C. Orlhac (Aurep) : "Nous sommes très fiers de notre partenariat avec l’AFFO"

Structurée autour d’une équipe pédagogique d’une soixantaine de personnes, l’Aurep dispense depuis 25 ans des formations en gestion de patrimoine dans le domaine économique, civil, social, fiscal et comportemental. Catherine Orlhac, sa présidente, nous présente deux nouvelles formations, portant sur le métier de family office et sur l’allocation d’actif patrimoniale.
Catherine Orlhac

Structurée autour d’une équipe pédagogique d’une soixantaine de personnes, l’Aurep dispense depuis 25 ans des formations en gestion de patrimoine dans le domaine économique, civil, social, fiscal et comportemental. Catherine Orlhac, sa présidente, nous présente deux nouvelles formations, portant sur le métier de family office et sur l’allocation d’actif patrimoniale.

Décideurs. Pouvez-vous présenter l’Aurep en quelques mots ?

Catherine Orlhac. L’AUREP est un organisme de formation dédié à la gestion du patrimoine. Premier établissement de ce type créé en France par Jean Aulagnier, l’Aurep est reconnu comme la référence par les professionnels du conseil patrimonial depuis près de 25 ans. Nous proposons aujourd’hui six prestigieux diplômes de niveau BAC+5, permettant de répondre efficacement et de manière très opérationnelle aux besoins concrets des acteurs de ce secteur. À ce jour, plus de 8 000 professionnels venant d’horizons divers (banque, assurance, indépendants, notaires, avocats experts comptables, etc.) nous ont fait confiance.

Vous avez été nommée présidente de l’Aurep en mars 2018. Quel bilan faites-vous de votre première année de présidence ?

L’année 2018 a été dense. Tout d’abord parce qu’il a fallu succéder à deux fortes personnalités, Jean Aulagnier et Jean-Pierre Corbel. Ce n’est jamais facile de passer après des personnes dont l’empreinte est autant attachée à la structure. Mais j’en ai fait une force. J’ai capitalisé sur ce que chacun d’entre eux m’avait appris. Mon ambition n’a pas été de révolutionner cette organisation mais de la faire évoluer en faisant rimer tradition et modernité. J’ai ainsi entrepris de développer de nouvelles formations pour répondre à de nouveaux besoins du marché. Nous nous sommes également engagés dans un processus long mais nécessaire, de digitalisation de nos process et de nos formations. Tous ces projets sont en train d’aboutir et j’en suis très fière. Bref, je ne me suis pas ennuyée…

« Pouvoir construire une allocation d’actifs globale appropriée à la fois à l’environnement et au client »

Quelles sont les formations aujourd’hui dispensées ?

L’AUREP a commencé par proposer, dès sa création, le diplôme d’expert en conseil patrimonial (ECP) dont l’objectif est de permettre aux professionnels de posséder un bagage technique pluridisciplinaire nécessaire à l’exercice du métier. Nous avons ensuite conçu et développer des diplômes de spécialités pour répondre aux évolutions du marché et aux nouveaux besoins des clients. C’est ainsi que sont nés les trois autres diplômes « Ingénierie patrimoniale du chef d’entreprise (IPCE) », « Gestion internationale du patrimoine (GIP) » et « Gestion du patrimoine des seniors et personnes âgées vulnérables (SPAV) ».

Vous allez proposer en 2020 le diplôme « Allocation d’actifs patrimoniale » dont les responsables pédagogiques sont Charles Nourissat et Pierre Sabatier. À qui s’adresse-t-il ? Quels sont les objectifs de cette formation ?

Cette formation s’adresse en particulier aux conseillers en gestion de patrimoine, qu’ils travaillent pour un cabinet indépendant ou pour une institution financière. Ils devront avoir une connaissance globale des classes d’actifs (prérequis) mais pas nécessairement des spécificités de chacune d’entre elles. La formation intéressera également les gérants de family office ou les investisseurs privés qui souhaitent gérer directement leur patrimoine. Elle peut enfin venir compléter les connaissances des experts-comptables qui veulent offrir un service plus large à leurs clients. La maîtrise de cette discipline complexe permettra aux conseillers d’identifier les problématiques financières de long terme et les risques associés, afin de pouvoir construire une allocation d’actifs globale appropriée à la fois à l’environnement et au client. Pour développer ces compétences, l’Aurep a réuni les meilleurs spécialistes par classe d’actifs, mais aussi en économie, en finance comportementale, et bien sûr en méthodologie d’allocation.

Vous avez également annoncé, en partenariat avec l’association française du family office (Affo), la création d’une formation dédiée au métier du family office. Quels seront les axes principaux de cette formation ?

Nous sommes très fiers de ce partenariat avec l’AFFO. Cette formation répond à un réel besoin : le nombre de familles fortunées augmente, et leur environnement devient de plus en plus complexe. Celles-ci ont pris conscience de la nécessité de se structurer et de se faire accompagner par un professionnel. Aussi, celui-ci doit être capable d’appréhender la situation de la famille dans sa globalité et d’identifier les bons interlocuteurs ainsi que les compétences nécessaires, au bénéfice des intérêts patrimoniaux.

La formation proposée permettra de savoir gérer la pluridisciplinarité requise par le métier. Elle sensibilisera les professionnels aux enjeux et aux contours du métier, et les aidera à acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir s’entourer et fédérer une équipe de prestataires spécialisés dans l’intérêt bien compris de la famille. Elle s’articulera donc autour de trois axes principaux :

- la gouvernance d’entreprise et familiale ;

- l’organisation patrimoniale de la famille ;

- l’accompagnement de cette famille ou comment gérer l’affectio familiae.

« Le digital doit être considéré comme un facilitateur pédagogique »

Pourquoi avoir mis en place un module d’accompagnement d’une famille d’un point de vue psychologique ?

Cette partie consacrée à l’accompagnement des familles est un axe essentiel de la formation. En effet, le family officer doit posséder des compétences humaines pluridisciplinaires afin de favoriser une relation humaine de qualité. Il doit être capable d’intégrer la composante affective, psychologique et émotionnelle pour gérer avec finesse les situations potentiellement conflictuelles. C’est pour cela que nous avons conçu un module entièrement dédié à l’apprentissage de ces compétences spécifiques.

Depuis quelques années, l’Aurep propose de nouvelles méthodes d’apprentissage comme le e-learning. Ce mode d’apprentissage est-il adapté à une matière aussi technique que la gestion de patrimoine ?

À partir de la rentrée 2019-2020, en complément du format présentiel, nos formations seront toutes proposées en format numérique, via une plateforme digitale. Le savoir de l’Aurep deviendra ainsi accessible à tout moment depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

Notre plateforme proposera des formations à la carte, non diplômantes par le biais de vidéos et d’activités pédagogiques variées permettant de rythmer les différentes phases d’acquisition des savoirs jusqu’à la validation des compétences. L’ambition affichée est de proposer une pédagogie et des vidéos interactives de qualité, donnant envie d’apprendre autrement.

Bien entendu, la formation en présentiel garde tout son sens. D’ailleurs, concernant les formations diplômantes, nous avons pour l’instant fait le choix délibéré de ne pas les proposer en full digital mais plutôt en blended. La technicité des matières mais aussi l’importance des aspects comportementaux rendent nécessaires les échanges en présentiel avec les formateurs. Le digital doit être considéré comme un facilitateur pédagogique. 

Aurélien Florin

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