Accord de principe pour Veolia et Suez en vue d'un rapprochement

Les deux géants français, Veolia et Suez, en pourparlers depuis de nombreux mois, sont arrivés à un accord de principe sur le projet de fusion des deux groupes. Celui-ci prévoit notamment un prix par action augmenté de 18 à 20,5 euros par action ainsi qu’une répartition équitable des actifs Suez entre Meridiam et le consortium Ardian-GIP.

Les deux géants français, Veolia et Suez, en pourparlers depuis de nombreux mois, sont arrivés à un accord de principe sur le projet de fusion des deux groupes. Celui-ci prévoit notamment un prix par action augmenté de 18 à 20,5 euros par action ainsi qu’une répartition équitable des actifs Suez entre Meridiam et le consortium Ardian-GIP.

Après des mois d’âpres discussions, Veolia et Suez ont finalement réussi à aligner leurs intérêts. Annoncé ce lundi par leurs conseils d’administrations respectifs, un accord de principe a été signé entre les deux groupes en vue d’opérer leur rapprochement.

Un projet de fusion historique obtenu grâce à une médiation de l’ancien PDG d'Engie et président du conseil d'administration de Suez, Gérard Mestrallet. Celui-ci prévoit un prix de 20,5 euros par action, bien au-delà des 18 euros proposés jusque-là par Veolia. Un montant qui s’appliquera aux 29,9 % du capital acquis auprès d’Engie – soit 1,3 milliard d’euros de plus que les 24 millions initialement prévus. La proposition sera soutenue, lors de la signature des accords définitifs, par le Conseil de Suez "sous réserve de l’obtention d’une attestation d’équité conformément à la réglementation en vigueur", précise le communiqué des groupes. 

La construction d’un "nouveau Suez"

Au coeur des négociations ? La survie du groupe Suez auquel garantir un périmètre suffisant pour lui assurer un réel potentiel de croissance. Pour parvenir à un accord, Veolia accepte de renoncer aux 6,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés par les activités françaises complétées par des activités d’eau à l’international. 

Ces actifs, qui devaient tout d’abord revenir à Meridiam puis au consortium Ardian-GIP – respectivement partenaires de Veolia et Suez –, seront finalement repris par ces deux acteurs ainsi que par la Caisse des Dépôts. Antoine Frérot, président directeur général de Veolia a déclaré que si "la répartition précise n’est pas encore connue […] Meridiam et Ardian-GIP se verront proposer une part équivalente, la Caisse des Dépôts et les salariés formeront le solde", pour permettre la création de ce "nouveau Suez".

Quant au développement du nouveau périmètre du groupe, ses nouveaux actionnaires ont notamment assuré "souscrire aux engagements sociaux pour quatre ans à compter de la clôture de l’OPA" et "conserver par principe leurs positions sur le long terme", affirme le communiqué. 

Avènement d’un "champion mondial de la transformation écologique"

Ces concessions sur le champ d’action mais surtout sur le prix de l’offre, ont poussé Suez à désactiver la fondation néerlandaise qui empêchait Veolia de réaliser son opération ainsi qu’à résilier les accords passés avec Cleanaway pour la cession de ses actifs australiens et suspendre toutes les procédures judiciaires en cours. L’accord devrait ainsi permettre à Veolia de faire passer son chiffre d’affaires à 37 milliards d’euros une fois l’opération réalisée. Celle-ci permettra au groupe de consacrer son statut de "champion mondial de la transformation écologique", annonce le communiqué des deux géants. 

Ces négociations de longue haleine, au cours desquelles Veolia et Suez ont su fait entendre leurs voix aboutissent in fine à un accord gagnant-gagnant. Pour Antoine Frérot, "le temps de l’affrontement est terminé, le temps du rapprochement commence".

David Glaser

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