18 grandes fortunes américaines demandent à être plus imposées

Dans une lettre ouverte publiée le 26 juin sur le site internet Medium, plusieurs grandes fortunes du pays se déclarent prêtes à payer plus d'impôts. Ce plaidoyer propose notamment une taxe, modérée, sur les 0,1 % américains les plus riches.

Dans une lettre ouverte publiée le 26 juin sur le site internet Medium, plusieurs grandes fortunes du pays se déclarent prêtes à payer plus d'impôts. Ce plaidoyer propose notamment une taxe, modérée, sur les 0,1 % américains les plus riches.

« Le prochain dollar de nouvel impôt devrait venir des personnes les plus chanceuses financièrement et non de la classe moyenne et inférieure ». Dès le premier paragraphe, l’ambition est affichée. Co-signée par de nombreux et célèbres noms, comme le financier George Soros et son fils Alexander ou encore par Arnold Hiatt et Abigail Disney, héritiers des empires hôteliers et de divertissement éponymes, cette « lettre en faveur de d’une taxe sur la richesse » s’adresse directement aux candidats à la présidentielle, en les enjoignant à l’intégrer dans leur programme.

Le texte poursuit en annonçant que « des sondages montrent que le projet d’une taxe modérée sur les grandes fortunes américaines reçoit le support de la majorité des américains. Nous espérons que les candidats à la présidence reconnaîtront également la force de cette idée ». Cet appel est pour l’instant relayé politiquement par plusieurs candidats démocrates, à commencer par la sénatrice Elizabeth Warren qui souhaite taxer les ménages disposant de plus de 50 millions d’euros d’actifs, soit environ 75 000 familles. En dix ans, cette potentielle taxe pourrait rapporter 2 750 milliards de dollars.

« L’Amérique à la responsabilité morale, éthique et économique de taxer davantage la richesse »

L’ambition de cette taxe, selon les auteurs et signataires, doit être de renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, d’amplifier les efforts de santé publique ainsi que d’envoyer un signal fort et patriotique au sein des États-Unis mais aussi à l’international.

La lettre prend également le temps de tordre le cou aux idées reçues qui empêcheraient la mise en place d’une telle taxe. Par exemple, la difficulté d’évaluer les assets des très riches, comme leurs actifs en private equity ou leurs collections artistiques, n’est pas un sujet, ces derniers étant régulièrement évalués au cours de procédures de ventes, donations, faillites ou encore de divorces.

Le propos s’achève par un dernier plaidoyer en faveur de ce nouvel impôt. « Ceux d’entre nous qui ont signé cette lettre pensent qu’il est de notre devoir de monter au créneau et de supporter une taxe sur la richesse qui nous concernerait directement ».

Théo Maurin-Dior

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