Family offices : la profession s’organise par-delà les frontières

Pourtant encore peu connu du grand public, le métier de family officer est en pleine croissance. Avec la création de l’International federation of family office (IFFO), la profession devrait passer à la vitesse supérieure en se structurant par-delà les frontières.

Pourtant encore peu connu du grand public, le métier de family officer est en pleine croissance. Avec la création de l’International federation of family office (IFFO), la profession devrait passer à la vitesse supérieure en se structurant par-delà les frontières.

C’est une nouvelle de taille pour les family officers. Une fédération internationale invitant les associations nationales de family office de tous pays à se regrouper vient de voir le jour. Baptisée IFFO, l’organisation a pour objectif de contribuer au développement à l’international des activités de family office. Comment ? En leur donnant "un cadre pour privilégier les échanges et les partages", selon un communiqué.

L’AFFO à la manœuvre

Une initiative que l’on doit au travail conjoint de l’Association française du family office (AFFO) et son homologue italienne, l’Associazione italiana family officer (AIFO). C’est donc tout naturellement que deux représentants français – Jean-Marie Paluel-Marmont et Bernard Camblain – et deux représentants italiens – Fadrique de Vargas Machuca et Emanuele Giangreco Biancheri – composent, avec le Britannique Alex Scott, le conseil d’administration de la nouvelle fédération internationale.

Le lancement de l’IFFO vient couronner la politique d’échanges entamée il y de nombreuses années par l’AFFO qui n’a cessé de partir à la rencontre de ses homologues étrangers à New York, Singapour, Hong Kong, Londres, Francfort, Hambourg puis, enfin, Milan en 2019. Grâce à ces échanges, l’association française a pu en apprendre davantage sur le mode de fonctionnement et les spécificités des family offices de chaque pays.

Immense potentiel de développement

Par le biais de l’IFFO, la profession entend accélérer le développement de son métier. Il faut dire qu’en France aussi bien qu’à l’international, "peu de familles sont accompagnées par des mono ou multi family offices". De fait, les parts de marchés à conquérir ne manquent pas. Et ce d’autant plus que la conjoncture actuelle semble agir tel un catalyseur. "Dans ce contexte actuel, les transmissions d’entreprises ou holding familiales sont plus fréquentes, et mettent en lumière la volonté des descendants de préserver et de pérenniser les actifs hérités", décrypte Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l’IFFO et de l’AFFO. Déjà avant la crise, la croissance de 9 % de la fortune des familles entrepreneuriales tout autant que la nécessité de transférer les richesses aux nouvelles générations laissaient présager de beaux jours aux conseils patrimoniaux, family officers en tête. Une aubaine que peu de professionnels avaient identifié puisque, selon une étude d’EY de 2020, seuls 10 000 family offices exercent dans le monde.

Appel à rejoindre l’IFFO

Concrètement, l’IFFO a vocation à voir les associations professionnelles de family offices de tous pays la rejoindre, étant précisé que plusieurs associations d’un même État peuvent devenir membre. La seule condition d’admission demeure l’obtention de l’accord du conseil d’administration de la fédération. À terme, l’IFFO devrait devenir un lieu où "les family offices et les familles pourront échanger sur des thèmes liés à la gestion du capital immatériel, comme l'identité familiale, l'héritage familial et l'éducation des générations futures, probablement l’actif le plus important de la fortune familiale", explique Emanuele Giangreco Biancheri, secrétaire général de l'IFFO et responsable des relations externes de l'AIFO. Et le président de l’AFFO de préciser : "l’IFFO aura pour mission de faciliter et d’organiser à l’international les rapports des professionnels concernés par les activités de Family Office, et de conduire les relations avec les professions connexes ou voisines le tout dans l’intérêt des familles". Une nécessité alors que les patrimoines des grandes fortunes n’ont peut-être jamais été aussi internationaux.

S.V.

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