A. Menais (Atos) : "Dans mon équipe, il y a une hiérarchie de la responsabilité, pas de l'opinion"

Alexandre Menais, secrétaire général et directeur juridique d’Atos, nous explique son choix de rejoindre cette entreprise après dix ans d’exercice en tant qu’avocat et les valeurs auxquelles il s’attache dans son travail.

Alexandre Menais, secrétaire général et directeur juridique d’Atos, nous explique son choix de rejoindre cette entreprise après dix ans d’exercice en tant qu’avocat et les valeurs auxquelles il s’attache dans son travail.

Décideurs. Quelles sont les grandes problématiques qui ont animé votre direction juridique au cours de ces derniers mois ?    

Alexandre Menais. Nombre d’entre elles sont liées à la crise sanitaire. La santé de nos collaborateurs étant notre préoccupation première, il a fallu rapidement mettre en place les mesures nécessaires pour les protéger tout en leur fournissant tous les outils leur permettant de continuer leur activité, et ce, partout dans le monde. Atos opérant dans 74 pays, l’impossibilité de voyager liée au confinement nous a poussés à nous réinventer notamment dans notre façon de communiquer. 

Par ailleurs, Atos propose ses offres digitales à tous les secteurs de l’économie. Il a fallu évaluer les conséquences de la crise sur nos relations commerciales, celle-ci touchant des secteurs de l’industrie auxquels nos clients appartiennent. Une adaptation de l’ensemble des équipes a été indispensable et, malgré les situations parfois complexes, nous avons réussi à dépasser cette crise et nous concentrer sur les opportunités qu’elle pouvait nous apporter. Nous nous sommes penchés sur l’accélération de la transformation, notamment digitale, et sur le changement du mode de fonctionnement de notre organisation. 

"Même si les fonctions d’avocat et de juriste d’entreprise sont intimement liées, elles ont leurs propres singularités et j’étais plus proche de celles du juriste d’entreprise"

Vous avez exercé en cabinet avocat pendant plus de dix ans avant de passer du côté de l’entreprise. Pourquoi ce choix ? 

Ce choix m’est apparu comme une évidence, mon souhait étant d’être plus proche des opérations, de me développer sur d’autres domaines de compétences et d’avoir un profil plus horizontal. Aujourd’hui, dans mon métier de secrétaire général, ce que j’apprécie le plus, c’est de devoir faire une sorte de synthèse permanente sur différents sujets qui touchent l’entreprise afin de conseiller au mieux notre directeur général. La dimension managériale est également primordiale pour moi. 

Vous êtes également chargé de la conformité. Comment s’organise cette partie de votre direction juridique ?  

Pour qu’un programme de conformité soit efficace, il doit répondre à la réalité de l’entreprise et, au quotidien, à celle des collaborateurs, qu’ils travaillent à Singapour ou à Buenos Aires. Les experts sont là pour définir une politique de conformité et, ensuite, son application doit pouvoir être mise en œuvre par les personnes présentes localement. Pour autant, il ne faut jamais oublier qu’en matière de conformité et par exemple de lutte contre la corruption, les premiers acteurs de ce combat sont les salariés de l’entreprise. Il convient donc de les former et les sensibiliser en permanence. Le management de l’entreprise doit constamment montrer l’exemple.   

 "Nous sommes la première société française à avoir lancé une application de vote qui utilise la technologie blockchain"

Quelles sont vos ambitions pour les mois à venir ?  

Nous avons lancé plusieurs initiatives de transformation digitale. L’une d’elles porte sur le legal design : Atos doit être l’une des seules directions juridiques ayant un designer dans ses effectifs ! Cela nous permet d’avoir une approche totalement "user centric"

Nous essayons également d’être leader de nouvelles applications. À titre d’exemple, nous sommes la première société française à avoir lancé une application de vote qui utilise la technologie blockchain. Elle a été créée par la direction juridique et les équipes de transformation digitale. 

Propos recueillis par Clémentine Locastro

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