Bertile Burel (Wonderbox) : « Nous avons joué le tout pour le tout »

 Créé il y a 10 ans, Wonderbox est aujourd’hui leader du marché des coffrets cadeaux en France et réalise 150 millions d'euros de chiffre d’affaires. Bertile Burel, Présidente et fondatrice,  nous présente sa success story.

 Créé il y a 10 ans, Wonderbox est aujourd’hui leader du marché des coffrets cadeaux en France et réalise 150 millions d'euros de chiffre d’affaires. Bertile Burel, Présidente et fondatrice, nous présente sa success story.

Décideurs. Comment avez-vous eu l’idée de créer Wonderbox ?
Bertile Burel. Au retour de notre voyage de noces en 2003, mon mari, James, voulait créer sa propre entreprise. Nous avions dix idées, nous avons fait dix business plan, le projet Wonderbox étant le plus prometteur. Nous avons créé la société en 2004 en nous inspirant d’un concept que nous avions vu réussir en Angleterre. Au début, nous nous sommes installés dans des bureaux prêtés par ma sœur. Nous travaillions tous les deux avec mon mari. Nous avions des stagiaires pour nous aider.

Décideurs. Le succès a-t-il été immédiat ?
B. B. Pas du tout. Nous avons été proches, au cours des deux premières années, de tout laisser tomber. En 2006, alors que j’étais enceinte de mon premier enfant, nous avons joué le tout pour le tout. Nous avons sollicité tous les distributeurs, les banquiers et investi le reste de nos économies dans le marketing digital. L’achat de mots-clés sur Google nous a assuré un excellent retour sur investissement et a conduit à une explosion de notre chiffre d’affaires.

Décideurs. Vous avez donc réussi grâce à Google ?
B. B. Oui et nous ne sommes pas la seule société dans ce cas. L’autre facteur majeur a été, en 2008, l’entrée en grande distribution. Au début, les distributeurs ne savaient pas dans quel rayon nous mettre. Puis nous avons profité de la crise de l’industrie du disque : nos coffrets ont remplacé les CD !

Décideurs. À qui vendez-vous vos coffrets ?
B. B. À tout le monde ! Cela dit, comme nos coffrets sont souvent des cadeaux, les acheteurs sont des femmes à 75 %, des mères de famille souvent. 50 % du chiffre d’affaires se fait en novembre et décembre, peu avant les fêtes de fin d’année.

Décideurs. Vous êtes connus pour vos coffrets « sport ».
B. B. Oui, c’était notre premier produit mais nous avons élargi la gamme au bien-être, à la gastronomie et aux courts séjours. D’une manière générale, nous avons toujours mis l’innovation au cœur de nos projets.

Décideurs. Comment cela se traduit-il ?
B. B. Nous avons créé des éditions limitées de coffrets (Joyeux Noël, I Love Maman/I Love Papa pour la fête des mères et des pères), négocié des partenariats avec de grandes marques comme Sephora ou Lindt pour créer des coffrets événementiels, lancé Wonderbox by me, le cadeau personnalisé sur-mesure…
Nous multiplions les petites innovations, sur les conseils de nos clients. Outre l’élargissement de nos thématiques, nous avons affiné la taille de nos coffrets, retravaillé leur design à 7 reprises et lancé des coffrets avec des sociétés de productions de films (Bienvenue chez les chtis par exemple ou Largo Winch II).

Décideurs. Que représente Wonderbox aujourd’hui ?
B. B. Nous sommes leaders en France depuis 2013 avec 48 % de PDM. Nous employons 250 personnes et avons un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros. Nous contribuons à faire vivre un écosystème de près de 7000 partenaires à qui nous reversons 70 % du chiffre d’affaires généré par la vente de nos coffrets.

Décideurs. Quelle est votre stratégie pour l’avenir ?
B. B. Nous souhaitons continuer à innover et poursuivre notre développement à l’international.
Nous sommes déjà présents en Espagne, en Italie, en Suisse et en Belgique. Et ce n’est qu’un début !
Depuis la création de Wonderbox, il y a 10 ans nous avons changé d’échelle d’entreprise tous les deux ans. L’avantage quand on se développe, c’est qu’on peut recruter des gens très bien. Tous les jours j’apprends : la finance en discutant avec mon DAF, le marketing avec ma directrice marketing… Il n’y a que mon DSI qui n’a rien à m’apprendre : il est très bon, mais je ne comprends rien à l’informatique !

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