherche, data managers, experts médico-économiques, spécialistes de la propriété intellectuelle, etc., qui utilisent des outils certifiés pour la recherche d’excellence. En 2017, 65 millions d’euros ont été dédiés à la recherche par le biais de crédits spécifiques. Le CHU a également mis en place depuis dix ans un budget propre dédié à l’innovation, consacrant 19 millions d’euros à 103 projets, pour permettre l’accès précoce des patients aux innovations de rupture. Il s’agit d’un choix actif, qui nécessite d’engager des ressources au-delà des financements traditionnels de la recherche. Notre communauté soutient cette vision. Notre stratégie est coordonnée avec nos partenaires, l’université et les EPST [ndlr. Établissement public à caractère scientifique et technologique] en particulier. Avec deux orientations fortes : la prévention et la longévité. Le CHU de Lille décline sur cette base quatre axes thématiques sur la prise en charge des patients : le cancer, les neurosciences, les maladies métaboliques et cardiovasculaires, les maladies inflammatoires, infectieuses et immunologiques.
Le diagnostic et le traitement précoces des maladies complexes sont au cœur de nos préoccupations. Par exemple, dix protocoles « CAR-T-cells », un traitement révolutionnaire en immunothérapie, vont être proposés aux patients du CHU de Lille cette année.
En complément, nous menons des recherches sur quatre axes technologiques : les médicaments, les dispositifs médicaux & technologies de santé, la génomique et les développements numériques.

Qu’est-ce qui fait la spécificité du CHU ? Quels sont ses particularités, ses éléments de différenciation ?
C’est l’un des plus grands campus santé du Nord de l’Europe, employant près de 16 000 personnes, groupant 11 hôpitaux sur un même site de 60 hectares au centre du Parc Eurasanté (350 ha) associant les facultés, les laboratoires de recherche, des entreprises, une pépinière, un incubateur…. Au carrefour de très grandes métropoles, il dispose aussi de la plus grande maternité de France métropolitaine et accueille plus de 1,9 million de patients chaque année.
C’est l’un des CHU les plus « chercheurs », toujours situé parmi les 5 premiers CHU de France pour la qualité de sa recherche. Nous sommes un véritable centre intégré favorisant le continuum soins-innovation, et les projets collaboratifs avec l’université de Lille, l’Inserm et le CNRS. Eurasanté, filiale très dynamique de notre campus sous forme de groupement d’intérêt économique, permet en outre de stimuler le transfert industriel. Depuis plus de vingt ans, nous nouons de nombreux partenariats dans une optique de transfert des technologies. Eurasanté est situé sur notre campus, avec des réalisations concrètes. Les innovations de nos équipes donnent naissance à des start-up. Le CHU est un atout majeur de développement économique et social pour son territoire.
Cet établissement public de premier rang est conscient de sa responsabilité vis-à-vis de son écosystème, attentif à la qualité des soins, à l’accueil, à la satisfaction de ses usagers et de leurs familles. Nous menons une politique culturelle dynamique, et nous avons reçu plusieurs récompenses pour notre démarche de développement durable (gestion de l’eau, de l’énergie, standards environnementaux de nos nouveaux bâtiments, déchets alimentaires transformés en biogaz revendu ensuite, etc.). 

"Préserver notre autonomie financière, notre capacité à innover et à investir" 

L’hôpital public subit une pression budgétaire soutenue Comment continuer à concilier votre mission de soins à ces impératifs financiers ?
Tout le monde sait que l’hôpital public est soumis à des tensions et que c’est parfois difficile. Cette situation nous demande surtout d’agir. Notre première mission est d’assurer l’excellence au service de tous : un objectif incontestable et légitime. Dans une économie tendue, l’enjeu consiste à préserver notre autonomie financière, notre capacité à innover et à investir. Nos efforts d’efficience, d’organisation, de performance médico-économique vont dans ce sens.
Au CHU de Lille, nous agissons, dans le cadre d’une trajectoire volontariste. Le plan 2018-2022, baptisé « Modernisation et Équilibre » vise à soutenir les initiatives des pôles et des services, qui connaissent parfaitement les réalités de terrain et savent où des améliorations sont possibles. Il faut moderniser nos organisations pour répondre aux nouvelles demandes des patients, et valoriser le mieux possible nos activités pour ne perdre aucune recette. Il s’agit aussi de préserver l’emploi permanent, en appliquant les règles de gestion communes à tous les hôpitaux.
Il n’y a pas de méthode miracle. L’ensemble des actions locales ou transversales, auxquelles chacun peut contribuer, permettra de garantir nos moyens, nos activités, nos investissements.

