Moins coûteuse qu’un hélicoptère, la solution de la PME française a le vent en poupe. Elle pourrait vite devenir le moyen idoine de transports de marchandises. À commencer par le bois.

Pour Nicholas Shakespeare, journaliste et romancier britannique du 20e siècle, « ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ». Une critique que l’on ne pourra pas opposer à Flying Whales, la jeune entreprise française qui rêve d’un ciel parcouru de grands ballons dirigeables, transporteurs de marchandises. Aujourd’hui, le stade de la fiction s’éloigne encore plus : la PME tricolore a validé une levée de fonds de 25 millions d’euros auprès de BPIFrance qui rejoint un joli parterre d’actionnaires (l’Office national des forêts, le chinois AVIC, Marita Group…). Philippe Feitussi, associé gérant chez Genesis Avocats, peut se réjouir de ce succès complexe et bâti sur la durée. L'ambition de Flying Whales est de faire voler, à partir de 2021, le LCA60T – un gigantesque ballon ovale blanc – afin qu’il transporte jusqu’à 60 tonnes de fret dans ses soutes. Aussi longue que deux A380, cette « baleine volante » développée en partenariat avec Assystem notamment est moins coûteuse qu’un hélicoptère. Elle peut rester immobile en vol stationnaire alors que ses cargaisons sont chargées ou déchargées. Dans un premier temps, elle permettrait de livrer du bois, à travers les forêts, d’un point A à un point B, sans qu’il soit nécessaire de tracer des pistes d’acheminement au sol. À terme, Flying Whales peut aussi envisager le transport de matériel électrique ou de denrées alimentaires au profit de régions enclavées et difficiles d’accès.

Conseil juridique Flying Whales : Genesis Avocats (Philippe Feitussi)

FS

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