C. Rayssac : "Bazimo a lancé des nouveaux projets de développement pendant le confinement"

C. Rayssac : "Bazimo a lancé des nouveaux projets de développement pendant le confinement"
Chloé Rayssac (©D.R.)

Chloé Rayssac, co-fondatrice et présidente de Bazimo, explique à Décideurs comment la start-up spécialisée dans le pilotage du patrimoine tertiaire s’est adaptée au confinement et se projette dans l’après-11 mai.

Décideurs. Quel est l'impact à date de la crise sanitaire et du confinement sur votre activité ? 

Chloé Rayssac. Comme nous sommes une start-up évoluant dans l’univers des nouvelles technologies, nous étions déjà habitués à télétravailler. Nous avons beaucoup échangé avec nos neuf collaborateurs et avons décidé d’arrêter de venir au bureau avant même l’annonce officielle du Président de la République. Concernant notre activité, nous n’avons pas eu beaucoup de contacts avec nos clients les deux premières semaines qui ont suivi le début du confinement. Ils sont revenus vers nous ensuite et nous avons mis en place des dispositifs pour gérer différentes tâches à distance. La visioconférence nous a même permis d’avancer plus rapidement sur certains projets. Aujourd’hui, notre activité représente 90 % de celle que nous réalisons habituellement. Bazimo ayant un business model fondé sur l’abonnement, notre chiffre d’affaires a été peu impacté. Nous avons néanmoins plus de difficultés à acquérir de nouveaux clients. Dernier point, nous poursuivons notre projet de levée de fonds à horizon 9 mois – 1 an. Après une phase de gel du processus pendant quelques semaines, les discussions ont repris.

La solidarité est le leitmotiv des professionnels de la fabrique de la ville depuis le début du confinement. Comment cela se matérialise-t-il au sein de votre activité ? 

Notre priorité est de protéger nos salariés. Nous veillons également à garantir la continuité de nos activités et de nos services auprès de nos clients. Nous avons beaucoup échangé avec eux pour comprendre leurs besoins et avons déployé des fonctionnalités supplémentaires pour renforcer la communication avec leurs locataires. Nous tenons en parallèle nos engagements financiers auprès de nos prestataires pour ne pas enrayer la chaîne économique.

Quel regard portez-vous sur l’action du gouvernement français dans cette situation de crise sanitaire ?

L’Etat a agi rapidement en faveur des start-ups et Montpellier Méditerranée Métropole, par le biais de sa vice-présidente déléguée au développement économique et à l’attractivité Chantal Marion, nous a aidés à bien comprendre les différents mécanismes mis en place.

Comment préparez-vous le déconfinement ? 

Bazimo est installé dans l’incubateur Cap Omega à Montpellier et dans l’accélérateur S’lab à La Défense. Le confinement n’ayant pas d’impact sur la continuité de notre activité, nous resterons en télétravail dans un premier temps. Nous réfléchirons ensuite à la mise en place d’un roulement au niveau de notre implantation principale à Montpellier. Nous avons déjà tous les équipements nécessaires pour accueillir à nouveau nos collaborateurs dans des conditions de sécurité sanitaire optimales.

Dans quelle mesure cette crise sanitaire pourrait faire évoluer à moyen terme votre stratégie et les grands principes de fonctionnement du secteur immobilier selon vous ?

Nous envisagions de proposer nos services à de nouvelles typologies d’acteurs mais la crise sanitaire actuelle nous a convaincu de rester centrés sur notre clientèle historique composée de foncières, sociétés de gestion et property managers. Dans ce cadre, nous allons faire évoluer nos outils et ajouter de nouvelles fonctionnalités. Nous avons d’ailleurs lancé des nouveaux projets de développement pendant ce confinement car il est plus facile pour nos collaborateurs de travailler dessus depuis leur domicile. Concernant l’immobilier, je pense que la crise va accélérer les mutations qui étaient en cours dans la gestion des actifs et du parc immobilier. Ce sera une tendance favorable pour des start-up comme Bazimo car les besoins de digitalisation et d’automatisation seront encore plus importants.

Propos recueillis par François Perrigault (@fperrigault)

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