E.Capiez (Assystem) : "La notion de communauté casse les silos"

Assystem est un groupe d’ingénierie composé de 5 700 collaborateurs intervenants sur des projets partout dans le monde. Animées par la direction des ressources humaines avec, à sa tête, Emmanuelle Capiez, des communautés d’échange ont été mises en place, renforçant le sentiment d’appartenance à l’entreprise et les connaissances de ses collaborateurs.

Assystem est un groupe d’ingénierie composé de 5 700 collaborateurs intervenants sur des projets partout dans le monde. Animées par la direction des ressources humaines avec, à sa tête, Emmanuelle Capiez, des communautés d’échange ont été mises en place, renforçant le sentiment d’appartenance à l’entreprise et les connaissances de ses collaborateurs.

Décideurs. Pourquoi avoir créé des communautés chez Assystem ? Lesquelles ?

Emmanuelle Capiez. Nous sommes convaincus que la notion de communauté casse les silos, permet de favoriser la transversalité et de s’assurer que l’on encre une culture d’entreprise auprès des nouveaux entrants. Les communautés stimulent les échanges, les bonnes pratiques, favorisent les innovations et les prises d’initiative. Elles pérennisent la culture du partage entre les équipes. Il en existe plusieurs types au sein d’Assystem, regroupant les managers, les experts qui portent le savoir-faire technique, d’autres rassemblant des personnes engagées sur les mêmes idées, qui réfléchissent, agissent pour faire valoir leurs convictions.

Comment les avez-vous définies ?

Notre culture a toujours favorisé la notion de réseau et de communauté, nous avons accentué ces dispositifs à l’issue du baromètre social qui nous a permis de constater une volonté assez affirmée, de la part de nos collaborateurs, de renforcer les synergies. Les communautés d’experts existaient déjà et on a décidé volontairement de les élargir aux managers, aux chefs de projet, aux stagiaires… pour que chacun, selon son expérience, puisse trouver des pairs avec qui partager son quotidien.

Comment fonctionnent-elles ?

Nous sommes presque 6 000 collaborateurs dans le monde et présents dans quatorze pays, nos communautés sont internationales. La direction des ressources humaines qui les supervise a donc une forme de distance avec les équipes car elles sont éparpillées. De plus, par nature, nos collaborateurs travaillent sur les projets de nos clients, et majoritairement chez nos clients. Un leader représente chaque communauté et nous les animons au travers d’outils comme un réseau social, un live chat, des déjeuners, des séances de codéveloppement… ou encore des afterworks.

À quels objectifs répondent-elles ?

Notre intention était par exemple pour la communauté des managers de faire en sorte qu’ils partagent avec leurs pairs, s’imprègnent de la culture d’entreprise, des modes de fonctionnement et des aptitudes/comportements que l’on souhaite qu’ils incarnent et insufflent. Elles sont également là pour aider les membres à monter en compétences, à créer de la solidarité, du transfert de savoir ; chacun peut solliciter les autres participants s’il est face à une problématique qu’il ne sait pas résoudre. Et pour que chacun se sente libre de s’exprimer, nous ne partageons pas les communautés, ni les " niveaux ". Les résultats sont très positifs, c’est indéniable : le taux de présence élevé est révélateur.

Plus particulièrement, pourquoi avoir créé le programme #IncredibleWomen ?

Ce programme existe depuis une dizaine d’années, car on croit à la diversité au sens large et à l’importance de mener une action spécifique ; il a pour but de développer la féminisation dans les métiers de l’ingénierie et de favoriser l’accès aux femmes à des postes à responsabilité, pour plus de richesse, apportée par la diversité et donc de performance. Notre secteur d’activité est très masculin, avec seulement 25 % de femmes. Cette part est faible, aussi nous voulons qu’une communauté puisse nous aider à réfléchir sur comment rendre l’entreprise attractive pour les femmes. Aujourd’hui, nous sommes très fiers de recruter 37 % de femmes contre 18 % au lancement du réseau.

Roxanne Croisier 

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