Concilier risque et performance dans une approche patrimoniale

Concilier risque et performance dans une approche patrimoniale

La recherche de rendement passe par une prise de risque pour les investisseurs, qu’il s’agisse de la classe d’actifs actions ou obligataire. Dans un contexte d’érosion du capital des épargnants, soumis à des placements sans risque toujours moins rémunérateurs et face à une inflation pouvant faire son retour, n’est pas une fatalité. Dans ce contexte, le véritable danger pour l’investisseur, n’est-il pas de ne pas prendre de risque ?

Les investisseurs, échaudés par les différentes crises sur les marchés boursiers recherchent pourtant, avec des taux aux plus bas, du rendement et donc de la performance.

Adapter une gestion patrimoniale à la volat ilité des marchés

Concilier gestion du risque et recherche de performance est l’approche que nous avons souhaité optimiser avec le fonds Fidelity Patrimoine en définissant une allocation entre différents actifs financiers devant permettre, sur le long terme, de répondre à un objectif de 6 % de performance pour environ 6 % de volatilité.
Mais cela ne suffit pas : nous devons être réactifs et flexibles afin de capter les opportunités où elles se trouvent, à l’échelle internationale et sur toutes les classes d’actifs. Le gérant du fonds Fidelity Patrimoine dispose donc d’une latitude importante dans sa gestion pour arbitrer les classes d’actifs entre elles. Par ailleurs, il s’appuie sur les différents experts de Fidelity à qui il confie la gestion des classes d’actifs sous jacentes (actions américaines, européennes, asiatiques, obligations euro, obligations à haut rendement…). Cette approche a donné naissance au fonds Fidelity Patrimoine il y a maintenant plus de trois ans. Depuis sa création, il présente une performance annuelle de plus de 9 % avec moins de 4 % de volatilité (à fin novembre 2014).

Comment aborder les marchés en 2015 ?

Dans un contexte caractérisé par des perspectives de croissance des résultats et de valorisations raisonnables, nous pensons que le marché actions devrait offrir les meilleures opportunités pour les investisseurs en 2015. L’environnement restera probablement plus difficile pour les obligations en raison des anticipations de durcissement des politiques monétaires.
Toutefois, le risque de correction brutale est modéré en raison de l’absence de tensions inflationnistes, en particulier en Europe. Globalement, nous pensons que les États-Unis et le Japon vont bien se comporter l’année prochaine, mais nous nous intéressons également aux perspectives en Europe et dans les marchés émergents à moyen terme, malgré les difficultés importantes qu’ils rencontrent depuis peu. Le marché actions américain demeure solide et nous n’observons aucun signal indiquant un quelconque ralentissement prononcé dans les mois à venir. Naturellement, la question principale qui se pose concernant le pays est de savoir si nous allons assister à une accélération de la croissance des salaires au vu de l’amélioration du marché du travail. Il s’agira du risque le plus critique à surveiller en 2015, puisqu’une telle hausse pourrait amener la FED à durcir sa politique monétaire plus radicalement et plus vite que prévu. Nous surpondérons les États-Unis, car nous pensons que le resserrement de la politique de la FED (quand il se produira) devrait être plutôt progressif et que l’environnement actuel de croissance et d’inflation faibles apporte un soutien aux actions américaines.
En Europe, après une reprise modeste apparue l’année dernière, la croissance stagne et semble désormais proche de zéro. Toutefois, il y a de bonnes raisons de croire que la dynamique d’expansion pourrait reprendre dans les prochains mois. Les conditions financières restent très favorables et la dépréciation de l’euro devrait doper les exportations. L’Europe a encore du chemin à parcourir, mais nous pensons que les investisseurs vont surveiller la région de près en 2015. Pour notre part, nous pourrions être amenés à renforcer notre exposition à la région si nous constatons une nouvelle accélération de la croissance.

Quel positionnement actions au sein de Fidelity Patrimoine…

Nous avions en fin d’année 2014 une surexposition aux actions qui représentent 36,1 % à fin novembre 2014) du fonds Fidelity Patrimoine. Nous privilégions toujours les actions américaines au regard de la solidité de la croissance outre-Atlantique, mais également les actions japonaises en raison de leur potentiel d’amélioration, conditionné, toutefois, à la réussite de la politique entreprise par le Premier ministre Shinzo Abe. En revanche, nous sommes toujours sous-pondérés sur la zone euro, et ce en relatif par rapport à notre allocation cible, dans l’attente d’une meilleure visibilité sur l’environnement économique.

… et au sein de la poche obligataire

Nous restons prudents sur les marchés de taux, sans pour autant avoir une vue trop négative, notamment en raison de l’absence de menace inflationniste. Dans ce contexte, nous restons neutres sur le compartiment obligataire (50 % environ). Nous privilégions le high yield européen, qui bénéficie encore d’un potentiel de rendement, ainsi que les durations courtes pour protéger le portefeuille contre une remontée progressive des taux courts américains et des conséquences à attendre sur les taux longs américains, mais également, dans une moindre mesure, européens, compte tenu du fort décalage conjoncturel.

David Ganozzi gérant, Fidelity


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