Pensez-vous que le dispositif des groupements hospitaliers de territoire (GHT) puisse être le moyen pérenne pour parvenir à réduire les coûts de fonctionnement des établissements de santé ?
Il n’y a pas d’hésitation ni d’états d’âme à avoir : nous sommes territoire ! Les GHT consacrent une évidence : aucun hôpital ne peut agir seul aujourd’hui. L’organisation territoriale est la condition d’un service public de la santé efficace pour l’avenir. Avant tout, les GHT doivent aider à coordonner les acteurs et les parcours patient en partenariat, interne et externe. Le GHT Lille Métropole Flandre Intérieure (LMFI), coordonné par le CHU de Lille, élabore ainsi des parcours spécifiques pour que les patients trouvent les prises en charge adaptées, au plus près de chez eux, de manière graduée. Ce GHT est d’abord un projet médical élaboré dans une volonté de complémentarité avec un état d’esprit coopératif. Évidemment, coopérer permet aussi de chercher à améliorer nos coûts, et de mieux gérer les ressources confiées par la collectivité. Par exemple, sur les achats, il est possible de négocier les prix grâce à l’effet taille. Ce mécanisme connu a bien sûr ses limites, mais je ne vois pas pourquoi les hôpitaux devraient s’en priver. De même, il est possible de mettre certaines fonctions support en commun. Mais l’objectif n’est pas la grande uniformisation. Les GHT rassemblent des établissements avec leur culture, leurs particularités. Dix hôpitaux composent le GHT LMFI. Il faut aussi en tenir compte. Et se donner le temps de se connaître, de bâtir des compromis, de chercher les solutions gagnantes.

Quelle est la politique du CHU de Lille en matière de coopération médicale ?
Depuis de nombreuses années, ce CHU est investi dans le partenariat territorial. C’est à Lille qu’est né le concept de « CHU Multipolaire ». Cette idée s’illustre par de très nombreux partenariats avec les hôpitaux de la région, des coopérations médicales, une organisation très volontariste de la recherche et de la formation, entre autres, ou encore par des conventions d’activités réellement partagées (praticiens, recettes, etc.). Des postes de « chefs de clinique et assistants partagés hospitalo-universitaires en région » ont aussi été créés. Nous pensons que, dans notre cas, la coopération est forcément hospitalo-universitaire et que l’avenir est au « GHUT » pour « groupement hospitalo-universitaire de territoire ». Le GHT conduit à porter en commun une stratégie de groupe public, non exclusive par ailleurs de partenariats avec le privé, mais sans complexe non plus concernant le droit des hôpitaux à se donner une politique volontariste.
C’est aussi le sens des conventions d’association passées par le CHU avec les autres GHT : 8 sont déjà signées, la neuvième le sera bientôt, en relation avec les facultés (médecine, pharmacie, dentaire). À l’échelle des Hauts-de-France, et avec l’appui du CHU d’Amiens, Lille est aussi investi d’une responsabilité spécifique au regard des besoins d’accès aux soins, de prévention, de promotion de la santé, de diffusion des innovations. Là, c’est naturellement aussi avec l’ARS que les démarches se conçoivent.

