A. de La Laurencie (La Laurencie Conseil) : " La chasse de têtes, c’est de l’humain calibré"

Pionnier dans le secteur du recrutement juridique, Amaury de La Laurencie a fondé sa propre structure en 2010, La Laurencie Conseil. Il exerce la chasse de têtes avec une connaissance aiguë de ses clients : cabinets d’avocats d’affaires, entreprises ou études de notaires.

Pionnier dans le secteur du recrutement juridique, Amaury de La Laurencie a fondé sa propre structure en 2010, La Laurencie Conseil. Il exerce la chasse de têtes avec une connaissance aiguë de ses clients : cabinets d’avocats d’affaires, entreprises ou études de notaires.

Décideurs. Après dix ans d’expertise en tant que consultant, vous avez décidé de fonder La Laurencie Conseil . Quelles étaient vos motivations pour vous lancer dans ce projet entrepreneurial ?

Amaury de La Laurencie. Après plusieurs années passées dans un prestigieux cabinet de chasse de têtes anglo-saxon, je me suis aperçu que je connaissais suffisamment bien mes clients pour leur transmettre mon expertise sans être "chapoté" par une structure. Tout se passait très bien chez Hughes-Castell, j’avais la direction du bureau de Paris, mais j’aspirais à tenter l’aventure entrepreneuriale. Je possédais assez d’acquis pour me lancer dans la création de ma propre marque. J’aime le défi, l’audace, l’endurance.

En raison de la crise sanitaire, les recrutements ont été freinés dans de nombreuses entreprises. Qu’en est-il dans le secteur juridique et fiscal ?

Beaucoup de projets ont été gelés. Cela ne m’a pas empêché de continuer à sonder le marché, à accompagner mes clients pour envisager de nouvelles constitutions d’équipes par exemple. J’ai effectué de nombreuses visioconférences avec eux. Il fallait les suivre durant cette période. Depuis mars, l’activité reprend énormément. Les demandes se font plus pressantes. L’accélération est palpable.

" Le conseil est une part essentielle du métier. Il faut savoir accompagner les clients, les écouter et les conseiller au long cours, surtout lors de restructurations ou de réorganisations."

Les demandes de vos clients ont-elles été modifiées ? Le conseil que vous leur apportez  a-t-il pris davantage d’importance ?

Le conseil constitue une part essentielle du métier et il a été mis particulièrement en avant cette année. Il faut savoir accompagner les clients, les écouter et les conseiller au long cours, surtout lors de restructurations ou de réorganisations. Finalement, la crise sanitaire n’a pas entraîné autant de casse que prévu. Si mes clients ont un peu mis de côté les activités liées à la compliance, à la RGPD ou aux droits des marques, il fallait être à leur côté pour leur permettre de maintenir leur activité.

Comment vos clients s’adaptent-ils aux recommandations environnementales, sociales et sociétales en vigueur ? Observez-vous une différence entre les cabinets d’avocats et les entreprises ?

Dans les deux secteurs cela se met en place. La parité représente un point de vigilance pour beaucoup d’entreprises. L’impératif est là, y compris pour les cabinets d’avocats, de respecter les mesures écologiques mais aussi les exigences sociétales. Les gens y attachent de plus en plus d’attention, cela n’échappe pas au milieu juridique. Dans l’ensemble, ils répondent à ces préconisations sans se sentir contraints.

Quels vont être vos prochains objectifs ? Pensez-vous à développer davantage votre activité ?

Le métier de chasse de têtes est une profession intuitu personæ qui exige beaucoup d’analyse, de psychologie et de confiance. La chasse de têtes c’est de l’humain, de l’humain calibré. On est inévitablement un peu seul, il faut du temps et de l’intuition. Mon objectif principal reste de répondre aux attentes globales des clients. J’ai la chance de pouvoir suivre les gens sur le long terme, de bénéficier d’une connaissance très précise du secteur juridique, des nouvelles tendances et exigences qui y prennent forme. On me fait confiance.

Propos recueillis par Elsa Guérin

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