Closd entame sa deuxième phase de développement

En réalisant sa première levée de fonds depuis sa création fin 2018, les créateurs de l’outil de gestion des projets juridiques Closd amorcent à la fois le perfectionnement de sa plateforme et son ancrage en Europe.
Les trois fondateurs de Closd, Grégoire Debit, Nathaniel Merino et Bruno Thomas.

En réalisant sa première levée de fonds depuis sa création fin 2018, les créateurs de l’outil de gestion des projets juridiques Closd amorcent à la fois le perfectionnement de sa plateforme et son ancrage en Europe.

« Nous avons quelques concurrents sur certaines de nos fonctionnalités mais, en Europe, il n’existe aucun autre outil aussi adapté à la réalisation de transactions », se félicite l’ancien avocat Grégoire Debit,  le dirigeant de Closd. Le contexte est prometteur pour cette jeune pousse du droit lancée en octobre 2018. Grégoire Debit s’associe avec un de ses confrères, Nathaniel Merino, et un ingénieur développeur, Bruno Thomas. Ensemble, ils ont conçu une plateforme permettant la réalisation de deals et de projets (corporate, financiers, immobiliers…) délestés des écueils constatés au cours de leurs propres expériences : « Lorsque j’étais avocat, j’ai consacré des journées entières aux closings, qui étaient fastidieux en logistique, coûteux en temps de travail et très peu satisfaisants pour nos clients astreints à une phase chronophage de signature et de paraphage », raconte l’ancien spécialiste du corporate/M&A qui a exercé chez Gibson Dunn et Gide. Il n’est vraisemblablement pas le seul à être confronté au traitement de lourds dossiers muni uniquement d’un ordinateur et d’un crayon.

Plus de 800 opérations juridiques

Closd est un succès dès son lancement. En témoigne le nombre de ses utilisateur, environ 70 cabinets d’avocats de toutes tailles et de directions juridiques d’entreprise. « Nous avons commencé par intégrer les cabinets, ce qui a constitué une sorte de validation pour les directions d’entreprise qui, très intéressées par la digitalisation de leurs projets juridiques, ont été rassurées que leurs conseils testent la plateforme avant eux », explique Grégoire Debit. Aujourd’hui, Closd rassemble quelque 7 000 utilisateurs dans quatre pays : la France, la Belgique, l’Autriche et l’Espagne. Des enseignes comme LPA-CGR, Desfilis Avocats, Hoche Avocats, Chammas & Marcheteau, Archers, Frieh Associés, mais aussi des ETI et la banque Natixis utilisent sa technologie.

Depuis sa création, plus de 800 opérations juridiques ont été réalisées via la start-up. Impossible toutefois d’avoir une vue précise de leur typologie : Closd garantit une haute sécurisation des données récoltées, interdisant à la legaltech elle-même d’y avoir accès. Tout est crypté, les data sont ultra-confidentielles. L’essentiel est la réalisation de transactions : fusions, acquisitions, opérations de private equity, levées de fonds, financement sur les marchés ou bancaire, restructuring… Elle effectue également des opérations immobilières, des projets d’infrastructure, des procédures collectives et même du précontentieux. « Alors que nous l’avons créé à l’origine pour le transactionnel, Closd est utilisé maintenant pour la gestion des litiges, devançant ainsi presque nos développements ! », se réjouit son CEO. En d’autres termes, le juriste ,en se connectant, crée son projet dans un espace sécurisé, invite ses interlocuteurs (client, confrères, partenaires…), échange dans le cadre d’une négociation ou d’un audit, assure le suivi des documents, le rétroplanning incluant les rappels automatiques, sécurise les signatures par la vérification d’identité, en accélère le processus en raison de la gestion de la distance et génère des bibles de d’opérations.

Un exemple de « smart money »

Closd entame aujourd’hui un tournant dans son développement. Cela est rendu possible grâce à la réunion d’une dizaine d’investisseurs issus du secteur juridique et de la technologie. Des cabinets d’avocats comme LPA-CGR en France et Cuatrecasas en Espagne, des avocats associés et le fondateur de la start-up spécialiste de la blockchain et du bitcoin Ledger, Éric Larchevêque, ont fait croître le capital de Closd à hauteur de 600 000 euros. Au-delà de cet apport financier, la legaltech bénéficie également du soutien d’acteurs matures de chacun des deux milieux qu’elle réunit. Ces derniers vont lui transmettre leur expertise et devenir les ambassadeurs du produit. Un exemple de « smart money » qui permet à Closd, déjà disponible en français et en anglais, d’étendre son implantation en Europe et d’améliorer sa technologie, notamment en développant son propre outil de signature électronique – Closd utilise jusqu’à présent Docusign – et en travaillant sur une solution d’archivage longue durée. L’équipe, qui réunit aujourd’hui dix personnes, promet de grandir très vite.

En attendant, dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, Closd est solidaire des entreprises afin que l’activité économique ne soit pas mise à l’arrêt. De ce fait, pour permettre aux avocats et aux entreprises de s’organiser rapidement face à la crise, la société leur offre un mois d’utilisation.

Pascale D'Amore

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