Le plan « Ma santé 2022 » propose des mesures comme la labellisation des premiers « hôpitaux de proximité », la création d’un statut unique de praticien hospitalier associé à la suppression du concours pour le devenir ou la suppression du numerus clausus. Quels effets imaginez-vous que cela pourrait avoir pour un établissement comme le vôtre ? 
Ce programme aura logiquement un impact dans un CHU qui gère 3 750 personnels médicaux, seniors ou en formation et qui a aussi la chance d’avoir, par exemple, la plus grande faculté de médecine de France. Nous nous sentons concernés et impliqués.
La suppression du numérus clausus a fait débat. Tout le monde en connait les effets pervers mais tout le monde sait également qu’une sélection est inévitable. Les modalités de cette sélection doivent, il est vrai, évoluer. La faculté est concernée en première intention, et nous travaillons en étroite collaboration avec son doyen pour nous préparer. L’enjeu est de réguler le nombre d’étudiants en première année en fonction des capacités, notamment d’encadrement. Et la subdivision de Lille est l’une des plus mal dotées en France pour le nombre de postes hospitalo-universitaires, alors qu’elle a le plus gros contingent d’étudiants : notre pays a besoin de revoir ses règles d’équité territoriale.
La nouvelle sélection doit aussi permettre de diversifier les profils et de favoriser les passerelles. La faculté de Lille pratique déjà ces « voies d’accès spécifiques » et cela donne de bons résultats. Concernant les statuts, je ne crois pas qu’il existe de solution miracle mais on peut dire que les règles actuellement en vigueur sont très rigides, et parfois peu aidantes. Il est donc évident que le statut unique de praticien hospitalier aura pour objectif de rendre la carrière hospitalière plus attractive, car elle le mérite. Beaucoup de praticiens veulent nous rejoindre. Si Les modes de travail et les attentes changent, nous devons nous adapter. C’est un challenge pour un grand CHU.
Je souhaite donc que ces mesures nous permettent d’être plus réactifs. Il reste quand même à régler la question du « débauchage » et de la concurrence parfois déloyale. La réforme n’a pas apporté de nouveauté sur ce point :il y a des difficultés à recruter dans certaines spécialités très tendues. Concernant la labellisation des premiers hôpitaux de proximité, certains établissements du GHT LMFI seront certainement intéressés mais ce processus fait encore l’objet de discussions au niveau national. Nous verrons.

 

Le CHU de Lille se maintient à la troisième place de l’édition 2018 du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics publié par Le Point. Accordez-vous de l’importance à ce type de classification ? Quels sont les facteurs clés qui vous valent cet excellent classement ?
Ce résultat est une fierté. Même si ce classement présente évidemment des limites méthodologiques, nul ne peut nier que c’est valorisant pour nos équipes. Nous sommes fiers de l’entrée à la première place de la maternité Jeanne de Flandre pour les accouchements à risque. C’est le résultat d’un travail de fond mené depuis des années pour proposer aux mamans l’excellence, tout en restant une maternité humaine et accueillante. Si notre CHU se place depuis seize ans dans le trio de tête des meilleurs hôpitaux : c’est aussi le résultat de l’engagement de la communauté médicale et soignante, des équipes logistiques et techniques ou administratives, des chercheurs, et l’effet des partenariats puissants avec l’Université, l’INSERM, et les autres partenaires. Cette grande maison, vivante et ouverte se renouvelle sans cesse pour offrir une très haute qualité de soins. Notre projet d’établissement porte cette volonté d’excellence

Les tensions sont parfois palpables entre professionnels de soins et les gestionnaires d’établissement. Qu’en est-il du climat social dans votre CHU ?
Notre CHU est connu aussi pour l’importance qu’il accorde depuis toujours au dialogue interne et au droit d’expression dans le cadre professionnel. Nous avons de très nombreuses structures spécifiques de concertation et une gouvernance efficace, qui fonctionne bien. La gouvernance, ce n’est pas une histoire de « gestionnaires » contre « soignants » : nous pratiquons le copilotage et la concertation stratégique. Un directoire comme celui du CHU est composé majoritairement de médecins et de soignants. En vérité, la clé c’est la confiance et le respect mutuel, même lorsqu’il y a désaccord.
Bien entendu, il y a ici des tensions ponctuelles, comme dans d’autres établissements. Le climat social se construit surtout au quotidien, dans les relations individuelles, dans chaque hôpital et chaque service. Il ne se limite pas au débat institutionnel, qui est naturellement essentiel, mais qui peut être marqué par l’approche des échéances des prochaines élections professionnelles le 6 décembre. Elles permettront à nos professionnels d’élire leurs représentants dans les principales instances du CHU. Cela viendra compléter les récentes nominations de chefs de pôles et de membres des directions, pour favoriser le dialogue au sein de cette vaste communauté.
Nous souhaitons qu’il soit toujours mené dans un esprit mutuellement respectueux et constructif, c’est évidemment l’intérêt de l’hôpital public, chacun en est convaincu.



Propos recueillis par Philippe Labrunie ( @PhilippeLabrun1 )

 

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